‹ Le comte de ChambrunChapitre 29 sur 30 · IO · texte numérisé non relu

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l'idéal, vous avez mérité les remerciements sincères de tous les amis du Beau et du Bien, parmi lesquels je me range sans modestie aucune... »

2 mai lôf

«... Je m'empresse de vous remercier de l'envoi que vous m'avez fait d'un beau et bon livre. Il a une inspiration vraiment réconfortante. Je serai tout disposé à en faire, s'il vous convient, le dépôt et l'hommage à l'Académie des sciences morales et politiques, qui ne pourra manquer d'apprécier, avec tous les mérites qui le recommandent, ceux que vous vous entendez si bien à faire valoir... »

3 mai 1889,

((... L'Académie m'a donc chargé de vous transmettre ses remercîments, et je me permets d'y joindre les miens pour un livre où je retrouve si bien l'empreinte de mon noble et très honoré ancien collègue... »

6 mai 1889.

<(... Je lirai le livre avec d'autant plus d'intérêt qu'il doit me faire souvenir des lectures faites autrefois avec M. de Chambrun. Il me rappellera aussi les bons momentspassés dans le commerce du comte, toujours affable et intéressant, grâce à une multiplicité de connaissances qui surprend et charme... »

1 1 mai 1889.

(( ... A ma dernière visite chez M. de Chambrun, j'admirais encore sa puissance de travail et la merveilleuse fécondité de son imagination : on les retrouve tout entières dans l'analyse, trop courte hélas î que vous nous avez donnée de ses ouvrages. Après les avoir lus, on se sent plus fort, on a les idées plus larges, et la pensée, souvent indécise et flottante, se trouve fixée dans la forme définitive du Beau et du Vrai ... »

14 mai 1889.

« ... Ce qu'il y a de vraiment remarquable dans foeuvre de M. de Chambrun (et ce que

VOUS avez su mettre en lumière avec la belle couleur de votre style), c'est le caractère synthétique avec lequel il envisage les problèmes les plus divers et la manière hardie dont il appelle à Taide, pour les résoudre, des arguments empruntés à toutes les branches des connaissances humaines. Voilà la vraie philosophie... »

i5 mai 1889.

«... J'y retrouve cet univers d'idées, d'appréciations, de jugements formulés avec Téloquence de la précision par notre éminent ami le comte de Chambrun. Ce beau livre, qui le fera connaître davantage au grand public , évoque pour ses amis les entretiens les plus captivants ; c'est un « portrait de l'âme » avec son auréole de goût et de haute et sereine philosophie. Il fera beaucoup penser: souhaitons aussi qu'il détermine, chez ses lecteurs, une noble émulation vers le Beau et le Bien, privilège des œuvres vraiment fécondes... »

17 mai 1889.

«... M. de Chambrun est mon compagnon d'études, et je suis un des rares survivants du petit groupe d'étudiants à la tête desquels ses succès et sa grande valeur l'avaient placé. C'est assez vous dire combien m'est précieux le travail dans lequel vous avez condensé et classé les œuvres de mon vieil ami, en en dégageant si bien la synthèse... »

25 mai 1889.

(( ... Je VOUS sais à tous les deux un gré infini , à vous de m'avoir fait connaître un si noble esprit, à lui de nous conduire sur ces hauteurs sereines où le cœur se dilate en respirant un air si pur ... »

27 mai 1889.

(( ... Je lis avec un sentiment de sympathique admiration ces pages tout ardentes d'une foi qui se communique et qui échauffe

l'âme. Puissent ces nobles effusions du plus pur spiritualisme chrétien se répandre comme un courant, et opposer une digue à la marée montante du matérialisme scientifique ! Il est grand temps... »

27 mai 1889.

« ... J'ai rhonneur de connaître depuis longtemps M. de Chambrun ; notre liaison remonte à quarante ans, et nul n'apprécie plus haut que moi les excellentes qualités de son cœur et les facultés éminentes de son esprit. Je suis donc heureux qu'un écrivain de votre mérite ait assumé la tâche de faire connaître au public un penseur qui a eu le tort de se dérober jusqu'ici, lorsqu'il pouvait répandre la lumière autour de lui... »

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