‹ Le comté de Clermont en BeauvaisisChapitre 15 sur 81 · FIEFS ET ARRIÈRE-FIEFS · texte numérisé non relu

FIEFS ET ARRIÈRE-FIEFS

TEHriJS BIJ CHATEKi DE CKiERlEOjyT»

Le titre que nous donnons à cette partie An Dénombrement de 1373, qui n'en a pas dans le manuscrit 20,082, n'est pas trèsrigoureusement exact. C'est plutôt vassaux et arrière-vassaux du comté de Glermont que nous eussions dû mettre. En effet, le nom placé en vedette de chaque déclaration est celui du feudataire, de l'homme de fief, et le fief pour lequel il devait son service au suzerain n'est que subsidiairement indiqué. La table, qui commence au folio 6 du manuscrit, répond à la même pensée. Du reste, on se souvient sans doute que les listes du XIII* siècle, que nous avons empruntées au Cartulaire de Philippe-Auguste et reproduites plus haut, se bornaient à la première partie des deux énonciations, sans fournir aucun renseignement sur les terres placées dans la mouvance du comté de Glermont et de la ch&tellenie de Creil.

Le nombre des fiefs inscrits au Dénombrement ne s'élève pas à moins de seize cent soixante-neuf ^ qui se décomposent ainsi : cent soixante-onze tenus directement, ou nuement, comme on disait alors, du ch&tel de Glermont; cinq cent quatre-vingtonze relevant des premiers feudataires et ayant à leur tour les neuf cent-sept autres dans leur propre mouvance.

En tète de chaque fief et arrière-fief sont peintes et blasonnées les armoiries du possesseur avec les signes distinctifs de sa qualité. Les armes du chevalier banneret sont mises en bannière; celles du chevalier ncm portant bannière, ont seule-

* Noos ne répondons- pae- de l'exacUInde mathématique de ee total; à caase des difficultés que présente pour le calcul Texistence de nombreux fiefs tenus par indivis de plusieurs seigneurs à la fois. S*il y a une erreur,. nous pouTons cependant assurer qu'elle est insignifiante. M. de Lépinois, dans ses Recherches historiques, donne des chiffres notablement inférieurs, parce qu'il a adopté la liste insérée dans le Ms. Fr. 4,6^ (fo»^iO-3S. et 12-75), liste qui ne contient que quatre cent Tingt-cinq fiefs et arrière-fiefs, et que nous avons tout lieu de considérer comme incomplète à en juger par Tétat matériel même du manuscrit, où elle figure suivie d'un certain nombre de feuillets blancs.

ment, sur le haut de Técu, une banderoUo d'or en façon de guidon ; celles des nobles non chevaliers sont placées en écusson; enfin, pour les gens non nobles, — au nombre de cent environ — leurs armes de plaisance figurent dans un cœur, au lieu d'un écu. En outre, sur les fiefs tenus directement de Clermont, flotte au-dessus de Técusson un guidon armorié aux armes du duc de Bourbon.

Notre description serait incomplète si nous n'ajoutions que vingt-trois déclarations, parmi les plus importantes, se trouvent précédées ou accompagnées de peintures, dont quelques-unes, celles de Bulles, de Milly, de Conty, de Remy, par exemple, sont des miniatures véritables, tandis que les autres se bornent à la représentation d'un manoir plus ou moins crénelé.

Le Dénombrement des seize cent soixante-neuf fiefs occupe quatre cents pages du manuscrit 20,082. A moins de dépasser de beaucoup les limites assignées à notre Étude, nous ne pouvions songer à une analyse complète, quelque succincte qu'elle fût, de tout cet ensemble. Nous avons dû faire un choix, et , comme de raison, nous nous sommes tout d'abord arrêté aux vassaux directs du comté, dont nous donnons le nom, le blason, d'après la description même de Dom Grenier que nous avons déjà signalée (coll., t. LIV, fol. 53-96), ainsi que le fief, toutes les fois que l'importance ou le caractère particulier de ce fief a paru en rendre un abrégé nécessaire. Nous avons agi de même en ce qui concerne les noms et les armoiries des vassaux des grandes chatellenies subalternes, telles que Remy, Sacy, Creil, Bulles, Milly, Conty, 0ns en Bray, etc., d'autant mieux que la plupart d'entre elles ont, à des époques difl'érentes, été plus ou moins longtemps imies au domaine du comté. Pour le surplus, c'est-à-dire pour les arrière-fiefs, d'une importance relativement beaucoup moindre du reste, nous avons eu le regret d'être obligé de nous borner à l'indication de leiu* nombre et du lieu où chacun était situé. Mais afin de suppléer on partie à cette lacune, nous avons fait figurer aux pièces justificatives , une table alphabétique des sept cent soixante-dix familles, dont les noms sont cités dans le volume, liste insérée à la fin du manuscrit 20,082, et d'une écriture plus moderne, ainsi que nous l'avons déjà indiqué. Nous y avons joint un petit nobiliaire, que nous avons dressé, des chevaliers et écuyers

possédant seulement arrière-fiefs en 1373 dans le ressort du comté de Clermontr

Dans l'analyse que nous présentons au lecteur, nous ne pouvions, bien entendu, que nous conformer à Tordre suivi par le rédacteur du Dénombrement. Cet ordre n^st ni alphabétique ni géographique, et nous serions assez embarrassé de préciser les raisons qui Font fait adopter. L'importance, tant du feudataire que du fief, paraît toutefois avoir surtout influé sur la classification.

JQ existait, à ce dernier égard, celui de l'importance des fiefs, des disparités, des inégalités extrêmes. Tandis qiie les châtelains de Creil, de Conti et de Bulles se trouvaient possesseurs dévastes domaines, comptaient, l'un quatre-vingt-quatre vassaux dans sa mouvance, le second cent cinquante-sept, et le troisième deux cent-quarante, ou plutôt quatre cent quatre-vingt-dix-sept, en y comprenant Milly, certains fcudataires, principalement dans la banlieue de Clermont, devaient hommage au même titre qu'eux au comte pour des infiniment petits. Tels étaient, entre plusieurs autres, Charles de Campremy, écuyer, pour un fief sis à Roteleu et contenant un pressoir et un four, « qui ne valaient c< rien, » Tristan de Soisy, écuyer, pour cinq arpents do vigne au terroir de Clermont, qu'on faisait au tiers-pot, Jehan do Basincourt, prêtre, pour trois muids de vin de rente à Villei^lès-Castenoy, Jehan Le Cordier, pour la moitié d'une masure, séante à Ons-en-Bray, etc., etc.

A l'époque de notre Dénombrement, qui est contemporain, nous l'avons déjà fait remarquer, des derniers temps du moyen âge, la propriété féodale était arrivée à un état de morcellement, d'émiettement incroyable. Il y avait vingt-et-un fiefs sur le territoire de la seule paroisse de Bulles, trente-neuf sur celui de Clermont, et les petites localités en comportaient relativement plus encore. Les seize cent soixante-neuf fiefs qu'il enregistre , ne s'étendaient pas,^ en effet,, sur plus de cent soixante^ cinq localités. Beaucoup de ces fiefs, du reste, étaient possédés par indivis, ce qui en augmentait swisiblement le nombre, chacun des possesseurs ayant des obligations distinctes et devenant, aux termes de la législation féodale, l'homme, soit du suzerain, soit du détenteur du domaine principal. L'exemple le plus remarquable d'un fief indivis dans le comté de Clermont

est donné par la chàiellenie de Bulles^ qui demeura deux siècles partagée dans ces conditions entre les héritiers des maisons de Conti et de Mello, et s'y trouvait encore en 1373. A Armancourt, le sire Le Besgue de Fayel était seigneur de la moitié de la terre seulement, et Cjf^lart de Beaurepaire, chevalier, tenait de lui la moitié du neuvième d'une partie de son fief.

On sait que la propriété féodale s'étendait, s'appliquait à toute espèce de biens , aux offices , aux revenus , aux rentes , non moins qu'aux biens-fonds. M. Guérard, dan* les Prolégomènes du Cartulaire de Saint-Père de Chartres, a dressé une longue liste de ces fiefs incorporels; notre Dénombrement nous on fournit une presque aussi considérable ^ Nous avons déjà parlé de la rente de 100 livres parisis sur la Prévôté de Clermont, constituée par Louis P' de Bourbon, au mois de décembre 1329, en fief, à Jean de Nesle d'Offemont, dont les ayant-cause en demeurèrent saisis jusqu'en 1789. Le sire Estève de la Grange touchait 6 livres au même titre sur la même prévôté. Begnault de Trie, chevalier, tenait en arrière-fief de Bulles, une partie du produit du travers de Bailleul-sur-Therain ; le sire do Jumelles, chevalier, en arrière-fief de Conti, une partie du travers dudit lieu; Pierre d'Omont, chevalier, en arrière-fief de Clermont, 70 sous sur la taille de Longueil. Parmi les nombreux fiéfs du seigneur d'Attichy, de la maison de Montmorency, s'en trouvait un composé de 11 livres pdttlis de rente sur la terre d'Erquery. Les mairies occupent une place importante dans la nomenclature de 1373. De tenures presque serviles et amovibles qu'elles étaient à l'origine, elles devinrent ensuite de véritables fiefs héréditaires, et tout en conservant leur double caractère juridictionnel et territorial, avaient cessé, auxiv* siècle, de former le domaine exclusif des maires. Plusieurs de ces maires portaient cependant encore dans leurs armoiries le signe distinctif de leurs fonctions : un franc-quartier chargé d'une épée généralement d'argent. Nous pourrions faire encore bien des citations; nous nous bornerons aux deux suivantes. Jehan, sire de Basentin, tenait du châtel de Clermont en fief sa

^ Parmi les fiefs quelques-uns sont dits abrégés, c'est-à-dire que les services, dont ils étaient tenus, avaient été limités et diminués, ce qui altérait dans une certaine mesure leur caractère de tenures nobles. Voir à ce sujet Beaunianoir, chap. xxviii.

garenne, pour le gros et le menu en tous ses bois ; Wi tasse de Mirelessart possédait à Boulaincourt un fief consistant dans le droit d*usage dans la forêt : c'est assavoir d'y mener paître douze vaches, d'y mettre en paisson dix pourceaux, et de prendre pour brûler et bâtir en son manoir de Boulaincourt tout le bois dont il pouvait avoir besoin.

L'engagement féodal ayant reposé d'une part à l'origine sur des convenances, des affinités personnelles librement appréciées par les parties contractantes, il en résultait un enchevêtrement presque inextricable des mouvances dont le lecteur rencontrera les traces à chaque page \ La terre formant, d'autre part, la base delà société et marquant à celui qui la possédait sa place dans la hiérarchie, le suzerain se trouvait parfois l'homme de son propre vassal à cause d'un domaine placé dans la dépendance de ce dernier. Telle était précisément la situation du duc de Bourbon vis-à-vis du châtelain de Bulles pour un fief séant à Sailleville.

Nonobstant le morcellement extrême dont nous venons de parler, nous avons constaté, non sans surprise, qu'en 1373 sur les seize cent soixante-neuf fiefs du comté de Clermont, trente-deux seulement se trouvaient en la main du suzerain immédiat par défaut d'homme. C'est que la noblesse constituait encore alors cette gendarmerie dont parle l'auteur des Origines de la France contemporaine (p. iO) « gendarmerie à demeure où de père en fils on étak gendarme, où chacun naissait avec son grade héréditaire, son poste local, sa solde en biens fonds, avec la certitude de n'être jamais abandonné par son chef, avec l'obligation de se faire tuer au besoin pour son chef. »

Les nobles du Beauvoisis devaient, dans les années qui suivirent le dénombrement de 1373, satisfaire largement à cette obligation, à ce devoir sacré ; si largement même qu'à la fin du XV* siècle, la propriété féodale semblait presque transformée et, obéissant à un mouvement en sens inverse de celui que nous avons signalé ci-dessus, tendait à une concentration, à laquelle n'était certainement pas étrangère la disparution presque complète des anciennes familles du pays, décimées par la guerre de Cent ans. Nous avons trouvé dans l'Etat des fiefs tenus direc-

> Ainsi, pour D*en donner qu'un exemple, le seigneur d*Épineuses tenait nuement du chàtel de Clermont la moitié de sou manoir de Warti ; il ne tenait Taulre moitié qu'en arrière-fief par le moyen du seigneur de Caiguelel.

iement du comté de Clcrmont, dressé vers 1500 par Jean Dargillière (Arch. de TOise S E 39), de curieux renseignements sur cette transformation, et nous les avons consignés en note dans notre analyse; ils sont désignés par la lettre capitale D.

Afin de compléter, autant qu'il était possible, Tassimilation entre les lieux désignés au Dénombrement et les localités actuelles, du moins celles qui subsistent, car beaucoup ont disparu, nous avons également reproduit la liste des gentilshommes possédant fiefs, appelés à la réformation de la coutume en 1539, ainsi que de ceux qui comparurent, en 1789, à TAssemblée des trois Ordres du bailliage de Clermont ; nous y avons joint les armoiries des premiers *, celles dos seconds sont trop contemporaines, trop à la portée de tous, pour qu'il nous parût nécessaire de les insérer dans notre travail.

M. Siméon Luce a consacré le chapitre m de sa belle Histoire de Bertrand du Guesclin^ à esquisser la vie privée en France, au xrv® siècle. Il a établi, pièces en mains, que pendant la première moitié de ce siècle, la population égalait au moins, si elle ne dépassait point, celle do nos jours, et qu'à cet accroissement de la population correspondait une aisance générale, dont notre pays n'a peut-être retrouvé l'équivalent qu'à une époque assez récente. La peste de 1348, les désastreux débuts de la guerre de Cent ans ne devaient que trop promptement changer la face des choses. Le Beauvoisis fut des premiers à s'en ressentir, et presque chacune des déclarations, insérées au Dénombrement de 1373, en contient la mention ^.

* Ces archives contiennent des registres de fois et hommages postérieurs à celui de Dargillière, que nous avons également consultés. Les emprunts que nous leur avons faits sont désignés par la lettre capitale H.

' Ces armoiries nous ont été surtout fournies indépendamment des recueils généraux, par les Anciennes RemarqueSy de Louvet, et le recueil de La Morlièrc. La liste de 1789 est incomplète ; nous y avons suppléé, pour quelques noms, par un état des paroisses de TÉlection de Clermont en 1787, conservé aux archives de rOise.

