‹ Le comté de Clermont en BeauvaisisChapitre 4 sur 81 · CANTON · texte numérisé non relu

CANTON

Si Ton résume les indications fournies par la liste qui précède, on trouve que les cent soixante-cinq villages et lieux habités, placés en 1303 dans le ressort du comté de Clermont, appartenaient à onze doyennés ecclésiastiques, entre lesquels

ils se répartissaient de la manière suivante ^ : Clermont, 35 ; Pont, 39; Breteuil, 16; Mouchy, 15; Montagne, 15; Bray, 9; Ressens, 9; Coudun, 4; Beaumont, 3; Conty, 11 et Grandvilliers, 7 , ces deux derniers du diocèse d'Amiens. Il y avait en outre trois localités, dont nous n'avons pu parvenir à retrouver et indiquer la position. Cette dissémination des mouvances, ce défaut de groupement nous semblent une démonstration complète de Tassertion émise au début que le comté de Clermont ne se serait constitué que par des accroissements successifs, et n'aurait correspondu à aucune division naturelle ou politique antérieure,

3. Louis I" (1318-1341). Né vers 1279 ou 1280, à Clermont, Louis fils aîné de Robert lui succéda en 1318. Il se trouvait déj^ alors, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, préposé depuis plusieurs années à l'administration des domaines paternels. Ce fut lui, au dire de Pasquier {Rechei^ches de la France, p. 478), qui « prit le surnom de Bourbon, pour lui et sa postérité, retenant toutefois à soy les armes de France au baston de gueules, témoignage asseuré à ses survivans de son extraction royalle , et de là en avant ce fut une loy en ceste famille que le père portait le titre de duc de Bourbon, et son fils aisné, celui de comte de Clairement. »

Louis fit ses premières armes en 1296, dans la campagne de Flandre, et fut armé chevalier l'année suivante. Il se distingua au combat de Courtray (1302) ainsi qu'à la bataille de Mons-en- Puelle (1304), où il menait neuf compagnies d'hommes d'armes formées de ses vassaux, que le droit féodal l'obligeait de fourwr au roi. (Désormeaux.)

En 1310, Philippe-rle^Bel lui donna l'office de chambrier de France, vacant.par le décès du comte de Dreux (1309). C'était une des quatre grandes charges de la couronne, qui conférait à son titulaire le privilège de souscrire les chartes des souverains,

< Voici la répartitiou actuelle par canton : Clermont, 34 ; Lioncourt, 21 ; Saint- Jast, 21 ; Songeons, 10; Creil9 ; Moay, 9 ; Noailles, 7 ; Estrées Saint-DenisJ ; Marseille, 6 ; GrandyiUiers, 6 ; NiTillers, 5 ; Le Coadray, 2 ; Formerie, 2 ; Auneuil, 2 ; Maignelay, 2 ; Froissy, 2 ; Ôeanvais, 1 ; Méru, 1 ; Compiègne, 1 ; Ressons, 1 ; Ck)nty 12, et Poix 1. Au total, 22 cantons, dont 2 appartenant au département de la Somme.

et de prendre part au jugement des pairs. Le chambrier avait la surintendance des ornements et bijoux royaux ainsi que du trésor particulier. Sa juridiction s'étendait sur dix-sept corps de marchands et d'artisans ; il jouissait à Paris de beaucoup de cens et de rentes, qui lui donnaient droit de justice et de contrainte. Son office constituait une sorte de fief à vie, tenu à foi et hommage, et qui se transmit dans la maison de Bourbon jusqu'à l'époque de la défection du connétable *.

Cette même année 1310, Louis de Bourbon épousa au mois de septembre Marie de Hainaut, fille puînée de Jean II d'Avesnes, comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise, et de Philippe de Luxembourg. La dot de la future s'élevait à 42,000 livres *•

En 1315, nous trouvons le comte de Clermont, servant à ses dépens, dans l'expédition de Flandre, expédition qui n'eût du reste que de pitoyables résultats, et ayant obtenu du nouveau roi Louis X, pour s'indemniser, la faculté de lever une aide sur les gens taillables de ses domaines. La répartition de cette aide, dans le comté de Clermont, fut confiée à messires Pierre de Chappes et Régnant de Fayel, lesquels comprirent dans leurs rôles les habitants de la Neuville-en-Hez, pour 60 livres tournois. Ceux-ci s'exécutèrent, mais se pourvurent aussitôt par devant leur seigneur, arguant des franchises que leur conférait la charte du comte Raoul, et ils obtinrent à la date du 13 août 1315, des lettres de non préjudice, dont copie figure au f* 129 du Mss, Fr. 20,082.

