‹ Le comté de Clermont en BeauvaisisChapitre 42 sur 81 · CHAPITRE l · texte numérisé non relu

CHAPITRE l

Louise de Savoie, comtesse de Clermont; sa mort. Charles France, duc d'Orléans, comte de Clermont. Il meurt se alliance; retour du Comté à la couronne. Compte 1546-1547 . Etat au vrai de la chàtellenie de CreiL Corn de 1550-1551. Le Comté de Clermx>nt fait partie douaire de Catherine de Médicis. Projet d'engagement Clermont et de Creil au duc Eric de Brunswick.

La transaction, intervenue entre François I" et Louise Savoie sa mère, par-devant les notaires jurés commis établis en la ville et prévôté de Chauny, le 25 août 1527, av attribué à cette princesse la presque totalité de la successi de Suzanne de Bourbon et notamment le comté de Clermc en Beauvoisis, avec tous les domaines dont d'heureuî acquisitions avaient successivement accru cet apanage p mitif de Robert de France. L'attribution n'avait eu toute! lieu que sous la réserve expresse de réversion à la couroni déc^s advenant do la nouvelle propriétaire. La Domb

charge de rachat perpétuel. Enfin, les officiers, serviteurs et domestiques du duc, que celui-ci enverrait en France pour le régime, gouvernement et administration de ses nouveaux domaines, seraient affranchis de toutes tailles et impositions tant ordinaires qu'extraordinaires et, le cas échéant, du droit d'aubaine. L'entrée en jouissance était fixée au 5 août précédent.

Choppin mentionne rengagement du 13 août 1569 comme un type intéressant des contrats de cette nature, et c'est pourquoi j'en reproduis le texte en annexe (1).

Le duc d'Alengon s'était engagé à faire ratifier dedans la huitaine l'acte qu'il venait de signer par lettres-patentes du roi. Ces lettres, en date à Amboise du 17 août (2), contresignées Brulart, furent lues, publiées et enregistrées au Parlement le 6 octobre suivant (3). A la même date du 17 août, le roi s'était engagé vis-à-vis du duc de Brunswick à le laisser jouir dix ans durant du comté de Clermont, nonobstant la faculté de rachat.

La ratification de Catherine de Médicis, également stipulée dans l'acte du 13 août, fut donnée par elle le 13 septembre à Marmoutier (4).

(i) Annexe B. — L'obligation de passer les contrats d'engagement devant notaire dura jusqu'au règne de Henri IV.

(2) Arch. nal., X»- 8628 f. 203.

(3) Le Parlement avait fait des réserves ; il réclamait la justlGcation que les sommes portées au contrat étaient entrées es coffres du roi et avaient tourné à son profit. Un nouvel arrêt du 2 juin 1576 donna acte au duc de Brunswick de cette justification.

(4) Elle était ainsi conçue :

« Catherine, par ki grâce de Dieu, Reine de France, mère du Roi, à tous ceux (jui ces présentes lettres verront, salut : Gomme pour subvenir aux grandes et urgentes affaires qui sont à présent en ce royaume, procédant à- raison de la précédente guerre concernant la tuition et défence de ses États, notre très clier seigneur et fils eut été contraint lever et emprunter plusieurs grosses sommes de deniers, et à ces fins aliéner et engager grandes parties du domaine royal, et entre autres ayt naguère par notre consentement, baillé, délaissé et vendu à faculté de réméré perpétuel, au seigneur Eric, duc de Brunswick, le comté de Clermont en Beauvoisis, avec ses membres et cbatellenies qui en dépen-

La Chambre des Comptes, à laquelle dut être soumis comme au Parlement le contrat d'engagement, se montra moins accommodante que ce .dernier ; elle formula, le 18 novembre, des réserves. Mais par lettres du 30 décembre, datées de Villers-Cotterêts, le roi lui enjoignait de passer outre et de procéder à l'enregistrement pur et simple. Elle déféra à l'injonction le 6 janvier 1571 par arrêt conçu en ces termes :