' « Au bon temps, quand tons les cens se payoient, » lit-on dans le dénombrement de la châtellenie de Bulles, m Les cens sont fort réduits, » déclare entre autres Tristan de Maignelay, seigneur du Mez, « car toute la greigneur desdites masures et terres sont vastes et en friez tant par le fait des guerres que par la mortalité. » Le moulin à eau séant en la ville de Clermont et appartenant à Charles de Campremy, écuyer « solait valoir 32 muids de grains et à présent ne vaut par le fait des guerres que 18. n Etc., etc.

REMIN (f 151) \

« Messire Jehan, comtade Bouloigne et d'Auvergne, tient do M. le comte de Clermont son chastel de Remin, ainsi comme il se comporte avecques ses appartenances et deppendances. Item toute la ville de Remin en laquelle a chascun an sur les hostises tenues de lui 54 livres, 240 chapons et 20 mines d'aveine. Les campars de la dite ville et terrouoir, qui pueent monter par au environ 32 muids de grain, 6 muids de terre ahannable, 18 muids de boz, 32 mines de prez, le four là où les habitants sont banniers, corvées, forages, roages, et en tout garenne, toute justice et seignorie haute, moyenne et basse *, seul et

1 Remy, canton d'Estrées-Saint-Denis. Cette terre appartenait en 1207 à Gaacher de ChÀtillon, comte de Saint-Pol, et à sa femme, Elisabeth de Camp-d'Avesnes (D. Grenier, t. CXVI). Gaucher de Chàtillon, leur peUt-fils, délaissa en mars 1245 au roi pour le rachat du relief que Jeanne de Boulogne, sa femme, devait à raison de son mariage, les domaines et fiefs qu*il possédait à Remy (cartulaire de Philippe-Auguste, f» 198), et qui furent compris dans Tapanage attribué à Robert de France par les lettres de mars 1269. Celui-ci constitua la chàtellenie de Remy en dot à sa fille Blanche en la mariant à Robert III, comte d* Auvergne et de Boulogne (25 juin 1303). La donation comprenait, outre les biens provenant de Gaucher de GhAtiUon, un autre fief plus considérable, sis au même territoire et acquis par le comte de Clermont d'Amaury de Montfort, chanoine de Rouen. Mais cette acquisition donna lieu de la part de Raoul de Clermont-Nesle à un retrait lignager et la possession de Remy fut entre les maisons de Bourbon et d'Auvergne Tobjet d'une longue contestation judiciaire, dont nous avons donné plus haut les détails. Reconnu légitime propriétaire de Remy par arrêt du Parlement du 21 mars 1379, Jean le vendit en novembre 1392 à Louis If, duc de Bourbon, pour le prix de 4,300 francs d'or, et sous réserve de l'usufruit (Arch. nat., P 1362 « cote 1091). Suivant Bosquillon (Ms. Fr. 25,220), cette chàtellenie aurait été engagée au commencement du XYi« siècle par le connétable de Bourbon, et, en effet, le procès-verbal de la Coutume de Clermont inscrit les hoirs de messire Brinon {cTazur au chevron cTor au chef endenté de même), en son vivant chevalier, premier président du Parlement de Rouen, comme seigneurs de Rémy en 1539. Mais une transaction du 3 août 1553 la réunit de nouveau au domaine du comté de Clermont, et elle fit partie de l'engagement consenti en 1569 au duc de Brunswick.

* Au moyen âge chaque seigneur exerçait la justice dans l'étendue de son fief, et de là résultaient une multiplicité, un enchevêtrement de juridiction, qui constituaient certainement l'un des côtés les plus défectueux des institutions féodales. Toutefois, en ce qui concerne Clermont, il ne faut pas perdre de vue l'observation que nous avons déjà faite, à savoir que les anciennes coutumes du pays semblent avoir réservé au comte, par privilège spécial^ la connaissance par tout le comté de tous délits excédant 60 sols parisis d'amende, et pour les autres délits droit de prévention sur ses vassaux. Voyez le procès-verbal de 1539 sur les articles ccii et cent de la Coutume. Voyez aussi Beaumanoir chap. x. « Des cas des quix li

pour le tout, en toutes les choses dessus dites, et est chargiée la dite terre et fief tant de aumosnes comme d^autres choses, de environ 16 muids de blé. »

Cette déclaration est précédée d'une miniature représentant le château, construit dans le style du xiv® siècle, offrant une masse de tours, tourelles, toits, pignons crénelés et percés de nombreuses fenêtres. La porte d'entrée, accompagnée de barbacanes et surmontée de trois tourelles en poivrière, porte Técusson d'Auvergne : cPor au gonfanon de gueules. D'un côté flotte la bannière du duc de Bourbon, de l'autre celle du comte de Boulogne et d'Auvergne.

Du chastel de Remin étaient tenus :

1" Un fief à Remy par Adam Daridel {émargent à la quintesfeuille de sable en cœur à huit merlettes de même en orle) ;

2' Un fief au même lieu par Pierre de Francières [d'argent à la bande de sable^ à la bordure de gueules) ;

3** Un fief au même lieu par Godefroy de Francières {d'argent à la bande de sable au lambel de gueules à trois pendants) ;

4" Le fief de Courdemanche à Remy, par Pierre Guéroult {de gueules à la fasce crénelée d!or) ; ce fief fut depuis possédé par l'Église et chapitre Notre-Dame de Senlis. D.

5** Un fief au même lieu, par Jehan Daridel (comme ci-dessus) ;

6" Un fief au même lieu, par Jehan Lecoq {d^or au coq de sable barbé et crête de gueules) ;

7* Un fief au même lieu, par Oudard Le Blanc {de gueules au coq d'argent) ;

8* Un fief au même lieu, par Lohier de Villers {d'argent d la bande d'azur^ à la bordure denchée de gueules) ;

9*" Un fief au même lieu par Pierre Hurtaut {de gueules au maillet d^ argent);

10* Un fief séant à Gaumont * par les hoirs Jehan de Courrel {d'azur d une étoile d^or à cinq raies vibrées).

quens de Clermont n'est pas tenu de rendre le cort à ses homes, ançois Ten demore la connaissance par réson de souveraineté. » Du temps de Beaumanoir, la justice n'était que haute et basse. La moyenne justice prit naissance dans la période qui sépare la rédaction des Coutumes de Beauvoisis de celle de notre Dénombrement. * Le Meux, canton d'Estrées-Saint-Denis.

SACHY LE GRAND ET MÉRY (f 153)

« Le dit comte de Bouloigne tient dudit chatel de Glermont, à cause de madame Jehanne de Clennont sa femme, les villes de Sachy et de Méry et les appartenances en la manière qui s'enssuit : premièrement en la ville de Méry la cour où soûlait estre le lieu et chastel. Item ladite ville en laquelle a plusieurs hos-

* Sacy-le-Grand, canton de Liancouri, et Méry, canton de Maignelay. Les comtes de Clermont de la première race possédaient des biens à Sacy, lesquels furent compris dans Tapanage de Robert de France. Ce prince en augmenta l'importance par un échange conclu en 1281 avec Tabbaye de SaintrLucien-de-BeauTais. Méry, qui appartenait à la couronne dès 1218 (L. Delisle, Catalogue des actes de Philippe-Auguste, n» 1855), est également mentionné dans les lettres patentes de mars 1269. Les deux terres firent partie des domaines attribués par sentence arbitrale de Philippe le Bel à Jean de Clermont, deuxième fils de Robert, pour sa part héréditaire (HuiUard-BréhoUes, n» 1383). La fille puînée de Jean et de Jeanne d'Ârgies^ dame de Catheux, épousa en 1351 Jean !«■', comte de Boulogne et d'Au- Tergne^ le comparant au dénombrement de 1373. Sacy fut, comme Remy, réuni de nouveau, sous Louis II, au comté. Gomment s*opéra la réunion ? Nous avions cru pouvoir indiquer ci-dessus qu'elle avait eu lieu par cession directe du comte de Boulogne et dans Tacte même de novembre 1392. De nouvelles recherches que nous avons faites il semblerait résulter que Jean de Boulogne aurait échangé la terre de Sacy le 12 juin 1392 avec Aubert de Puy-Chalin, chevalier (Arch. nat., P 1362>, cote 1093), lequel en mars 1408 aurait vendu ses droits au duc de Bourbon {Ifnd,, P 1369», cote 1752). Ce dernier avait acquis, en août 1403, pour le prix de 1,500 1. t. d'Antoine de Craon et de son fils, une rente de 100 livres qu'ils avaient droit de prendre sur la terre de Sacy {Ibid., P 1369*, cote 1743). Comprise dans rengagement de 1569, la chàtellenie de Sacy-le-Grand fut vendue, le 7 avril 1603, par le duc de Lorraine, avec les bois et censives des Grands et Petits-Ageux, à Jacques de Harlay de Champvallon qui la céda le 12 juin suivant à Louis Potier de Gesvres, dont le fils René Potier, duc de Tresmes, l'aliéna à son tour le !«' février 1662 à Otho Fabrice de Gressenich. Des héritiers Fabrice, Sacy passa à un sieur Doussault (juillet 1700), puis à J.-J. Coustard, conseiller au Parlement (avril 1719), qui le revendit en 1749 à Pierre-Charles de Villette, qui obtint en mars 1763 des lettres patentes portant union à la terre du Plessis-Longueau de celles de Sarron, de Bazincourt, d'Houdancourt et autres, et érection en marquisat sous le nom du Plessis- Villette. Le marquis du Plessis- Villette (dfazur à six tours (Targeni) comparut à l'assemblée du 9 mars 1789 en sa qualité de seigneur engagiste. Nous verrons plus loin que d'autres fiefs existaient sur le territoire de Sacy-le-Grand. Quant à Méry, M. Graves (Précis statistique, p. 56) affirme que cette seigneurie fut cédée par le comte de Boulogne à la maison de Hangest. Lors de la réformation de la Coutume une partie en appartenait encore en effet aux

lises et masures au terrouoir de ladite ville, et à Courcelles * et à Wacquemoulin * camparts et terres ahannables, four, avoines, corvées et émoluments de la justice, lesquelles choses baillées en prévosté valent 164 livres par an, plus 180 arpents de bois, et peut valoir l'arpent, quand il échiet à taille de 20 ans, 10 livres. Item en la dite ville trois francs-sergents qui doivent garder les prisonniers dudit comte, ses festes et autres services et pour ce ne doivent nulle corvée et ont partie de leurs manoirs franz de cens sur certaine condicion.

« Item en la ville de Sachy plusieurs masures et hostises, cens de toute nature, vinages, camparts, à Sachy, Castenois ', Avregny *, Maimbeville *, le Plessis Saint-Aubin®, le tout valant par an 115 livres, plus 400 chapons, et 30 muids d'aveine de cens. Le manoir dudit Sachy avec bois, le droit d'une mairie qui peut valoir par an 4 mines de grains et 5 sols de cens. Item toutes les voiries. Item es dites terres et fiefs tant Sachy comme Méry toute justice et seigneurie haute, moyenne et basse. »

De Sachy étaient tenus :

1** Un fief à Sachy par Pépin Daridel, {d^argeai à un qtdnte-feuille en cœur et une bande engrêlée de gueules). Ce fief dit plus tard de Candoire D. ;

2** Un fief au même lieu par Thibault Du Cange {de gueules à la balance dP argent) ;

3** Un fief au même lieu par Jehan Levillain (de gueules à deux batoires d^ argent emmanchées d'azur) ;

4* Un fief au même lieu par Fleurent de Rivellon {de gueules à la fasce ondée d^argent).

enfants mineurs du sieur de Hangest, Tautre à Louis d'Ongnies {de sinople à la fasce d'hermines), seigneur de Chaulnes et d'Étouy. Celui-ci était acquéreur (novembre 1526) d'Oudard do Renty, mentionné dans Tétat de Dargillière comme seigneur de Méry en 1500. Au xviio et au xviii« siècles Méry fut possédée avec le titre de marquisat par la famille Dufos (Graves, ibid.).

1 Courcelles-Epayelles, canton de Maignelay.

* Canton de Maignelay.

' Catenoy, canton de Liancourt.

*, » Canton de Clermont.

< Saint- Aubin, canton de Clermont.