Le règne de Philippe V est une époque importante dans l'histoire des finances et des monnaies. A l'organisation des services du recouvrement et du contrôle sur des bases plus rationnelles correspondit une tentative de suppression, par voie de

* François I«' en disposa alors en faveur de son troisième fils, le duc d'Orléans, à la mort duquel (1545) la charge fut supprimée et ses attributions réparties entre les premiers gentilshommes de la Chambre et le grand-mattre de la garderobe.

• Jean H d'Avesnes étant mort en 1304, ce furent sa veuve Philippe de Luxembourg et son fils et successeur Guillaume qui figurèrent au contrat et s'engagèrent au paiement de la dot (22 septembre 1310, Huillard-BréhoUes, n» 1289). Marie de Hainaut portait : écartelé au 1 et 4 d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules qui est de Flandre, au 2 et 3 d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur qui est de Hollande.

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remboursement, du droit de fabrication dont jouissaient encore un certain nombre de barons et de prélats en France. Louis de Bourbon figurait parmi ceux-ci à un double titre, comme comte de Clermont et comme seigneur de Boiu^bon. Le 27 janvier 1320 (1321), il rendit, bailla et délaissa perpétuellement à toujours, à Philippe et à ses successeurs rois de France, ses coins et ses monnaies de ses comté de Clermont et baronnie de Bourbou, s'engageant tant en son nom personnel qu'au nom de ses hoirs et successeurs, an y plus ouvrer ni tenir coing, ni faire monnaie. Le prix de la cession avait été fixé à quinze mille livres de bons petits tournois *.

Les habitants de la ville de Clermont continuaient à jouir des privilèges et franchises qui leur avaient été octroyés par la charte de 1197. CependantUsembleraitque certaines des dispositions de cette charte f oiu^nissaient matière à difficultés, car en mai 1 32S, ils présentèrent requête à Louis de Bourbon, alors à son chàtel de Clermont pour en obtenir la confirmation *. Celui-ci, après s'être fait lire et exposer en français les lettres de son prédécesseur le comte de Blois, déclara en approuver le contenu sous certaines réserves, toutefois, stipulées de la volonté et consentement tant des pairs que des habitants, et qu'il formulait ainsi : « Au temps a venir toutes les foiz que les quatre cas ou l'im des quatre avendront en nostre temps ou au temps de noz successeurs contes de Clermont, c'est assavoir se nous ou nostre successeur aUons

^ L'acte de ceesion est en original aux Ardiives nationales, J. 459, no 46. Son texte est fonnel et comprend aussi bien les monnaies de Clermont que celles de Bourbon ou plutôt de Souvigny, que Louis possédait en commun avec le prieur dudit lieu. Nous devons toutefois dire que si les numismates ont conservé et décrit des types des seconde^ ils n'en possèdent aucun des premières. On pourrait même ajouter que Louis de Bourbon n'est inscrit que pour sa monnaie de Sou- Vigny dans la célèbre ordonnance de 1315. Mais l'auteur du Dictionnaire de Numismatiqtie (encyclopédie Migne) fait observer que cette ordonnance ne comprend pas tous les seigneurs qui conservaient encore en France le droit de battre monnaie.

* Déjà quelques années auparavant, les habitants de Bulles s'étaient également adressés au comte de Clermont pour qu'il confirm&t, en sa qualité de suzerain, la charte de commune^ que Guillaume de Mello et Robert de Conti avaient concédée à leurs aïeux en 1181, et que Vitasse de Conti venait (1296) de sanctionner à nouveau. Le comte obtempéra à leur désir, en décidant toutefois que dorénavant la connaissance des cas de viol et d'homicide, qui étaient rachetablesrunpour 67 sols, l'autre pour dix livres,^ serait réservée à sa cour. (Graves, Précis du canton de Clermont, p. 66.)