CREELG (P 159) \

« Madame Béatrix de Bourbon, royno de Bahaigne, tient de M. le comte de Clermont son chastel, ville, chastellenie et

1 CheMieu de canton de rarrondissement de Senlis. — Maison royale en 636, possédé en 944, si Ton en croit le chroniqueur Dudon de Saint-Quentin cité par dom Grenier (t. CCXLXII, p. 133), par Bernard II, comte de Senlis, disputé à main armée vers 988 par un seigneur du nom de Guillaume à Hugues Capet, Creil apparaît au début du xiP siècle, avec le titre de châtellenie, au nombre des domaines de la maison de Clermont. Comprise dans Tapanage de 1269, cette châtellenie forma la dot de Béatrix de Bourbon lorsqu'elle épousa par contrat de décembre 1334, Jean de Luxembourg, roi de Bohême. Nous avons déjà indiqué sous quelle réserve cette dot avait été constituée & Béatrix, comment en 1374, de concert avec son second mari Eudes de Grancey et son fils Wenceslas, duc de Luxembourg, celle-ci céda au roi Charles V la baronnie de Creil, comment le roi unit irrévocablement son acquisition nouvelle au domaine de la couronne, et comment Louis II, duc de Bourbon, après une longue contestation judiciaire, fut obligé par transaction du 14 novembre 1394 d'acquiescer à cette union. En échange de sa renonciation à la ch&tellenie de Creil, à toute prétention sur les terres de Gaillefontaine, Rozay, Saint-Saens et autres enclaves dans les chfttellenies de Goumay et de la Ferté-en-Bray, ainsi qu'à une rente de 3,000 livres sur le péage de Saint-Jean-de-Losne, il reçut les chàtellenies de Château-Chinon, Lorme, Orouer et Bracy, et en outre une somme de 40,000 francs d'or une fois payée (Arch. nat., P 1269», cote 1747). Nonobstant l'obligation imposée par Charles V à ses successeurs de jurer, lors de leur sacre, qu'ils ne désuniraient jamais Creil du domaine de la couronne, Charles VIII céda au mois de novembre 1483 cette terre à sa sœur Anne et au mari de ladite dame, Pierre de Bourbon- Beaujen, en échange de la seigneurie de Montignac, au comté de Pézenas (Arch. nat., P 1364», cote 1268). La cession fut confirmée par lettres de 1493, 1498 et 1500, mais à titre viager seulement et temporaire (ïbid., P 1370S cote 1856, P 1362*, cote 1088). Elle comprenait l'étang de Gouvieux. La jouissance de la châtellenie de Creil et de l'étang de Gouvieux fut assurée par François I^^ à sa mère, la duchesse d'Angoulême, à la mort d'Anne de Beaujeu (26 novembre 1522, Blanchard, col. 459). Après elle, cette jouissance passa à Marguerite de Valois, sa fille, reine de Navarre. Cette princesse figure dans le procès-verbal de la réformation de la Coutume de Senlis, en 1539, comme dame usufructuaire de Creil, et une déclaration du 12 novembre 1543 lui en maintint l'usufruit {Ibidem, col 565). A partir de 1569, Creil suivit le sort du comté de Clermont et passa, comme domaine engagé, à Éric, duc de Brunswick, à son beau-frère, Charles II, duc de Lorraine et de Bar, en vertu d'une donation du 2 décembre 1575 et sous réserve d'usufruit en faveur de Dorothée 3e Lorraine, duchesse douairière de Brunswick, au fils de Charles II, François^ comte de Vaudemont (acte du 9 novembre 1597 et partage du 22 janvier 1606), à Henri II de Bourbon, prince de Condé (contrat du 12 février 1611), à Anne de Montafié, veuve de Charles de Bourbon, comte de Soissons (contrats des 8 avril 1615 et 26 août 1616), par indivis d'abord aux filles de la comtesse de Soissons (1644), Louise, duchesse de Longueville, et Marie,

[baronnie] de Creelg, avec les appendances d'ycelle, lesquelles senssuient* :

La prévosté de Creelg en grosses amendes et petites qui parellement se cuellent comme celles de la prévosté de Clermont.

La mairie d'Agueu * ;

La mairie de Sainqueux' ;

Le pontenage * de ViUers Saint-Pol ' ;

Le pontenage de Nougent • ;

Le pontenage de Sailleville \ Laigneville % et Moncy Saint- Heloy»;

La mairie de Monthatère **;

La mairie des Hayes " ;

Les menus cens d'argent et d'avaines ;

Les campars de Creelg ;

Les campars des vignes ;

princesse de Carignan, puis à sa petite -fille Marie^ duchesse de Nemours, et à la même princesse de Carignan qu'un partage de 1688 en rendit seule propriétaire^ à Marie-Françoise de Brancas, princesse d'Harcourt (contrat du 7 mai 1702) ; enfin à Henri-Jules de Bourbon» prince de Condé (contrat du 16 février 1704). Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, comparut le 11 mars 1789 par procureur à rassemblée des trois ordres du bailliage de Senlis comme seigneur-engagiste de Creil et de la mairie royale de Ginqueux.

^ Le Ms. 20,082 ne donne pas les armes de Béatrix de Bourbon, reine de Bohême, mais nous avons trouvé dans l'Inventaire général de M. Dpuet d*Arcq la description suivante de son sceau, appendu à un acte du 10 octobre 1363 (no 11,169) : écu parti de Bohême {d'argent au lion de gueules armé et couronné d*or lampassé d'azur) et de Bourbon (dazur semé de fleurs de lis d'or à la bande de gueules), suspendu à un arbre. A dextre^ une sirène jouant de la harpe emmantelée aux armes de Bohême ; à senestre, une autre sirène jouant du violon emmantelée aux armes de Bourbon ; au pied de Tarbre un lévrier couché ; sur les branches une colombe.

* Les Ageux, canton de Liancourt.

> Cinqueux, canton de Liancourt.

^ Le pontenage était une sorte de péage perçu sur les habitants des villages voisins do Creil, et réglé en grain ou en argent pour chaque cheval de charrue (Savary, Dictionnaire du commerce, introduction).

B Canton de Creil.

* Nogent-les- Vierges, canton de Creil.

7 Laigneville, canton de Liancourt.

> Canton de Liancourt.

* Canton de Liancourt.

><» Canton de Creil.

fi Saint-Maximin, canton de Creil.

Le cens de Creelg ; Le cens de Faiel * et les menus cens ; Le cens du Clos ;

Les cens pour la pierre au poisson ; Les forages et roages ; Les fours de Creelg ; Le travers par terre et par yaue ' ;

Les prez de Creelg , desquels ceulx de Royaumont • fauchent une partie ;

La forest de Pommeraye * ;

La garenne pour le gros et pour le menu ;

Le scel des lettres de baillis ;

La penne de la prévosté ;

Le tabellionage.

Le manuscrit 20,082 se borne, en ce qui concerne le domaine seigneurial de Creil, à Ténumération que nous venons de transcrire, sans y joindre, comme il le fait pour les autres fiefs, aucune évaluation, aucun détail. Quelle peut être la raison de cette différence ? Nous ne serions pas éloigné de la trouver dans ce fait que si le dénombrement a été commencé en 1373, et l'indication de Béatrix comme dame de Creil est une preuve de plus à Tappui de ladite date, il s'est poursuivi les années suivantes sans que les officiers du roi , acquéreur en 1374, ainsi que nous venons de l'indiquer, aient dû ou voulu y concourir *.

1 Fief de Fayel à Creil, acheté par Philippe-Auguste et réuni au domaine.

* n y avait à Creil deux travers, Tun qui se payait par ceux qui allaient de Creil à Compiègne, leurs personnes, voitures et marchandises ; et l'autre qui se percevait au passage du pont (Savary, Dictionnaire du commerce).

» Royaumont^ ancienne et célèbre abbaye , actuellement hameau d'Asnièressur-Oise (Seine-et-Oise).

^ Cette forêt comprise entre Creil, Apremont, Chantilly et Saint-Maximin était, d'après les comptes de Bcaumanoir^ placée au xiu« siècle sous Tadministration d*un sergent touchant 16 deniers de gages par jour. Le Dictionnaire du commerce de Savary (édition de 1712) lui attribue une contenance de 1,300 arpents. Le chapelain de Creil avait droit d'usage dans la forêt de Pommeraye en vertu de la charte de Robert de juiUet 1280. Un arrêt du Parlement de 1264 avait débouté les habitants de Creil de ce même droit (Olim, t. I;.

* Dans le tome II des Titres de la maison de Bourbon, figure sous le n» 3,566 A l'analyse d'un document qui parait donner raison à cette hypothèse. En voici la teneur : 7 juillet 1384. Avis du conseil du roi portant que le duc de Bourbon n'a

Du reste, rirrégularité que nous signalons, n'est pas la seule qui nous apparaisse dans la déclaration dont il s'agit. Le contrat de mariage de décembre 1334 avait constitué en dot à Béatrix de Bourbon la ville, chas tel, baronnie et chastellenie de Greil, avec seigneuries et justices hautes et basses, honunages, fiefs, arrière-fiefs des sujets, et gardes d'églises, sans rien retenir hors Thommage et le ressort pour le comte de Clermont. Ces termes semblent fort explicites et nonobstant Ténumération des feudataires relevant de la chatellenie de CreU est précédée d'une mention constatant que le comte en avait conservé ou du moins prétendait en avoir conservé la mouvance. Chaque déclaration débute ainsi : N... soloit tenir de M. le comte. Cette formule n'aurait-elle pas eu pour objet de sauvegarder les droits éventuels de retour, que Louis II devait faire valoir un peu plus tard et qu'éteignit définitivement la transaction du 14 novembre 1394? Nous en sommes réduit sur ce point à de simples conjectures ; ce qui est certain toutefois c'est qu'à partir de 1394, on ne retrouve plus trace dans les registres du comté d'hommages et d'aveux rendus par les feudataires placés dans la mouvance de Creil, qui fit dès lors partie du bailliage de Senlis.

Ensieuent les fiefs et arrière- fief s tenus de M. le comte de Clermont en la chatellenie de Creil (f* 139) :

1"* Guérart de Romescamp {d^'or à une fasce de sable accompagnée de six merlettes de même, trois en chef trois en pointe) y châtelain de Pont solait tenir du comte le tiers du bos d'Agueu ^ et la mairie, duquel Guérart sont tenus plusieurs fiefs, savoir :

pas raison de poursuivre la restitution de la terre de Creil qui a été achetée par le feu roi Charles V à Béatrix de Bourbon, parce que ladite dame était en droit d*aliéner cette terre comme étant de son propre héritage, et que d'ailleurs son fils, le duc de Brabant, alors vivant, a consenti à cette vente. Le conseil décide que « supposé que un des voissins da conte de Clermont ne peust avoir acquis la seigneurie et possession de ladite terre de Creil s*il n*en fust receuz en foy et hommaiges touteffois le Roy de raison et usage la puet avoir acquis, car il est vray seigneur et souverain de touz les fief de ce royaume, n'est tenus à faire hommage à quelconques autre seigneur des fiez par plusieurs acquis, mais sou fist qu'il baiUe homme du fief par lui acquis au seigneur féodal sans moyen. » > Les Ageux, canton de Liancourt.

2 fiefs à Hardencourt * ;

1 fief à Basîncourt * ;

1 fief au Bois terroir d'Agueu ;

1 fief à Longueyeaue ' ;

1 fief à Saînqueux * ;

2" Raoul de Sainiines (de gueules à trois croix de Lorraine d* argent) solait tenir du comte un fief au terroir de Sachy • dont sont tenus :

1 fief aux voieries de Nouroy * ; 1 fief aux voieries de Rucourt ' ; 1 fief au bois du Plessier •;

1 fief du tiers du bac de Verneuil • ;

2 fiefs au terroir de Sachy ; lfiefàViUers^^

1 fief à Moncy Saint-Eloy " ;

1 fief à Creil, Laigneville " et Sainqueux.

3"" Guiart de la Motte {d^ argent à un lion de sable au bâton en bande de gueules) solait tenir du comte un fief à Beauvoir et à VillersSaint-Pol";

4* Guillaume Leroux {de sable à trois besans d^or) solait tenir du comte en fief un cens sur les maisons de Çolart Le Sergent et de Marie La Lombarde ;

' Ro2oy, canton de Liancourt.

* Bazicourt^ canton de Liancourt.

* Saint-Martin-Longueau, canton de Liancourt. ^ Cinqueux, canton de Liancourt.

> Sacy-le-Grand, canton de Liancourt.

* Noroy, canton de Saint-Just.

^ Longueuil-Sainte-Marie, canton d'Estrées.

* Le Plessier-Pommeraye, canton de Creil.

* Verneuil, canton de Pont-Sainte-Maxence. *^ Catenoy, canton de Liancourt.

*S ** Canton de Liancourt.

>3 Canton de Greil. Ce n'était pas, suiTant M. de Lépinois (Recherches historiques), le fief principal. Celui-ci aurait appartenu alors à Jean de Villers qui est inscrit en effet à ce titre dans la liste de 1350. En 1789, le prince de Condé était seigneur de Villers, et les fiefs de Mortfontaine et des Marquets, sur le même territoire, appartenaient aux sieurs Randon de la Tour et Jacobé de Naurois. Les gentilshommes de la châtellenie de Creil n'ayant comparu que par procureurs à la réformation de la coutume de Senlis, en 1539, nous n'avons pu en donner les noms.

5* Messire Ansoult Destoy, chevalier (diapré de gueules et d'argent) solait tenir du comte un fief à Cramoisy ' ;

6"* Monseigneur Jean de Cramoisy, chevalier {dUargent à un chevron de gueules accompagné de neuf merlettes de mêmey six en chef et trois en pointe) solait tenir de la chatellenie de Creil la seigneurie de Cramoisy, de laquelle sont tenus :

7 fiefs à Cramoisy et 4 arrière-fiefs.

7** Philippot de Cramoisy {échiqueté dor et de gueules de trois traits au chef chargent, à une étoile de sable au côté dextre de récit) solait tenir du comte à cause de la chatellenie de Creil un fief à Cramoisy ;

8"* Messire Jean Torchars {de sable à trois anneaux d*or) solait tenir du comte à cause du chatel de Creil un fief à Pressy * ;

9"* Messire Regnault du Mont (écartelé d'argent et de gueules) solait tenir un fief consistant en une maison et un lavoir à Creil duquel sont tenus :

9 fiefs, dont 3 à Villers ;

10* Madame Jeanne de Pressy (parti au 1 d argent au sautoir de gueules accompagné de quatre merlettes de même à la bordure engrélée de gueules, au 2 losange de gueules et d'or au chef d'ar^ gent) solait tenir du comte en fief le moulin de Fayel ', avec une mine de terre en environ et la moitié du bois de Bouconval *, de laquelle sont tenus 11 fiefs dont Tun au Val Foubert, et un autre de la moitié de la dime de Rieu ' ;

11* Jean des Prez (de sitwple à la fasce d'argent au bâton en bande de gueules sur le tout) solait tenir du comte un fief à Creil et Vaux.

12* Madame Isabeau, femme de sire Jean Requignart (parti

< Canton de Creil. En 1789, André-Claude Patu, baron de Mello.

* Canton de Creil. Précy dépendait en partie du comté de Beaumont. En 1789, le dac de Montmorency.

* Est-ce Fayel, canton d'Estrées-Saint-Denis, dont le chapitre de Saint-Évremont avait la dime, ou Fayel, fief sis à Creil, et dont nous avons parlé plus haut ?

* Blaincoort, canton de Creil.

* Canton de Liancourt.

au l (forgent à un quintefeuille de gueules en cœur accompagné de huit merlettes de même en orle, au 2 échiqueté de sable et d'or), solait tenir du comte un fief à Chivrières*, de laquelle sont tenus :

2 fiefs à Jaux * et Chenneviëres * ;

ly Messire Robert Fretel {losange de gueules et d'or au chef d argent) solait tenir du comte en fief le travers de Pressy et les voiries dudit Pressy ;

14"* Jean d'Erques {d'azur à trois étoiles dor à la bordure engré* lée (Targent) solait tenir du comte le manoir et champart d'Erques *, duquel sont tenus trois fiefs ;

15* Guillaume de la Cousture {échiqueté de gueules et dor) solait tenir en fief son manoir de la Cousture • ;

16* Messire Jean de Lavrechines, chevalier {dor à trois tour^ teaux de sinople) solait tenir du comte un fief à Creil et aux environs, comprenant son manoir de la Cousture et 16 arpents de terre séants aux Muletiaux, le bois de Buissonnoie, la justice de Saint-Mesmin •, haute et basse, 10 livres sur le péage de Creil, cens et redevances à La Versine et aux Hayes, duquel sont tenus :

2 fiefs à Creil et Trossy ;

17** Jean de Channevières {de sable à un sautoir d argent y chargé dun tourteau de gueules en cœur, ledit sautoir accompagné de quatre fleurs de lis d'or) solait tenir du comte un fief;

18* Estiene Le Boiteux {de gueules à trois coquilles dor au

' Canton d*Estrées-Saint-Deni8 ; i789, Madame de Gamaches.

* Canton de Compiègne.

* Est-ce Senneyières, autrefois Chenneviëres, hameau de Chévreville, canton de Nanteuil le Baudouin.

* Ercuis, canton de Neuilly-en-Thelte, appartenait en partie au comté de Clermont et en partie à celui de Beaumont. 1789, de Perthuis.

* Est-ce la Couture, fief sur le territoire de Cramoisy, ou comme le penserait M. de Lépinois, un hameau aujourd'hui inconnu de la commune de Saint- Maximin. Cette seconde hypothèse trouverait sa confirmation dans les énonciations du paragraphe suivant.

* Saint-Maximin, canton de Creil, dont La Versines. les Hayes et Trossy sont des hameaux. 1789, le prince de Condé.

bâton en bande de gueules) solait tenir du comte en fief une maison à Creil ;

19"* Rogier et Thomas de Pouilleuses, écuyers, frères {diapré de gueules et d'argent au franc quartier de sable au rocq d! échiquier dor) solaient tenir du comte un fief à Monthaterre * ;

20"* Messire Jean d'Estrées [d^ argent à un quinte feuille de sinople en cœur) solait tenir du comte un fief à Civrières et aux environs dont :

2 fiefs à Civrières ;

21* Jacques de Gournay {cTargent à la bande de sable chargée de trois besans d'or, accompagnée de six merlettes de gueules en orle) solait tenir du comte en fief la dime de Cramoisy, dont deux fiefs ;

* Canton de Creil. L*abbaye de Jumièges possédait à Montataire, dès le temps de la reine Bathilde, un domaine dont s'était emparé au commencement du xi« siècle Aubert de Creil. Un placitum tenu en 1027 par le roi Robert à Senlls (Graves, Précis statistique, p. 107), enjoignit à l'usurpateur de faire droit aux justes réclamations de râbbaye. Celle-ci continua jusqu'en 1789 à nommer au prieuré de SaintrLéonard. Les comtes de Clermont de la première race avaient des droits considérables à Montataire. Nous avons signalé plus haut Renaud de Clermont comme fortifiant, en 1150, son château de Montataire. En 1195, Catherine de Clermont et Louis de Blois, son époux, donnèrent & foi et hommage & Ansold de Ronquerolles divers biens sis audit lieu et entre autres le champart et le vinage (coll. Moreau, t. XCVI, P> 115). C'est le fief pour lequel les héritiers de Pouilleuses sont inscrits au dénombrement de 1373. Quant à la seigneurie principale, le mariage de Mathilde, fille de Renaud^ avec Hugues de la Tournelle, la fit sans doute passer à la maison de ce nom, car divers actes cités par M. de Lépinois constatent que plusieurs de ses membres étaient possesseurs de Montataire pendant le xiii« siècle. L'Inventaire des sceaux de la Picardie^ par M. Demay, inscrit sous le no 633 celui de Renaud de la Tournelle, chevalier, sire de Montataire {écu portant cinq toumelles ou tours 2,2 et i) appendu à l'acte de 1256, par lequel il fonda son anniversaire dans Tabbaye du Paraclet. Puis vinrent Philippe de Hardencourt (1341), Guy de Hardencourt, chevalier, cité dans le dénombrement de 1373 (d'argent à une bande de sable chargée de trois aiglons éployés d^or), et Mathieu d'Erquinvilliers, dit le Borgne, Mathieu de Milly (1400), Robert de Milly (1455), Arnault de Madaillan (1466). Les Madaillan de Lesparre (au i et k tranché d'or et de gueules, eu 2 et ^ d'azur au lion grimpant d*or) possédèrent Montataire avec le titre de marquis jusqu'au xviiio siècle (communication due à l'obligeance de M. le baron de Gondé, propriétaire actuel du château historique de Montataire). En 1789, la dame veuve de Lorbehaye comparut à l'assemblée du bailliage de Senlis, comme dame de Montataire ainsi que des fiefs de la mairie et de Gournay sis audit lieu.

22^* Jean de Channevières (comme dessus n** 17, sauf les quatre fleurs de lis) solait tenir du comte son manoir et son jardin et iO arpents de prés séans de là ryaue-d'Oise.

BULLES (r 171) *.

Le chastelaih de Bulles {<f argent à trois lions de scAle, 2 et l à la bordure denchée de gueules) tient du chastel de Clermont en fief son chastel d'emprez-la-porte, ville fermée et chàtellenie de Bulles^ c'est assavoir le chàtel avec le pressoir auquel les vignes

1 Balles, aujourd'hui commune du canton de Clermont, est considérée comme une des plus anciennes localités du Beauvaisis. Donnée par Tévéque Constantin et le roi Childebert à Tabbaye de Saint- Lucien, elle fut au ix« siècle dévastée par les Normands. On trouve la chàtellenie de Bulles possédée en 1030 pigr un Ascelin, qui prend la qualité de Casatus, feudataire de Téglise de Beauvais. Son fils Goscelin, surnommé TEnfant, étant mort vers 1075 eut pour héritière sa tante Ralde ou Roharde de Bulles, femme de Hugues, comte de Dammartin. Celui-ci fut le fondateur du prieuré que le concile d'Issoudun confirma en 1081 à Tabbaye de Vézelay, nonobstant Topposition des propriétaires primitifs, les religieux de SfûntrLucien. Alix, fille de Hugues, porta la seigneurie de Bulles qui était alors une des plus considérables du pays et avait même peut-être le titre de comté, à son mari, Lancelin de Beauvais. Elle figure avec ses enfants dans les chartes de fondation de Tabbaye de Froidmont et du prieuré de Wariville (Graves, Précis siaiistiqtte, et abbé Deladreue, Hist. des abbayes de Saint-Lucien et de Froidmont). Renaud II de Bulles ne laissa de son mariage avec Euphémie de Picquigny que deux filles, Ermentrude et Philippe, qui prirent alliance Tune dans la maison de Mello, Tautre dans la maison de Conti. Guillaume de Mello et Robert de Conti octroyèrent conjointement en 1181 à la ville de Bulles une charte de commune^ que Louis I«' de Bourbon, comte de Clermont confirma en 1319. Nous la reproduisons aux pièces justificatives. Les héritiers de Guillaume et de Robert continuèrent à posséder par indivis la seigneurie de Bulles. 11^ étaient, en 1348, diaprés une transaction du mois de^ décembre de ladite année (Dom Grenier, t. CXCVI f*» 233), au nombre de trois : Eustache de Dargies, dame de Barbanchon et de Bonneuil, Agnès de Conti, dame du lUmel et de Conti, et Marie d'Encre, dame d'Auxy et de Lnlly. Le dénombrement dfi'13T3 constate encore la répartition sur trois tètes : la ch&tellenie appartenait à un châtelain dont le nom de famille n'est pas indiqué» mais que ses armoiries, identiques à celles du seigneur de Conti et du Hamel, permettent d'autant plus de rattacher à cette maison que nous verrons son domaine vendu en 1425. au comte de Clermont par Marguerite du Hamel> châtelaine de Bulles, comme étant « du propre héritage de la dite venderesse. » Le donjon de Bulles se partageait par moitié entre Jean, sire de Barbanchon, fils d'Eustache de Dargies, et Louis d'Auxy, fils de Marie d'Encre. Nous avons dit plus haut, d'après l'autorité de M. Graves et de Bosquillon, que

du terroir sont bannières, le 16* du moulin de Houssoy, la moitié du vivier de Bulles, la place de deux moulins, Fun du grand moulin et l'autre du moulin du vivier, esquels ledit châtelain prend le quart contre les autres seigneurs, 80 arpents de bois à, Bulles, 36 à Castelon S 22 au Plessier-Crotoy *, 19 au bois de TEstrive et 3S6 arpents en usage au bois de Mons. Vignes,

les comtes de Clermont avaient, de 1340 à 1398^ acquis le domaine entier de Bulles, par portions détachées. De nouvelles recherches nous ont mis à même de compléter et rectifier cette indication. Le 31 juillet 1396, Jean, seigneur de Ligne en Hainaut, et Eustache de Barbanchon, sa femme, fille de Jean, mort en 1375, et d'Yolande de Lens, vendirent au duc de Bourbon pour le prix de on2;e miUe livres tournois, le château de Bonneuil-le-Plessier avec ses appartenances en la prévôté de Montdidier, le château de Bailleu-sur-Thérain avec les fiefs en dépendant, à Bulles et Harmes, cent livres de rente perpétuelle qu'ils avaieAt droit de prendre sur Jean et Gilles de Barbanchon, cousins germains de ladite damC;, et deux parts par indivis du fief de Bameu mouvant de Tévéque de Qeauvais. I^e 25 juillet de Tannée suivante 1397, Gilles de Barbanchon, chevalier, et Jean de Barbanchon, écuyer, frères, cédèrent au duc, pour le prix de deux mille livres tournois, le tiers qui leur appartenait par indivis dans les terres, seigneuries et revenus de Bonneuil-Ie-Plessier, de la Warde-Mauger, près dudit Bonneuil, de Bulles en Beauvoisis, de Harmes et Bailleu-sur-Thérain, de Rochy et Bameu et leurs appartenances (Arch, nat., P 1369*, cote 1751). Ce fut de la vente |i lui faite par Jean de Ligne que Louis II détacha en novembre 1 i02 les biens sis au terroir de Harmes, en allant à Mouchy, qu*il assigna à Tabbaye de Froidpiont eu échange de diverses rentes et pour fondation de plusieurs messes (/6tc/„ P 1362*, cote 1077^. Le 27 février 1398, le duc accrut son nouveau domaine de Bonneuil en se faisant transporter par I|ue de Montonviller, seigneur du Bosodemer, au prix de ci9q cent cinquante livres tournois, tous les héritages que celuici possédait audit terroir (/6irf., P 1369*, cote 1756). Nous avons déjà indiqué la cession faite le 6 Aovembre 1398 par David, sire et ber d*Auxy, moyennant onze cent Uvres tpumois, de 1^ terre et seigneurie de MoyenneviUe avec le quart de la terre de Bulles {Ibid., P 136», cote 1095). Enfip en U25, le 20 août, Marguerite du Hamel, dame de Vçrl^in, vendit, au prix de quipze cents Uyx^s tournois, sa châtellenie de Bulles, sous réserve de Tusuflruit. Elle vivait encore, le 9 avril 1443, jour o\!i elle confirma l'acte de 1425 et donna au duc l'investiture de son acquisition qui complétait la réunion de la seigneurie de Bulles au domaine de Clermont, duquel elle ne devait plus être distraite {Ibid,,V 1369 >, cote 1746). Au moment du dénombrement de 1373, il existait sur le territoire de Bulles plus de vingt fiefs indépendamment de ceux appartenant au châtelain et aux sires de Barbanchon et d'Auxy. Un certain nombre de ces fiefs furent avec la suite des temps réunis au douzaine ou disparurent, et on n'en trouve que sept inscrits dans le procèsverbal du bailliage de Clermont, en 1789 : le fief de la tour de Bulles possédé par le sieur de Broé, ceux de Gannel-Clérie, lieu dit la Prairie du Chaussois et de Regnault-Duchâtel au sieur Desprès de la Résiére, et ceux de Braquemont, de Donnemarck, de Coutf^nces et de Verdancher en partie au sieur de Monchy de Gilocourt.

1 Catillon, canton de Saint-Just.

« Le Plessier-sur-BuUes, canton de Saint-Jusl.

terres, cens du lerrouer des Essars, cens d'Erquinv illier *. La grosse censé que les maire, pers et jurés de la ville de Bulles * payent pour leurs héritages de commune à la Saint-Rémy, de laquelle censé 34 livres, 2 sols, 6 deniers appartiennent au dit châtelain. La moitié du travers de Bulles, la moitié du tonlieu, la moitié du travers de Haudivillier ' et de la Fraie *, la moitié du travers de Bailleu-sur-Thérain *, la moitié du travers de Lavrechines ' et de FeuqueroUes ', les cens de Poissonval au-dessus de Condé-sur-Thérain, lesdites choses chargées par an de rentes d'aumosnes.

Item saisines, ventes, hommages, forages, roages, amendes toute justice et seigneurie, haute, moyenne et basse, tant pour le fait du marché de ladite ville comme en toute la banlieue ', terre et châtellenie de Bulles, avec tous exploits tant en chemins, frez et voieries pour sa moitié avec et en toutes les communautés l'usage et pâturage de ladite ville et châtellenie.

La déclaration du châtelain de Bulles est précédée d'une miniature qui le représente rendant hommage au comte de Clermont. Celui-ci revêtu d'azur, debout et entouré de ses officiers.

> Canton de SaintrJust.

* Nous reproduisons aux pièces justificatives la charte concédée en 1181 aux habitants de Bulles par Guillaume de Mello et Robert de Ck>nti. Nous dirons seulement ici que la grosse censé, due à raison de Taffranchissement octroyé ainsi que pour les héritages de commune (pro communia et pro libertate)^ s'élevait à la somme annuelle de 81 livres 18 sous 2 deniers payables le jour de la Saint-Rémy, sous peine de 5 deniers parisis d'amende pour chaque 20 livres et par jour de retard. La censé, dont s'agit, était indépendante des cinq sous auxquels se trouvait imposée annuellement chaque masure pour toute taille, corvée et exaction. Les héritages de commune comprenaient « les bois de Mons que on dit les patis de Bulles, contenant trois cents arpents ou environ, et les marets et rivières de Balles, contenant deux cents arpents ou environ, joignant d'un côté au larris de la Blanchetache d'Essoille, d'autre aux larris de Bulles et Hatton, aboutant d'un bout au moulin de Hatton, et d'autre bout aux aires de faire lin dudit Bulles. » Déclaration du temporel non amorti appartenant aux maire, pairs, échevins et communiers jurés de la ville de Bulles baillée par Pépin Pellu a présent maire dudit lieu au bailly de Senlis en juiUet 1521 (Dom Grenier, t. CXCVl f» 239).