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outre mer, item se nous ou nostre successeur estions en prison, dont Diex nous gart, item se nous ou nos successeurs faisions un de noz filz dievalier, item se nous ou notre successeur marions une de noz filles ; en chacun de ces quatre cas li homme et li habitants paieront trois cenz livres parisis, toutes foiz que li quatre cas avendront, ou li uns des quatre, et est à entendre que tant pout nous que pour chascun de nos successeurs contes de Qermont, ils ne paieront que de la chevalerie d'un fils et du mariage d'une seule fille, laquelle sonmie d'argent li hommes et li habitantz dt la dite ville paieront à nous ou à noz successeurs quant li cas avendront, et ce aucun des habitantz estait contraire du paier, nous conte de Clermont et ceux qui de nous aiuront cause, leur prometons à faire le constraindre de paier avec les autres, et est assavoir que du temps passé de touz les quatre cas qui sont avenuz nous les avons quittez et quittons excepté le cas de nostre chevalerie duquel il paieront trois cenz livres maintenant, tant seulement, car nostre père, que Diex absoiUe, nous fist chevalier et en fist demande en son temps. Et sera l'imposition faite toute les foiz que li cas adviendra par trois des pers et trois des moiens esleuz par le commun, lesquelles sis personnes jureront sur sainz évangiles par devant le baillif de Clermont de faire l'imposition bien loialement à leur povoir; item comme il soit contenu en la dite charte ci-devant escripte en ces paroles : mecum vel cum mandata meo in exercitum et expeditionem ibunt siciU soient quoties subfnoniti fuerunt; nous les déclairons en ceste manière que lesdiz habitanz chascun selon son pouvoir vendront avecques nous ou avec nostre mandement en notre ost ou chevauchiée par toute nostre dite conté et dedenz les ressors d'icelles. » (Archives nationales, J, 167 pièce 1 et P. 1,362, c. 1102.)

Ce n'était pas seulement pour sa chevalerie que Louis de Bourbon songeait alors à réclamer des habitants de Clermont l'aide de trois cents livres, c'était aussi pour l'un des autres cas prévus par la charte, celui d'un voyage outre mer. Il y avait nombre d'années déjà qu'il nourrissait le projet de ce voyage, qu'il l'avait annoncé publiquement comme Texécution d'un vœu fait par son père, et qu'il avait adressé à la France et mèm^ à la chrétienté tout entière un appel auquel beaucoup s'étaient dé-

clarés prêts à répondre \ En 1318, Philippe V, s'associant à cette pensée de croisade, Tavait nommé capitaine général de tous les gens d'armes qu'il devait envoyer en terre sainte avant d'y passer en personne ; il s'était engagé en outre à faire en sorte de lui procurer le concours du Saint-Siège, lequel l'autorisa, en effet, à percevoir pour les préparatifs de l'expédition 25,000 livres sur les revenus de l'archevêché d'Auch vacant depuis plusieurs années. Parvenu au trône, Charles FV renouvela (avril 1322) les promesses et les concessions faites par Philippe au comte de Clermont. Celui-ci entre temps, toujours dans le même but, avait acheté d'Eudes, duc de Bourgogne, pour le prix de 40,000 livres tournois, tous les droits et actions qui pouvaient lui appartenir du chef de son frère Louis, prince de Morée, tant sur la principauté d'Achaie que sur le royaume de Salonique (14 avril 1321, n. s.)*. Nonobstant, la croisade ne devait pas avoir lieu, entravée qu'elle fut par diverses circonstances et finalement par les débuts de la guerre de cent ans. Après avoir consommé beaucoup de temps et de peines, Louis de Bourbon dut y renoncer et se faire relever par le pape Jean XXII de ses vœux et engagements (4 septembre 1333).