», S », «, ^ Canton de Nivillers.

» Aux termes de la charte de 1181 la Banlieue de Bulles comprenait non seulement le territoire actuel de cette commune , mais encore ceux du Plessier-sur- Bulles et du Mesnil-sur-Bulles, canton de Saint>Just, qui n'en étaient sans doigte primitivement que des hameaux, ainsi que Wariville annexé plus tard à Litz. Les habitants du Mesnil avaient droit d'usage dans les bois de Bulles, et il en était de même pour ceux de Rémérangles, qui étaient tenanciers du fief de Gannes, suivant transaction du 22 novembre 1452. (Dom Grenier, t. CXCVI, f*» 215.)

tient dans ses mains les deux mains du châtelain vêtu d'une robe de couleur rouge, paraissant fléchir le genou devant son suzerain et accompagné de deux personnages, dont Tun présente la clef du château, et l'autre tient la bannière de Bulles (f argent chargé de trois lions de sable à la bordure denchée de gueules. La scène se passe devant la porte du château, construit dans le style moitié oriental, moitié gothique, avec un luxe architectural remarquable *. Le pont est levé sur le fossé plein d'eau. On voit au-dessus de la porte flotter deux bannières déployées, celle du comte et celle du ch&telain.

Les vassaux du châtelain de Bulles relevaient soit de lui uniquement, soit de lui et de ses co-seigneurs par indivis. En voici la nomenclature :

1* Un fief à Fumechon • oh sont deux manoirs qui furent à Beaudoin de Fumechon et Golart, son oncle, tenus du ch&telaiu de Bulles et de M. de Barbenchon par Charles de Fumechon {d'argent à deux fasces ou cottices de sable accompagnées de neuf merlettes de même en orle) duquel sont tenus :

1 fief à Wavegnies ' ;

2 fiefs à Fumechon et Castillon ^ ;

3 fiefs à FouqueroUes ' ; 1 fief à Monstiers * ;

> Ce château n'éUiit pas le seul qui existât à Bulles. Il y en avait un autre non moins ancien nommé le Donjon, et que les sires de Barbenchon et d'Auzy possédaient par indivis (vide infra). Voici les indications que Graves nous fournit à ce sujet (Précis statistique, p. 67) : Les deux châteaux furent bâtis ou reconstruits après la première invasion des Normands. L'un (celui du châtelain) était situé au lieu qu'on nomme le Châtelet, sur le coteau au pud-oucst de la ville qu'il dominait entièrement. Cette place très-forte subit toutes les vicissitudes de la guerre dans les xivo et xv« siècles. Charles VII en prescrivit la démolition par ses lettres du 10 avril 1432, et cet ordre fut si bien exécuté que la tradition locale peut seule faire reconnaître la position de la forteresse, dont il ne reste aucun vestige. Le deuxième château (le donjon) était dans l'enceinte de la ville vers le chemin de Fournival ; il formait la citadelle de la place. L'emplacement qu'il occupait s'appelle maintenant la place du Château. Bulles ftit pillé en 1636 par les troupes Espagnoles, et le château ayant été brûlé ne fut pas rétabli.

* Canton de Saint-Just. Ce fief appartenait encore au xvi« siècle à la famille de Fumechon. D. 1789, Louis- Adrien de Guillebon.

* Canton de Saint-Just.

^ Canton de Saint-Just.

» Canton de Nivillers.

* Canton de Saint-Just.

1 fief à Vaux *, dit fief de Pauquechon ; 3 fiefs à Bulles ;

2^ Un fief à Monchiaux * tenu du ch.&telain de Bulles et de Louis d'Aussy, par Wale de Monchiaux {d argent à la fasce frè" tée dovy surmontée (ïune merle tte de sable au côté dextre)^ dit Grongnet, duquel sont tenus :

1 fief à Blémont ' ;

2 fiefs à Monchiaux ;

1 fief à Fay-oultre-le-Bois * ;

y Un fief à Buisencourt •, tenu des mêmes , tenu par Colin Paix est bonne {de gueules à trois merles d'argent) ;

i"" Fief séant à Bulles % tenu du ch&telain par Lorens le Charon {de gueules à une roue d'argent) ;

S"" Fief à Bulles '', tenu du châtelain et de Louis d'Aussy par Jean du Cardonnoy, dont :

2 fiefs ;

6* Fief à Rochy ', tenu du châtelain sans part d'àutruy par Jean de Montoiles (cf or à trois chiens passants de gueules au ventre <P argent) j duquel est tenu :

1 fief à Rochy, dont 1 arrière-fief ;

7* Fief à Henencourt •, tenu du châtelain et de Louis d'Auxy par indivis par Mathieu de Gaumont ou Ghaumont, chevalier

* Le Frétoy, canton de Maignelay.

* Bulles. 1539, François Vigneron (d'argent à ia fasce de sable frétée d*or, accompagnée en chef de trois merlettes de sable) et François d^Àrgillière (d'or à la fasce de gueules accompagnée de trois trèfles de même).

* Bois à Balles.

^ Saint-Félix^ canton de Mouy.

^ Avrechy, canton de Clermont, 1539. Le Selier (de gueules à la gerbe d'or accompagné de deux épis de blé du même, au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'argent),

* En 1500 réuni au domaine par défaut d'homme. D.

7 En 1539 le fief Jean de Cardonnoy possédé par d*Argillière.

» Rochy-Gondé, canton de Nivillers, 1539. J. d'ÀTervelle, H. Dorant, C. Villain et Jeanne de Dam. Le fief de Montoiles acquis en 1567 par Jean Aubert, seigneur de Condé.

* Enencourt-le-Sec, canton de Chaumont, 1539. RaoUant Danesy (d'argent à un lion de sable rampant) y 1789. De Bonnières.

{coticé (F argent et de gueules de douze pièces à la bande degueu/es) duquel :

2 fiefs à Monchiaux ;

1 fief à Henencourt ;

2 fiefs à Fayel * et S arrière-fiefs ; 1 fief à Guybrencourt ;

1 fief à Ronchières " et 1 arrière-fief ;

S*' Fief à Condé-sur-Thérain % tenu du châtelain de Bulles et du sieur de Barbenchon, par Jean de Condé {d'argent à la bande de gueules accompagnée de cinq merlettes en or le de sable). duquel :

3 fiefs à Condé ;

1 fief à Cauvegny * ; ! fief à Bailleul » ;

9* Fief à Fariviller *, tenu des mêmes par messire Jean de Guocourt {d! argent^ semé de treffles de gueules à deux bars adossés de même au lambel d'azur à trois pendants), chevalier, duquel :

l fief à Sainte-Usoye ' ;

1 fief à Rémérangles * et Bulles avec la mairie de Gannes conmie arrière-fief;

2 autres à Rémérangles et Bulles ; 2 fiefs à Thieux • et 1 arrière-fief ; 1 fief à Bulles ;

10* Fief à Thieux *®, tenu du châtelain et de Louis d'Aussy

> Fayel-Bocage, Uardivillers en Vexin, canton de Chaumont.

• Enencourt-le-Sec.

• Canton de Nivillers. 4539, Aubert {d*azur à trois trèfles d'or). ^ Canton de Noailles.

» Bailleul-8ur-Thérain, canton de Nivillers.

* Saint-André-de-Farivillers, canton de Froissy. En 1500^ J. Bochart D., 1789, la Visitation d* Amiens.

^ Canton de Froissy.

^ Canton de Clermont..

* *<^ Canton de Froissy, 1539. Jean de Liévin (d'argent à deux lions léopardés de sable posés ^un stiT Vautre) et Pierre Parent (de gueules semé de trèfles renversés et supportés de croissants d'argent au franc-quartier de gueules chargé d'une coquille d'or accompagnée de deux pals d'argent). Vente en 1700 par le comte d'Estourmel à Tabbaye de Saint-Lucien, encore possesseur en 1789.

par messire Jean, sire de Fontaines {d'argent à trois châteaux de sable) y chevalier;

11' Fief à Rémérangies *, tenu du châtelain et du sieur de Barbenchon par Pierre de Milly, sire de Moyinont, chevalier (tie sable au chef d'argent au lambel à trois pendants de gueules) y duquel :

1 fief à Vaux « ;

12** Fief à Bulles ', tenu des mêmes par Oudart du Mesnil {ff argent à la fasce de gueules accompagnées de trois tourteaux de même), qui tient en outre un fief à Bulles à pur du châtelain ;

13** Fief à Bulles *, tenu des mêmes par messire Hoste Havet {d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or et un lion de sable au côté dextré), chevalier ;

14° Fief au Mesnil et à Gondé, tenu du châtelain et de Louis d'Aussy par les hoirs de Guyart Morel [d'argent à îhure de sanglier de sablé) y dont :

3 fiefs au Mesnil-sur-Bulles * et 1 arrière-fief ;

15** Fief à Fournival ®, tenu du châtelain et du sieur de Bar-

^ Canton de Clermont. Les fiefs de Pierre de Milly, comme ceux de BéUiencourt à Pierre de Rémérangies, et de le Borgne de Cannes (vide infra), furent donnés en 1484 par M« Jean Régnier, chanoine de Beauvais, aux doyen et chapitre cathédral de Beauvais, qui en furent saisis du consentement du duc de Bourbon à condition d*en vider leurs mains, quand il lui plairait, après le trépas dudit Régnier, qui en demeura homme pendant sa vie. Le chapitre acquit aux mêmes conditions un fief de Pierre Guéroult, sis également à Rémérangies D.

* Le Frétoy, canton de Maignelay.

< Ce fief appartenait en 1500 au chapitre Notre-Dame de Clermont pour fondation d'une messe quotidienne et à condition d*en bailler homme vivant et mourant D. Cette condition, indépendante de l'amortissement, correspond à notre taxe actuelle des biens de main-morte.

* En 1500, de Braquemont (de sable au chevron d'argent), D. 1789, de Monchy de Gilocourt.

^ Canton de Saint- Just. 1539, Gilles du Chemin (de gueules à une bande d'or au lambel d^azur, alias de gueules à un lion d'hermines). Acheté en 1612 par Charles du Plessis H., ce fief était uni au xyii» siècle à la seigneurie de Liancourt. D. Grenier.

* Canton de Saint-Just. Le fief Le Helle de Campremy, en 1500, à de HostiUemoni. Le fief de Cammelin et deux autres de Berthaut de Hargenlieu (infra n» 22) aa chapitre de Clermont fournissant homme vivant et mourant D. 1789, duché de FiU James par incorporation en 1729 et distraction du bailliage de Montdidier.

benchon par messire Le Helle de Campremy, chevalier {dor à la bande de gueules à six merlettes de même en orle) ;

1&' Fief au bois de Cressonsac \ tenu du châtelain et de Louis d'Auxy par le Borgne, sieur de Nouroy {diapré de gueules et d* argent à deux fasces de sable) ;

iT Fief à Fournival *, tenu du châtelain par les hoirs de Robert de Cammelin [de sable à trois besants d'or) ;

18* Fief sur le travers de Lavrechines ', tenu du même par lesdits hoirs, dont :

1 fief à Lavrechines ;

19* Fief à Rémérangles *, tenu du même par Pierre Guéroult {d'argent au taureau de sable) ;

20* Fief au Quesnel-sur-Bulles •, tenu du châtelain et de Louis d'Aussy par Guillaume du Quesnel {dargent au chêne à deux branches de sinoplé)^ duquel :

9 fiefs au Quesnel et 14 arrière-fiefs au Quesnel et à Bucamp • ;

1 fief à Fournival ;

1 fief à Bulles et à Essuile ' ;

1 fief à Ravenel • ;

1 fief à Wavegnies • ;

21* Fief au Quesnel *•, tenu du châtelain et de Louis d'Aussy par ledit Guillaume du Quesnel, duquel :

1 fief au Quesnel ;

1 fief à Wavegnies et 3 arrière-fiefs ;

1 fief à Bulles ;

1 Canton de Saint-Just.

* Canton de Saint-Jast. Voir la note 6 de la page précédente.

* La Versinet , canton de NivUlers.

^ Canton de Glermont, Toir an no 10.

», w Queenel-Aubry, canton de Froisey. 1539, LouiB de Gouy. 1789, de La Grange.

* Canton de Froissy.

7 Canton de Saint-Just.

* Canton de Saint-Jast.

* Canton de Saint*Ju8t.

22* Fief tenu de Jean de Gocourt et en arrière-fief du châtelain de Bulles et du sieur de Barbenchon, par messire Griffon de Clary {émargent à la fasce (ïazur surmontée dun écu de ffueuks, chargé cPun lion (f argent au côté dextre);

23* Fief à Foumival, tenu des mêmes par Bertaut de Hargenlieu [d^or à cinq châteaux dTazur au lambel de gueules à trois pendants^ lesdits pendants chargés chacun de trois besanls (Pargent);

24"* Fief du moulin de Becquerel ', tenu du ch&telain par les hoirs de Tartarin de Lesglentier {d'argent à trois tourteaux de gueules au lambel d'azur) ;

25"" Fief à Bulles, tenu du châtelain, du sire de Barbenchon et de Louis d'Aussy par les hoirs de Raoul de Ruisseloy ' {d^ argent à la fasce de sable frétée d'or à sept merlettes de sable en orle) ;

26"* Fief à Bulles,' tenu des mêmes par les mêmes ;

27* Fief à Bulles, tenu des mêmes par les mêmes ;

28* Fief à Caigneux ', tenu du châtelain et de Barbenchon par Pierre Faucquet [de gueules à une faux d argent au manche d'or);

29* Fief au bois de la Choque *, tenu du châtelain par la maréchale d'Audeneham ' [au 1 bandé d! argent et de sable de six pièces à la bordure de gueules y au 2 d'or frété de gueules) ;

30* Fief de 13 livres de rente sur le travers de Bailleul, tenu du châtelain par messire Regnault de Trie du Plessis, chevalier {et or à une bande componnée d^ argent et (F azur ^ ladite bande bordée de gueules et une merlette de sable au côté senestre) ;

> Essuile, canton de Saint-Just. Le 21 décembre 1481 les doyen et chapitre de Beauvais furent saisis dudit fief à condition qu'ils le mettraient hors de leurs mains toutesfois qn*il plairait à Monseigneur et lui délaisseraient à la bourse homme vivant et mourant D.

* Les trois fiefs de Raoul de Ruisseloy, relevant pour les cinq parts de Monseigneur le duc et pour la sixième de Henri de Saint-Rimoult, appartenaient en 1500 à Louis Le Couturier I).

* Rochy-Condé, canton de Nivillers.

* Rochy-Cîondé, canton de NiviUers.

> Veuve du maréchal de France Arnoul d'Audeneham, compagnon de Duguesclin, mort en 1370.

31" Du susdit Guillaume du Quesnel, vassal du châtelain de Bulles et de Louis d'Auxy, sont tenus :

1 fief à Morviller * ; 3 fiefs à Wavegnies ;

2 fiefs à Ansoviller * ;

Et un arrière-fief abrégé par Tabbé de Breteuil ;

32* Fief à Sailleville ', tenu du châtelain de Bulles par Monseigneur le duc de Bourbonnais ;

33* Fief à Sailleville *, tenu dudit châtelain par Jean, sieur de Bazentin, chevalier {cPazur semé de /leurs de lis d'argent);

3 fiefs à Sailleville ;

2 fiefs à Moignevillette ' ; 2 fiefs à Angicourt • ; 2 fiefs à la Rue Bernier ^ ; 1 fief à Moigneville ;

34* Fief à Fournival, Gaigneux et Ansac, tenu dudit châtelain par Monseigneur de Barbenchon, chevalier {d'argent à trois lions de gueules couronnés S or en pal)^ dont un fief ;

35* Fief en la ville de Bulles *, tenu du châtelain par Henri de S. Rimoult {de sable au lion d^argent couronné de gueules) ;

36* Fief à Saint-Rimoult • et Bulles, tenu du châtelain du sire de Barbenchon et de Louis d'Aussy par le même, dont :

7 fiefs à Bulles, Tun nommé Vaux ;

1 CatillOQ, canton de Saint-Just.

» Canton de Breteuil.

' ^ Laigneville, canton de Liancourt. 1539, Christophe Ck>chet et le chapelain de Warty. 1789, Ordre de Malte.

» Mogneville, canton de Liancourt.

* Canton de Liancourt.

' Laigneville, 1789. Héricart de Thury.

^ Fief donné avant 1300 au prieuré de Wariville par J. d*Argillière, comme ayant la confiscation d'Olivier le Dain. D. Vide infra*

* Essuile, canton de Saint-Just. Olivier le Dain, barhier et valet de chambre du roi a acquis de Jean des Croizettes ladite terre et en fit hommage à Monseigneur le 28 janvier 1477, lequel lui a donné ledit jour les droits de ce dehu. Après en Tan 1484 ledit barbier a été pendu à Paris par arrêt de la cour et ses biens confisqués à Monseigneur le comte qui a donné ladite confiscation à Jean d*Argillière écuyer, son secrétaire, en 1485. D. — 1539, Olivier d'Erquinvillier. 1789, de Broé et le comte de Pradines.

37* Fief de la moitié de la terre de Cressonsart ', tenu par Gilles de Nédonchel, chevalier {cTazur à la bande d'argent)^ du château de Glermont, du châtelain de Bulles et de Louis d'Aussy par indivis, duquel sont tenus :

1 fief à Quarières * et 24 arrière-fiefs, à Hondainville, Cambronne *, Avregny *, la Motte-d'Ancourt ', Brenouille * et la forêt d'Halate ' ;

1 fief à Boulaincourt * et 1 arrière-fief ;

2 fiefs à Rouviller • et 3 arrière-fiefs ; 1 fief à Cressonsart ;

38* Fief à Bulles, tenu du châtelain de Bulles et du sieiu* de Barbenchon par Oudard le Serrurier {de gueules à une clef ^argent).

MILLY(f^209)^

Madame Jehanne, dame de Milly et de Pluy [au i de gueules au irêchoir dor à la bordure de gueules^ au 3 fascé d'argent et dazur de six pièces à la bordure de gueules qui est de Picquigny^

> Canton de Saint-Jast. Pour Credsonsacq, v. Infra» p.

* Hondainville, canton de Mouy.

' Canton de Mouy.

^ Canton de Clermont.

' Choisy-la -Victoire, canton de Clermont.

1 Canton de Senlis.

* Agnetz, canton de Clermont.

* Canton de Saint-Just.

>^ Canton de Marseille. La châtellenie de Milly appartenait au commencement du xii« siècle à Manassès de Bulles du chef de sa femme N. de Milly. 11 possédait en même temps par héritage maternel la seigneurie d*Achy et eut, à l'occasion de cette terre, avec son oncle Foulques de Dammartin, évêque de Beauvais, de longs différends qu'il ne termina qu'en consentant à ce qu'elle relevât directement et uniquement de l'évéché. Mais par contre il avait stipulé, nous apprend l'abbé Deladreue (notes sur les Recherches histotnques de M. de Lépinois), que Milly serait dorénavant placé dans la mouvance de Bulles. Pierre de Milly, neveu de Manassès, lui succéda, et ses descendants mâles conservèrent la châtellenie jusqu'au milieu du iw siècle, où le mariage de Jeanne, héritière de Milly, la porta dans la maison de Picquigny. C'est cette Jeanne qui figure au dénombrement de 1373. Nous avons déjà relaté plus haut comment son fils atné Robert, ayant suivi en 1378 le parti de Charles le Mauvais, roi de Navarre, fut dépouille des deux tiers de la châtellenie de Milly qui lui appartenaient et que des lettres du 22 juillet de ladite

202 LE COMTÉ DE CLERMONT EN BfiAUVAISIS.

au 2 et i coupé chargent et de sable qui est d&Milly) tient dudit chatelein de Bulles et de M. de Barbenchon par indivis toute la chatellenie de Milly, c'est assavoir la motte du chastel ^ Tenclos des murs, les gardins, les viviers, la rivière, le moulin, terres arables, bois, prés, cens, le travers de Milly et de Saint- Omer ', les champarts de Milly. Item solait avoir audit Milly

année attribuèrent au duc de Bourbon (Arcb. nat., P 1364*, cote 1332). Celui-ci en fit don peu après à Renaud de Hoye, son chambellan, et à Isabelle de Ferrières, femme dudit Renaud , à titre d'abord viager (10 juillet 1389) , puis perpétuel (6 juillet 1392, Arch. nat., P 1369<, cote 1768 et 1369, cote 1738), sous réserve toutefois du droit de retour en cas d'extinction de leur descendance mâle. Cette clause s'étant réalisée dés la seconde génération, Milly rentra dans le domaine du comté. En 1492, le duc Pierre de Bourbon vendit au maréchal des Querdes, moyennant 25,000 livres tournois^ la terre de Milly ^u comté de Qermont ainsi que celles de Bonneuil-le-Plessier, la Warde-Mauger et la Hérelle, mouvantes de Montdidier. Cessionnaire du maréchal des Querdes dès Tannée suivante (24 février 1493), Pierre de Rohan, maréchal de Gié, prit possession seulement en janvier 1499 et rendit hommage au roi des terres mouvantes de la couronne, pour les remettre le 2 août suivant au duc de Bourbon, contre remboursement des 25,000 livres primitivement versées (Arch. nat., P 1369 », cotes 1783 et suivantes). La cb&tellenie de Milly, ou pour mieux dire^ les deux tiers de cette chatellenie furent compris dans rengagement de 1569. L'autre tiers était demeuré à Renaud de Picquigny, deuxième fils de Jeanne de MUly. Son fils on petit-fils Robert le légua par testament, avec la seigneurie de Cagny, à sa femme Isabelle de Neuville. Celle-ci en fit hommage le 21 février 1486 au comté de Clermont. D'un premier mariage avec Pierre de Boufflers, elle avait eu plusieurs enfants, dont l'afné, Jacques, lui succéda en tous ses biens. Adrien de Boufflers figura en 1539 au procès-verbal de réformation de la Coutume. Le 26 février 1699, le maréchal de Boufflers acquit les deux tiers de la ch&tellenie de Milly du prince de Carignan, engagiste du comté de Clermont. Des lettres patentes du 1»' février 1700 ratifièrent cette acquisition par voie d'échange avec des biens situés à Versailles et à Marly, et la Prévôté royale qui existait de tout temps à Milly fut réunie au duché de Boufflers. Le comté de Clermont fit ainsi une double perte ; outre la diminution de son domaine proprement dit, il eut à regretter l'hommage de toutes les terres qui relevaient de Milly et en arrière-fief de Bulles. Des Boufflers, la seigneurie de Milly passa en 1757 au comte de Saisseval, et en 1783 au comte de Crillon qui figure sur la liste des gentilshommes du bailliage de Clermont, en 1789, comme chfttelain de Milly.

^ Le chftteau ou fort de Milly, qui remontait à la période romaine, joua un certain rôle pendant les guerres du moyen Age et se trouve souvent cité par les historiens de cette époque. Les Anglais s'en emparèrent en 1197 après avoir fait prisonnier, dans une embuscade, Philippe de Dreux, évêque de Beauvais. Edouard III l'occupa en 1346 (Proissart, liv. I, c ux). Il fut détruit en 1442 par les troupes bourguignonnes après un siège de trois semaines vigoureusement soutenu par le bâtard de Lahire, qui s'y était cantonné et mettait à contribution tous les pays d'alentour. Voir à ce sujet Monstrelet. Les derniers vestiges de cette forteresse n'ont disparu que depuis 1834.

' Canton de Marseille.

100 hostos; item à la Saînl-Remy 60 hommes de corps et doit chacun 2 deniers et là deniers à la mort *. 80 arpents de bois où il y a une motte entre Haucourt et Glatigny *. Cens à Buicourt * et moitié de la seigneurie. Item en la ville de Marseille * 39 masures dont une tenue par un éperon par an et les autres à cens de chapons. La justice dans le prieuré de Milly *. Les haies et varennes. Le ban et le tonlieu.

A Troussures •, le manoir, terres, cens et masures, bois de Maleheuse et de la forêt de Cherolles.

Et par tous les lieux dessus dits toute justice et seigneurie ', et se reliève cette chatellenie à Tusage de Glermont et y a cinq sergents fieffés en la manière qui s'enssuit.

Fiefs mouvants de Milly :

1" Fief de la prévôté, tenu par le prévôt de Milly {de gueules à trois épées disposées en bandé) ;

2* Fief de la mairie, tenu par le maire de Milly {de sable à répée d! argent posée en bande, au chef ^argent chargé dun tourteau de gueules à dextre) ;

3" Fief de la sergenterie, tenu par Hues Cavras {d'argent à trois feuilles de rose de sinople) ;

< Par charte du 17 novembre 1400, approuvée de Louis, duc de Bourbon, tant en son nom personnel que comme ayant le gouvernement de son fils aine Jean, comte de Glermont, Isabelle de Ferrières, veuve du sire de Roye, et Renaud de Picquigny abolirent ces droits de morte-main et de formariage, moyennant vingt livres de terre par an au parisis (Louvet, Histoire de Beauvais,]}. 594-599).

*, » Canton de Songeons.

^CheMieu de canton de Tarrondlôsement de BeaUVais. Son territoire était divisé en plusieurs fiefs, que nous retrouverons plus loin.

* Fondé p&r Sagalon de Milly, en 1154, ce prieuré appartenait à Tabbaye de Saint-Lucien de Beanvais. Les bfttlments claustraux et Téglise, placés sous le vocable de Notre-Dame, étaient situés sur la place, près du Thérain. Ils ont été détruits pendant la Révolution (Graveà, Précis statistique^ p. 55).

• Villers-Saînt-Barthélemy, canton d'Auneuil.

"^ Le 26 mars 1396, Regnault de Roye renonça par devant la cour du Bailli de Glermont à la connaissance des nobles et au droit de prévention, qu'il prétendait exercer dans sa seigneurie de Milly, et reconnut que ces droits appartenaient au duc de Bourbon, comte de Glermont, en vertu de son apanage (Arch. nat., P. 1362 «, c. 1037).

4** Fief de sergenterie, tenu par Colart de Milly {de gueules au franc quartier coupé d'argent et de sabk) ;

5** Fief de sergenterie tenu par Vincent GouUois [dor à la tête de hosuf de gueules) ;

6"" Fief de la maison de la maladrerie, tenu par Colinet de Milly^ qui porte comme dessus ;

V Fief à Hanaches *, tenu par messire Regnault de Laudencourt, chevalier {(Pargent à trois losanges d'azur au lambel de gueules) ;

3 fiefs à Hanaches.

1 fiefàEspaux*;

8* Fief à Marcelles *, tenu par Pierre du Bos {paie d'or et de sinople de quatre pièces au bâton en bandes de gueules) ;

9* Fief à Troussures *, tenu par la dame de Saint-Ernoul {au

* Canton de Songeons. Son territoire formait plusieurs fiefs, relevant partie de Beauvais, partie de Clermont. En 1539, Guillaume Alexandre {d'argent à l'aigle de gueules ongle et becqueté d'or), seigneur de la Motte, à Hannaches, comparut à la réformation de la Coutume. Les registres des hommages du comté font mention, en 1609, d'un hommage rendu par le sieur de Crouy pour son fief d'Hannaches. En 1789, le comte de Sarcus comparut à la fois à Clermont et à Beauvais pour la vicomte d'Hannaches, et les sieurs Alexandre et de Caqueray à Beauvais seulement pour leurs fiefs de la Motte et des Châteaux. L'époque de rérection d'Hannaches en vicomte n*e8t pas connue, mais ce titre lui est attribué d'ancienneté par plusieurs contrats, sentences et partages (Ms. Fr., 25,220).

* Omécourt, canton de Formerie.