4. Cependant Charles IV avait, ainsi que nous l'avons dit, succédé sur le trône de son frère Philippe V (janvier 1322).

Ce troisième et dernier fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre était né en 1294 au château de Clermont, et cet heureux événement, nous apprend Graves {Précis statistique, p. 79) y avait été fêté par de grandes réjouissances, qu'interrompit la mort subite de Jean de Briènne, comte d'Eu, oncle de la reine, qui était venu assister à ses couches. Il avait conservé pour le lieu de sa naissance un sentiment de prédilection et, devenu roi, voulut le réunir au domaine de la couronne ; il en proposa donc l'échange à Louis de Bourbon qui accepta. Les actes relatifs à cet échange sont en date du mois de décembre 1327 (Huillard-Bréholles, n^» 1849 et 1850), et furent passés au

> Sar ce projet de croisade de Louis I«' de Bourbon (1316-1333), voyez un intéressant article de M. de Boislisle inséré dans V Annuaire delà Société de l* Histoire de France, année 1872.

* Huillard-Bréholles, Titres de la maison de Bourbon, n» 1589. En énonçant le fait, Désormeaux ajoute que « la postérité de Louis renonça sagement à un tilre que personne ne lui avait contesté. »

Louvre, près Paris. Lt)uîs céda le comté de Clermont, qu'il promit de dégager de toutes les charges qui pourraient y avoir été mises pour cause du douaire de sa femme ou de tout autre douaire, et reçut en compensation le comté de la Marche, les châteaux et châtellenies d'Issoudun, de Saint-Pierre-le-Moutier et de Montferrand, de façon à lui parfaire 1,500 livrées de revenu '. En même temps ces terres étaient unies à la baronnie de Bourbonnais pour être érigées avec elle en duché-pairie. « Nous espérons, disaient les Lettres patentes, que la postérité du nouveau duc, marchant sur ses traces, sera dans tous les temps rappui et Tomement du trône. »

Charles lY n'a laissé comme comte de Clermont que deux souvenirs. Ce fut à lui que la ville dut, sinon la construction entière, du moins Tinitiative de la construction de sa première enceinte fortifiée*. L'autre souvenir est moins favorable et témoigne de l'esprit d'envahissement qui animait alors l'administration royale. A peine l'annexion était-elle consommée, que le bailli de Senlis requit les habitants de la ville de contribuer à l'expédition de Flandre soit de leurs personnes, soit en payant subside. Ceux-ci s'y refusèrent, arguant de leurs anciens privilèges ainsi que de la transaction récemment intervenue avec Louis de Bourbon, aux termes de laquelle et moyennant l'engagement par eux pris d'acquitter dorénavant une aide de trois cents livres dans quatre cas, spécifiés en ladite transaction, ils n'étaient tenus au service militaire que dans le ressort du comté. Le bailli ayant insisté, ils adressèrent immédiatement une supplique au « roi et à son noble conseil » qui évoqua l'affaire (Archives nationales J. 167, pièce 2). Elle ne devait pas avoir de suites. En effet, Charles IV étant mort le 31 janvier 1328 (1329), Philippe VI, son successeur, remit presqu'aussitôt Louis de Bourbon en possession du comté de Clermont que, suivant du Puy, il érigea pour lui en 1331 en pairie*. Il

> Ces 1,500 livrées de terre ne représentaient pas le revenu du comté de Clermont, car un article spécial du contrat portait engagement de bailler à Louis d'autres terres pour compenser la plus value dudit comté. (Huillard Bréholles, no 1851.)

« Graves, Précis statistique, p. T7.

> Des Droits du Roi^ p. 781. Le fait de cette érection, dont nous n'avons pas trouvé les lettres, est également affirmé par ÏÉtat de la France, (Voyez notamment édition de 1727, t. III, p. 24.)

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reprit Issoudun, Saînt-Pierre-le-Moutîer et Montferrand, mais laissa au duc le comté de la Marche comme compensation des 2,000 livres de rente à héritage qu'il possédait sur le trésor du chef de sa femme, en vertu de lettres de Philippe le Long, de novembre 1317 *.