* Marseille, comme Hannaches, était placé sous la double suzeraineté de révêque de Beauvais et du comte de Clermont, auxquels des lettres royales du 6 avril 1365, déjà citées, avaient permis d'établir dans ladite ville un marché le mardi de chaque semaine (Dom Grenier, t. LIV, fo 41). Ce marché, supprimé pendant les guerres des xv« et xvi« siècle, fut rétabli par lettres de janvier 1595. Un arrêt du Parlement du 31 mai 1636, en attribua exclusivement le produit au seigneur contre l'engagiste du comté de Clermont. En 1539, l'un des fiefs, sis sur son territoire et dit de la Rue du Bois (fief Grognart de Barly, no 27) appartenait à Yespasien de Carvoisin {d'or à une bande de gueules au chef d*azur) et ses descendants le possédaient encore en 1789 avec la seigneurie d'Achy. Le domaine principal était en 1539 aux héritiers d'Adrien de Pisseleu, et en 1789 uu marquis de Causans.

* ViUers-Saint-Barthélemy, canton d'Auneuil. Troussures appartenait en 1539 en partie à Charles Richard, en partie par indivis à Jacques de Mouchy, N. Roger et G. Marcel ; en 1789, à Le Caron de Troussures. Le fief de Mme de Saint-Ernoul était uni au chapitre de Saint-Barthélémy de Beauvais. H.

i (Pargent au lion de sable au 2 d'argent à trois losanges de gueules);

10* Fief à Troussures, tenu par Raoul Paîllouel {de sable à trois losanges d'argent) ;

11** Fief à Senecourt*, tenu par messire Aubert de Hangest, chevalier, seigneur de Fresnoy en Vermandois (d*argent à la croix chargée de cinq coquilles (Tor à une merlette de gueules au côté dextre) ;

12* Fief à Milly, tenu par Jean Dennequin ou d'Ennequin [écartelé au i et i d'or au 2 de sable à rétoile d'argent au 3 de gueules au bâton engrêlé de guetdes), dont :

3 fiefs au Vaut * ;

13* Fief à Cauroy * tenu par messire Cornu de Cauroy, chevalier {d'or à deux fasces de gueules frétées d argent à la bordure cTazur) ;

14* Fief à Therines \ tenu par Chevrel de la Mote {d'or à trois tourteaux de gueules à la bordure d'azur) ;

13' Fief à Milly tenu par Regnault de Milly {coupé d'argent et de sable au bâton en bande de gueules) ;

16* Fief à Bergicourt • tenu par d'Orival {de sable à trois be^ sants d'argent)^ dont :

1 fief abrégé ;

IT Fief à Troussures, tenu par Simon de Vaumain (cornponné de sable et ffor à la bordure de gueules)^ dont : 1 fief à Troussures ;

IS* Fief à Troussures tenu par Jean de Montoiles, l'aîné {(Por à trois loups ou chiens passants de gueules au ventre d^ argent) ;

19" Fief à Troussures, tenu par le même ;

* Bailleval, canton de Liancourt.

* Hameau de Milly. 1539, Pierre du Clément {d'argent et de gueules à une bande de sable),

* Hameau de Milly. 1789, d'Hardivilliers.

* Canton de Songeons. Le fief de la Motte en 1789 à demoiselle d^Anglos d'HerouTal dont Taleul, Charles d*Ânglo8, cheyalier, Tavait acquis en janvier 1647 par échange de François de Carvoisin^ seigneur de Marseille, comme se portant fort de Jacqueline de Rochechouart» son épouse. H.

* Canton de Poix (Somme).

20* Arrière-fief à Bulles , tenu par Jean de Bulles [fascéd^ar* gent et de sable de huit pièces) y dont : 4 fiefs à la Neuville*;

21* Fief à Marcelles, tenu par Philippe de Farecourt, chevalier {échiqueté d^or et de gueules au chef d'argent chargé d'une étoile d'azur à dextre), dont :

4 fiefs à Marcelles ;

22* Fief à Marcelles, tenu par Guerart Guillet {d'argent à trois étoiles d*azur) ;

23*" Fief à Milly, tenu par Baudouin de Fassequéle [d'argent à la fasce de gueules accompagné de quatre merlettes de sable) ;

24* Fief à Milly, tenu par Pierre de Milly {coupé ^argent et de sable à l'anneau de gueules en chef au côté dextre) ;

25* Fief à Milly, tenu par les hoirs du maire de Milly, qui porte comme dessus ;

26* Fief à Monchy-aux-Couleuvros *, tenu par Guillaume de Monchy [de gueules à trois besants d'or)^ dont ;

1 fief à Monchy ;

2T Fief à Marcelles et Villepoix *, tenu par Grongnart de Barly {(f argent à la fasce de gueules chargée de trois besants <For surmontée d'une fleur de lis issante de sable) ;

28* Fief du manoir de Marcelles, tenu par ladite dame de Milly, dont :

2 fiefs à Mervaut ;

1 fief à Villepoix :

2 fiefs à Marcelles, et un arrière-fief;

^ La Neaville-sur-le-Vault. Milly. 1539, Hutin de l*E8pina7 (éTargent à tmt touw de sinopk)^

* Rainvilliers, canton d'Auneuil. 1789, Le Caron de Troussures.

* Saint-Omer, canton de Marseille.

LB COBfTÉ DE CLERMONT EN BEAUVAISIS. 207

29** Fief à Caigny \ tenu par messire Jean de Sains, chevalier, seigneur de Caigny {diapré de gueules et chargent), dont : 12 fiefs à Caigny et 3 arrière-fiefs ; 1 fief à Goyncourt * ;

I fief à Hanvoile ' ;

30** Fîef à Housse^ \ tenu par Jean de Marquais (de gueules à trois croissants (For), dont :

II fiefs à Houssoy, et 2 arrière-fiefs ; 1 fief à Houdenc * ;

1 fief à Anceil-le-Petit ; t fief à Lestant; 1 fief àBuUes; 1 fief à Marquau ; 1 fief à Lestoquel ;

31"* Fief à Monchaux *, tenu par Hector d'Aumecourl {paie (For et de sable de six pièces) ;

* Aujourd'hui Grillon, canton de Songeons. La seigneurie de Cagny était possédée au xve siècle par Robert de Picquigny qui la légua avec le tiers de la chAtellenie de Mîlly à sa femme Isabelle de Neuville. Elle passa alors dans la maison de Boufflers {d'argent à trois mollettes à six rais de gueules posées 2 et i accompagnées de neuf croisettes recroisettées de même trois en chef, trois en fasce et trois en pointe). Adrien de Boufflers comparut en 1539 à la réformation de la Coutume. L'un de ses descendants, François de Boufflers, obtint Térectioa de Cagny en comté au mois de mars 1640 et en rendit hommage sous ce titre au comté de Clermont le 1« juillet 1649. Louis XIV Térigea en duché sous le nom de Boufflers par lettres patentes du 14 septembre 1695, en faveur de Louis-François de Boufflers, maréchal de France, grand bailli de Beauvais. Le duché, devenu pairie en 1708, comprit, outre Cagny, la châtellenie de Milly, les terres de Bonnières, Marseille en partie, Buicourt, Haucourt, Lhéraule en partie, Vrocourt, Troussures, Moimont, Courroy, FouUoy et la Tour-d'Auneuil. A la mort du dernier duc de Boufflers (13 septembre 1751), ses créanciers mirent ses biens en vente * ils furent accpiis par Claude de Saisseval (d'azur à deux^ bars d'argent adossés), en août 1757, et érigés pour lui en marquisat. Des lettres d'août 1782 démembrèrent le marquisat de Saisseval, auquel il ne resta plus que Milly, Bonnières, Haucourt et Boufflers, dont le comte de Crillon, nouvel acquéreur (30 juin 1783}, obtint par lettres de mai 1784, de commuer le nom en celui de Crillon. Ce comte de Crillon, grand bailli d'épée du bailliage de Beauvais, est inscrit au nombre des comparants du bailliage de Clermont en 1789.

* Canton de Beauvais.

' Canton de Songeons.

^ Houssoy, hameau de Milly. En 1597, hommag» au comté du fief de Houssoy par François du Vaulx. H.

* Hodenc-en-Bray, canton du Coudray.

* Saiut-Omer, canton de Marseille. 1539, Jean de Milly. 17^9, d'HardivUliers.

208 LE COMTÉ DE CLERMONT EN BEAUVAIStS.

32* Fief à Buy court *, tenu par dame Marie de Longue Avesne, (parti au l fasce d'argent et de guetdes de six pièces, au 2 de sinopk à técu dor), dont ;

5 fiefs à Espaux, et 4 arrière-fiefs ;

1 fief à Bénecourt *, et 1 arrière-fief; 1 fief à Buyeourt et 2 arrière-fiefs ;

33* Fief à Buyeourt, tenu de Milly et de la demoiselle de Longue Avesne par Simon Le Vasseur (d'or à ta fasce crénelée bas et haut de sable);

34* Fief à Candeville ', tenu de Milly par Mathieu de Candeville {dargent à trois losanges de gueules au lambel cPazur) dont :

6 fiefs à Candeville, dont 1 de la mairie, et 1 arrière-fief;

1 fief à Lonclieu, et 9 arrière-fiefs;

2 fiefs à Blacourt *, et 5 arrière-fiefs ; 2 fiefs à Goyncourt, et 5 arrière-fiefs ;

4 fief à Belloy • et Saint-Omer, et 2 arrière-fiefs ;

3S* Fief à Saînt-Omer *, tenu par Grongnart de Belloy (cTar^ gent à quatre cotices de gueules en bandé), dont : 1 fief à Vrocourt ^ ; i fief à Saint-Omer ;

36* Fief à Marcelles, tenu par la demoiselle de Lardières {échiqueté d^or et de sable) j

> Canton ds Songeons. 1S39, CaîgnarU 1610, (je Monceaux. H.. 1189, de Bois.th,ierry.

* Hameau de Buicourt.

* Hameau de Milly. 1539, dame Bethicy. En 1603 lu>mmage par P. de UaJllencourt, des fiefs de Candeville, Burry, Cardonette et Harchies. H.

* Canton du Condray.

* Hameau de Saint-Omer, canton de Marseille. 1539, Guy de Belloy. En 1602 hommage de Belloy, Saint-Omer et Villers-sur-Bonniëres pai* N.. de Gouffier, dam^ de Créquy H. En novembre 1646, Belloy fut érigé en baronnie pour JLacques dje Roddes {cTazur à l'aigle à 2 têtes éployée d'or et surmontée cTun soleil levant du même). 1789, comte de Bernetz.

* Canton de Marseille. 4539, d'Halluin {d'argent à trois lions de sable couronnés d'or). 1602, N. de Gouffier, dame de Créquy, H. 1789, d'Hardivilliers. Le fief des Mazis, paroisse de Saint-Omer, possédé en 1609 par le sieur de Crouy, H, et en 1789 par la comtesse de Vauchelles.

f Canton de Songeons.

37"* Fief tenu par Boucher de Castenoy {(P hermines au quinte^ feuille de gueules) ;

38" Fief tenu par Jean de Liencourt [tt argent à la fasce de sable au bâton en bande de gueules) ;

39* Fief à Moymont *, tenu par messire Pierre de Milly (coupé d'argent et de sable^ au lambel de gueules), chevalier, seigneur de Moymont;

40' Fief à Milly, tenu par le même, dont :

^ fief à Milly, et 4 arrière fiefs à Houssoy etLuyères';

1 fief à Beaulieu ', et 8 arrière-fiefs à Vrocourt et Molegnies *;

6 fiefs à Auchy-en-Bray * ; et 2 arrière-fiefs ;

1 fief à Hannaches, et 18 arrière-fiefs à Martincourt • et Hanvoîle';

4 fiefs à Harchies ', et 15 arrière-fiefs ;

1 fief à Glategny ', et 3 arrière-fiefs ;

1 fief à Sarcus *® par le seigneur de Sarcus , chevalier {de gueules au sautoir d'argent accompagné de quatre merlettes de même), dont 4 arrière-fiefs;

41" Fief à Marcelles, tenu de Milly, par Andrieu du Crocq (de gueules à trois crocs d'argent) ;

42" Fief au Cauroy ", tenu par le même, dont : 4 fiefs audit lieu ;

* Hameau de Milly, 1339. De Moyencourt {de gueules à la bande d*argent accompagnée de six croix d'argent recroisettées). Uni au duché de Boufflers.

* La Chapelle-aux-Pots, canton du Coudray.

* Loueuse, canton de Songeons.

* Canton de Gournay, Seine-Inférieure.

* Villers-sur-Auchy, canton de Songeons. 1539, Pierre de Baulgis. 1789, Larchier de Courcelles.

•, '', • Canton de Songeons. 1539, J. de Monceaux (échiqueté d'or et de gueules), seigneur d'Hanvoile et de Martincourt. En septembre 1687, François de Monceaux fit ériger HanvoUes, Martincourt, Glatigny en marquisat sous le nom d'Auxi. Sa petite-fille, duchesse de Fleury, comparut à l'assemblée de 1789. Martincourt et Hanroile étaient à la fois dans la mouvance de Clermont et de Beauvais.

* Herchies, canton de Beauvais.

*• Canton de Grandvhliers. 1539, François de Sarcus, évêque du Puy. Sa nièce, Jeanne de Gourlay, porta la seigneurie de Sarcus dans la maison de Tiercelin de Brosses qui la posséda jusqu'au xviii» siècle avec le titre de marquisat (d'argent à deux tierces d'azur en sautoir ^ accompagnées de quatre merlettes de sable). Ce marquisatappartenait en 1789 au marquis de Grasse.

** Courroy, hameau de Milly. Par lettres du 21 mai 1386, Charles VI donna au duc de Bourbon la terre du Courroy, sise près de Milly, confisquée sur Andriet du Crocq, rebelle et partisan du roi de Navarre. (Arch. uat., P 1369*, cote 1771.)

43* Fief à Monstereul \ tenu de Milly, pai» messire Gui de Goy, chevalier (fascécPor et (Pazur de huit pièces au lambel de gueules) ;

44* Fief à Pisseleu*, tenu par messire Drieu de Pisseleu, chevalier {cTazur à trois lions d^argent au bâton en bande de gueules), dont :

1 fief à Pisseleu ; SfiefsàOudeul»;

45* Fief entre Blacourt * et Pisseleu , tenu par ledit messire Drieu de Pisseleu ;

46* Fief à Villepoix ', tenu par le seigneur de Quinquempoix, chevalier {(Tor à cinq châteaux de gueules au lambel d'azur), dont :

7 fiefs à Villepoix ;

2 fiefs à Saint-Omer et Villepoix ;

47® Fief tenant à messire Jean de Picquigny et à messire Pierre de Milly, tenu en arrière-fief de Bulles, par le seigneur de Saveuses, chevalier {de gueules billeté d^or à la bande ^or, dont :

1 fief à Bonniëres • ;

SfiefsàBelloy;

1 fief de la mairie do Belloy ;

48** Fief à Villers-sur-Auchy ' , tenu de Milly par ledit seigneur de Saveuses^ dont :

7 fiefs à Villers :

1 fief à Aumecourt % et 2 arrière-fiefs ;

> Peut-être hameau de Blacourt, canton du Goudray.

* Canton de Marseille. Cette seigneurie était encore en 1603 dans la famille de Pisseleu, suivant le registre des hommages du conUé. 1789, comt3 de Real.

* Canton de Marseille. 1539, Aux Cousteauz, seigneur de la Trompe d*0r à Oudeuil. 1789, comte de Real, seigneur d*0udeuiL4e-Chastel, Ribeauville, Sanguine, hameaux d*0udeuil.

^ Canton du Coudray, partie de Glermont, partie du vidamé de Gerberoy. 1539, Jean de Monceaux. 1789, de Couquault, marquis d'Avelon.

> Saint-Omer, canton de Marseille. La seigneurie de Villepoix. appartenait en 1599 au sieur de Carvoisin. 1789, conktesse de Vauchelles.

* Canton de Marseille. Mi-partie de Clermont et de Beauvais.. 1539,. Antoine de Halluin et dame Alix de Lignières. Uni au duché de BoufÛecs.

'^ Canton de Songeons.

^ Omécourt, canton de Formcrie.

49** Fief à Monlereul-sur-Bresche * , tenu par Sauvage de Brunviller {de sable au Uon d'argent au lambel de gueules) ;

50' Fief à Monstereul-sur-Bresche, tenu par messire Guy de Goy, chevalier, comme dessus (42), dont : ^ fief à Ponchaux, et 1 arrière-fief;

51' Fief tenu de Milly, par Colinet de Milly {de gueules au franc quartier coupé d^ argent et de sable à rétoile de sable à dextre) .

BULLES (f^ 251).

BARBENCHON.

Messire Jehan sire de Barbenchon((far^en/à trois lions en pal de gueules) tient du chàtel de Glermont un fief séant à Bulles * contenant la moitié du donjon contre Loys d'Aussy, ainsi qu*il se comporte ; terres, vignes, 456 arpents de bois. Gens communs à la Saint-Jean. Sa part à la grosse censé, que doivent les maire, pers et échevins de Bulles. Le quart du cens commun de la Saint-Rémy, le quart au travers de Bulles, à ceux de La Fraye, de Laversines et de Fouquerolles, le quart du vivier de Bulles, droits et redevances diverses, dont la voierie d'Ansac • « que l'on doit aller quérir à Ansac et faire savoir à TÉglise le jour, et vaut 22 deniers oboles. »

Le châtel de Bailleul sur Thérain *. A Harmes • 36 hostises

1 Canton de Froissy. 1339, Jean de Goy ou de Gouy, seigneur de Monstrenil et de Ponceaux. Par lettres de juin 1723, les seigneuries de Montreuil, de Ponceaux et de Campremy furent érigées en niarquisat sous le nom de Ponceaux, en faveur d' Anne-François de Paris de la Brosse {cTazur à tme fasce en devise d*or accompagnée en chef de trois roses de même et en pointe €t*une tour aiissi d*or), dont les descendants le possédaient en 1789.

* Voir au dénombrement du ch&telain la note no 1 sur les seigneurs de Bulles et la réunion de ce domaine au comté de Glermont. Voir aussi les notes relatives aux divers lieux où se percevaient les droits.

* Canton de Mouy.

^ Canton de Nivillers. Par lettres de Tan 1200, Philippe-Auguste déclara que Renaud de Mello (trisaïeul par Eustache de Dargies, de Jehan de Barbenchon), avait promis à Philippe de Dreux, évoque de Beauvais» de lui livrer sa maisonforte de Bailleul, quand il en serait requis, et donné pour caution de sa promesse Pierre de Milly, Dreux de Grandvilliers, Aubri du Quesnel, Eude d'Angiviller et Hugues de Gournay (coll. Moreau, t. CI, fo 125). U n'existe plus de vestiges de la forteresse de Renaud de Mello.

* Canton de Noaillcs.

devant en mars une corvée et 7 livres de taille ; item justice et seigneurie en tous les chemins et voieries excepté le grand chemin de la Fontaine au bassin du*pont. AFournival^ 19 masures et demie, droits et redevances diverses, la moitié en tous les frez et voieries contre Le Helle de Campremy.

Sur le donjon de Bulles, qui figure dans la miniature placée en tête de la déclaration ci-dessus, flotte une bannière portant les blasons de Barbenchon et d'Auxi accolés l'un à Tautre.

Fiefs tenus du sire de Barbenchon.

Plusieurs de ces fiefs étaient tenus à la fois du sire de Barbenchon et du châtelain de Bulles, Nous renvoyons pour eux au dénombrement dudit châtelain.

1* Fief du tiers de la sénéchaussée de Bulles, tenu par Jean Le Blond ' {de gueules à une tête d'homme d argent à la chevelure blonde);

2** Fief à Rémérangle ' , tenu par Pierre de Rémérangle [d^ argent à Vécu de gueules à huit merlettes de sable en or le), dont : 1 fief à Rémérangle ;

3** Fief à Harmes\ tenu par Jean Dennequin ou d'Ennequin [écartelé au l et i (Tor, au 2 de sable à Pétoile d argent, au 3 de sable au bâton engréléde gueules sur le tout) ;

4** Fief à Condé *, tenu par Regnault de Framicourt [d'ar^ gent à la fasce de sinople au bâton en bande de gueules) dont : 1 fief à Condé ; S** Fief à Hez •, tenu par Hébert de Turqueteville {d'argent au

* Canton de Saint-Just.

> Le fief du tiers de la sénéchaussée de Bulles fut vendu dans le courant du xv« siècle, au comte de Clennont. D.

* Canton de Clermont. Ce fief, nommé de Béthancourt, fut vendu en 1478 par Charles de Rouveroy à mcssire Jean Régnier, chanoine de Beauvais, qui le donna au chapitre de ladite ville (v. Ch»«. n® 10).

^ Hermès, canton de Noailles. Le fief Hennequin fut retiré féodalement en 1506 par l'abbaye de Froidmont (Deladreue).

* Canton de Nivillers. Ce fief fut, comme les autres fiefs sis sur le même territoire, réuni au xvi» siècle dans les mains de la famille Aubert.

« Villers-Saint-Sépulchre, canton de Noailles. 1539, Pierre de Malingre {(tat^' gent à 3 ruches de sable). 1789, des Courtils de Merlcmont.

sautoir de gueules , accompagné de quatre aiglons de même), dont :

2iiefsàHez;

6* Fief à Matencourt et Abbecourt \ tenu par messire Henri de Lihu3, chevalier {coupé (Tazur et dUor au lion issant d hermines au 1), dont :

1 fief.

7" Fief à Fournîval, tenu dudit de Barbenchon et du châtelain de Bulles par Bertaut de Hargenlieu (V. ch** n"* 22) ;

8** Fief à Rémérangie et Bulles *, tenu par messire Jehan d'Espineuses , chevalier {d hermines à l'écu de gueules chargé d'une étoile dor à dextre) ;

9* Fief de la mairie, tenu par le maire de Fournival {d'argent à six merlettes en orle au bâton en bande de gueules) ;

10* Fief à Harmes, tenu par Eustache de Harmes {d*or à la fasce dHazur chargée de trois besants cPargetit) : — on dit que ce fief est tenu de Tabbé de Froimont par échange fait avec Monseigneur • ; — duquel sont tenus :

2 fiefs;

11* Fief à Monchaux \ tenu par les hoirs Aubry du Quesnel {^argent au chêne à deux têtes de sinople au bâton en bande de gueules) ;

12* Fief à Bailleul', tenu par madame Agnès de Heilly, dame

* Abbecourt, canton de Noailles, et Matencourt, 83n hameau. Ce fief fut réuni, au xv« siècle, à la seigneurie de Lépine. 1789, de Gaudechart.

* Ce fief était en 1500 à Pierre Dargillière. D.

> Cette indication parait se référer à l'échange conclu en 1402, entre Louis II, duc de Bourbon, et Tabbé de Froidmont, ce qui indiquerait que quelques remaniements ont eu lieu à la copie du dénombrement de 1373.

^ Hameau de Bulles.

* Le fief de Heilly, à Bailleul, fut donné en 1451 par dame Agnès de Heilly à son neyeu bfttard, Pierre de Bailleul. D. Ce fief passa par acquisition, au xvii« siècle, dans la famille du Mesnil (d'azur à trois cygnes d'argent couronnés et colletés d'or) qui possédait depuis 1497, sur le même territoire, Tun des fiefs de Hfathieu d'Ansauvillers, celui de la Mottelette. D. L*autre fief de Mathieu d'Ansau- ▼illers, pour lequel Artus Dagombert comparut en 1539 à la réformation de la Coutume, était avant 1600 réuni au précédent (Deladreue, Froidmont). En 1789, René de Gaudechart^ seigneur de Lépine.

de Séchelles [au i d'azur frété (Tor^ au 1 de gueules à la bande fuselée d^or, qui est d'Heilly), dont :

1 fief à BaiUeul ;

S arrière-fiefs à Harmes ;

13** Fief à Sainl-Rémy à TEau * tenu par le seigneur de Quinquempoix, chevalier {dor à cinq châteaux de gueules au lambel dazur) ;

14** Fief à Bailleul-sur-Thérain *, tenu dudit de Barbenchon et de Louis d'Aussy par messire Mathieu d'Ansoviller, chevalier (efor à la bande fuselée de gueules au lambel d'azur), dont :

3 fiefs à BaiUeul;

2 fiefs à Harmes, et 4 arriëre-fiefs ;

15** Fief à Harmes •, tenu par indivis de Tabbé de Froimont et du seigneur de Barbenchon par Pierre Malepoe {dargent à la main étendue de gueules), duquel :

8 fiefs à Harmes.

16** Fief à Hez, tenu dudit de Barbenchon et de Hébert de Turqueteville, par Lestonné d'Aunoy {coupé de gueules et dar^ gent à l'étoile d'or au côté dextre du chef) ;

17** Fief à Mancellier *, tenu du même par Jeannot de Morelle {de sable à trois étoiles d'argent) ;

18** Fief à Harmes, tenu dudit do Barbenchon et de Tabbé de Froimont par Jacques de Francastel {(Tazur à la tour (Tor au bâton en bande de gueules), duquel :

8 fiefs à Harmes ;

19** Fief à Harmes et Marguerie * tenu du même par ledit Jacques de Francastel ;

< Canton de Saint-Jast. Une partie de Saini-Rémy relevait directement de Clermont. V. Infra.

* Voir la note 5 la page précédente.

* Les reliefs du fief Pierre de Malepoe, comme ceux d'Eustache de Harmes (supra n» 10) et de Jacques de Francastel (infra n® 18) étaient dits en 1500 appartenir par échange à Tabbé de Froidmont. D.

^ Vraisemblablement Mancilly, hameau de Villers-Saint-Sépulchre, canton de Noailles.

» Hameau de Hermès. 1789, Aux Cousteaux, seigneur de Marguerie et Wapecourt, même territoire.

20"" Fief à Fumechon, tenu dudiide Barbenchon et du châtelain de Bulles par indivis par Charles de Fumechon (V. ch**n* 1), duquel :

1 fief à Wavegnies ;

2 fiefs à Fumechon ;

3 fiefs à Fouquerolles;

1 fief à Pauquechon, et 1 arrière-fief;

21' Fief à Bulles, tenu du châtelain de Bulles et du seigneur de Barbenchon, par messire Oste Havet, chevalier (V. ch'* nM2);

22* Fief à Fournival, tenu des mêmes par Le Helle de Campremy, chevalier ( V. ch*' n' 14) ;

23* Fief à Bulles, tenu du même par Oudart le Serrurier, (V. ch»*n«39);

24* Fief à Fariviller, tenu des mêmes par messire Jean de Gocourt, chevalier (V. ch** n" 8), duquel :

1 fief à Sainte-Eusoye ;

2 fiefs à Rémérangle ;

5 fiefs à Thieux, et 1 arrière-fief ;

25* Fief à Sailleville, tenu des mêmes par Jean, seigneur de Bazentin, chevalier (V. ch'^n* 33), dont :

1 fief à Sailleville, et 3 arrière-fiefs à Moignevillette, et à Angicourt;

1 fief à LaigneviUe, et 1 arrière-fief;

26* Fief à Sailleville, tenu des mêmes par monseigneur le duc de Bourbonnais (V. ch*' n** 32) ;

27* Fief à Camoux, tenu par Pierre Fauquet ;

28* Fief à Saint-Rimoult, tenu des mêmes par Henri de Saini-Rimoult, dont :

1 fief à Bulles, et 2 arrière-fiefs ;

1 fief à Haudivillier ;

1 fief à Houssoy et au Plessier-sur-Bulles.

29* Fief à Bulles, tenu par demoiselle Jeanne de Ruisseloy,

{d! argent à la fasce de sable frété d'or à sept merlettes de sable en orlé) dont :

1 fief àRémérangle.

30' Fief à Bulles, tenu dudit de Barbenchon et de Louis d'Aussy par la dame d'Aussy, mère dudit Louis {au 1 échiqiieté dor et de gueules^ au 2 coupé au 1 dor à la merlette de gueules, au 2 d'azur à 4 besans d'or, qui est deMelun).

Madame Jehanne dame de Milly, tient dudit de Barbenchon et du ch&telain de Bulles les ville, chàtel, et chàtellenie de Milly avec les fiefs et arrière-fiefs que on tient d'elle, lesquels elle a baillés par dénombrement audit châtelain de Bulles et audit de Barbenchon, comme il appert et est déclairé audit dénombrement baillé audit châtelain, avecque toute justice et seigneurie, haute, moienne et basse.

Suit la liste des arrière-fiefs en tout conforme à celle donnée ci-dessus.

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