5. Louis de Bourbon était de nouveau comte de Clermont le 21 juillet 1324, jour où il fit rédiger à Lyon les conventions et accords arrêtés entre lui et les procureurs de Hugues, roi de Chypre, au sujet du mariage projeté entre Marie sa fille et Guy de Lusignan. (Huillard-Bréholles, n* 1,893.) Nous trouvons dans le même recueil deux autres actes de ladite année 1329, relatifs à Clermont. Le 6 novembre, le duc de Bourbon assigna à l'église du Mont-Saint-Michel, en Normandie, 32 livres tournois de rente amortie à prendre sur le travers de Creil, pour la fondation de trois cierges qui devaient être allumés devant Tautel Saint-Michel, sur les chandeliers d'argent qu'il avait donnés à cette église, pendant les trois jours de la fête du saint*. Le 14 décembre suivant il fit don de cent livres parisis de rente annuelle à prendre sur les émoluments de la prévôté de Clermont à Jean de Nesle, seigneur d'Offémont, lequel lui en prêta foi et hommage et s'obligea, en outre, pour lui et ses hoirs seigneurs d'Offémont, à ne jamais transporter ladite rente hors de sa main. C'était ce qu'on appelait un fief en l'air ou fief volant, création assez usitée à l'époque par les grands vassaux comme par les souverains pour augmenter le nombre de leurs hommes

^ C*est ce qui résulte d'une enquête ordonnée vers 1331 par Philippe de -Valois, concernant deux échanges consentis en faveur du duc de Bourbon par les rois Philippe V et Charles IV, échanges dont la Chambre des Comptes proposait Tannulation pour cause de lésion. 11 y est dit que rechange relatif à Clermont ayant été rétracté pour certaines causes, le comté de La Marche avait été néanmoins laissé au duc pour 2,000 livres de rente à héritage qu'il prétendait sur le Trésor, mais qu'en réalité il n'avait droit qu'à 1,280 livres. (Huillard-Bréholles, no 1940.) Une décision du 10 juin 1338, par laquelle Philippe VI fit remise à Louis de Bourbon de tout ce qu'il pouvait devoir à l'État depuis le temps passé jusqu'à la date d« ladite décision, mit fin à la procédure entamée par les gens des comptes.

* En 1330 nouvelle donation pieuse plus importante en faveur de la Chartreuse établie près Paris. Louis affecte à la fondation d'un autel dans l'église de ce monastère une rente de 4 livres parisis sur la mairie des Hayes ; il y ajoute pour l'entretien de trois frères une autre rente de 51 livres parisis à prendre tant sur ladite mairie des Hayes que sur la censé qu'il a en la ville de Brenouille. (Huillard-Bréholles, no 1930.) 16 janvier 1382. Lettres confirmatives de Charles VI.

En février 1331 (n. s.) Philippe VÎ, à la demande de Louis de Bourbon, annexa au comté de Clermont la terre de Lardiëres près Méruy que celui-ci venait d'acheter de Jean, dit Brunet, et qui avait relevé jusque-là de la châtellenie de Beaumont-sur- Oise ; il l'autorisa en même temps à donner ladite terre en fief à Drue de Roye et à en recevoir Thommage^ quoique cet hommage appartint au roi. (Huillard-Bréholles, n* 1,943 et Douetd'Arcq, Recherches sur les comtes de Beaitnumt^sitr^Oise.)

La confiscation prononcée par le Parlement contre Robert d'Artois devait quelques années après valoir au ressort du comté de Clermont un accroissement nouveau. Philippe VI, en considération des bons services de son cousin, lui donna à perpétuité le 25 janvier 1337 deux domaines provenant de cette confiscation, Franconville et Baillet en France*, qui rapportaient 600 à 700 livres parisis de revenu. (Huillard-Bréholles, n"* 2,149.)

Le duc de Bourbon ne survécut pas longtemps à une trêve de deux ans qu'il venait de ménager à Arras entre Philippe VI et Edouard d'Angleterre. Il mourut en janvier 1341 (1342) et fut inhumé, conmie son père, à Paris, dans l'église des Jacobins de la rue Saint-Jacques. « Le roi perdit en lui, dit Désormeaux, rhomme le plus sage de son royaume, le seul peut-être dont l'expérience et l'autorité fussent capables de prévenir ou de réparer les maux, sous le poids desquels la France manqua de succomber. »

De Marie de Hainaut, qui mourut en 1354, il avait eu :

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