« La Chambre, du très exprès commandement de S. M. Roy par plusieurs et diverses fois réitéré, faisant droit à iceluy duc sur les lettres de jussion par lui obtenues, a ordonné et ordonne qu'il jouyera de l'effet et contenu en icelles suivant le vouloir et intention de S. M., à la réservation toutefoys des foys et hommages et serments de fidélité des vassaux dudit comté, chatellenie de Creil, terres et seigneuries qui en deppendent, les profflts et émoluments d'iceux réservés audit duc ; Ensemble des deux arpents de boys de haulte futaye à luy accordez pour son chauffage (1), en récompense desquels luy a attribué la somme de 500 livres tournois par

dent, y compris la chatellenie de Creil et les terres de Remy, Gournay et Moyenneville, et ce pour la somme de 360,000 1. t. selon qu'il est plus au long contenu et déclaré sur le contrat passé à Paris par notre très cher amé fils le duc d'Alençon, procureur du roi notre seigneur et fils et de nous le 13'"'' jour d'août dernier, lequel contrat de vendillon fait par notre très cher fils le duc d'Alençon, nous avons pour bien agréable et nous avons iceluy ratifié et approuvé, ratifions et approuvons par les présentes que nous avons à cette fin signé de notre main et à icelles fait mettre notre scel. »

Nonobstant ce désistement, Catherine de Médicis, mettant à profit la réserve insérée dans le contrat du 13 août relativement aux biens marmentaux (bois de réserve), se fit attribuer, par lettres royales adressées le 5 mai 1571 au maître particulier des eaux et forêts de Clermont, vingt arpents de bois de haute futaye à prendre dans la forêt de la Neuvilleen-Hais, pour la charpente de la couverture du palais et maison qu'elle faisait bâtir aux Thuilleries lèz la ville de Paris. Arch. nat., X** 8629-

(1) Aux termes du contrat du 13 août le duc de Brunswick et ses héritiers, tant qu'ils jouiraient du domaine engagé, avaient droit à 2 arpents de bois de haute futaie à prendre en la forêt de Senlis ou de Compiègne.

an, pour être distraite de l'évaluation qui sera faite de terres, avec la somme à quoy se trouveront monter l€ et aumônes, gages d'officiers et autres charges ordi étant sur les recettes et domaines desdits lieux, qu< duc mettra pour chacun au es mains du receveur orc dudit comté pour en faire le payement en l'acquit du I compter en ladite Chambre. » L'exemption des tail faveur des serviteurs du duc fut en outre subordonnée Chambre, à la condition qu'ils ne fissent aucun In marchandises et ne tinssent aucune ferme.

— Dès l'enregistrement du contrat du 13 août par le ment, Jehan de Neufville, seigneur de Chantelou, tn de France, en la charge d'outre-Seine et Yonne, désig le duc d'Alençon pour procéder à l'évaluation du rêve domaines engagés, s'était mis à l'œuvre, et le 26 ( bre 1569 il déposait 8 cahiers, desquels résultait que ce i devait être estimé à 20,916 livres tournois, 13 sols picte tournois; mais il avait omis d'appeler à concc son travail l'expert désigné par le duc de Brunswiclc, Lefèvre de Caumartin, général des finances en la généralité d*outre-Seine et Yonne. Par requête adres Roi en son conseil privé, le mandataire du duc releva gularité commise et, protestant contre cette évaluatl( dépassait d'un cinquième celle portée au contrat, de qu'il fût admis à la contester.

Saisie par renvoi du Conseil privé, la Chambre des O commit deux de ses membres, Paris Hesselin et Jehai gillière (1), pour ouïr les parties et procéder à la revis travail des commissaires, plusieurs fois interrompu, pas encore abouti en 1574, que des lettres du Roi, datées gnon, prescrivirent à la Chambre de transmettre sans d Conseil privé les résultats de leurs évaluations sommai Le total s'élevait à 18,521 livres tournois et ce fut vi blablement en prenant ce total pour base que le Conse

(1) O dernier, originaire de Clermont, descendait du li< général du bailliage en 1539.

(2) Voir annexe C, les Incidents de la procédure et l'Evalua recettes.

réduisit à ii,438 livres tournois la rente de 14,000 livres tournois assignée sur la recette générale des finances de Paris (1) comme supplément d'engagement.

. Entre temps et conformément au contrat du 13 août, le duc de Brunswick avait été envoyé en possession du Comté de Clermont, et c'est sans doute à cette circonstance que fut due la dé^signation, par l'article 8 de l'Edit de Pacification d'août 1570, donné à Saint-Germain-en-Laye, de la ville de Clermont comme un des lieux d'exercice du culte de la religion réformée pour le gouvernement de l'Ile-de-France. Les protestants y firent construire, au lieu aujourd'hui encore appelé Le Prêche, entre la rue Grévin et la rue d'Amiens, un temple qui passait pour son importance comme le second du royaume et auquel fut annexé un collège en 1609 (2).

Né le 10 août 1528 (3), Eric de Brunswick avait épousé, en 1545, Sidonie, fille de Henri le Pieux, duc de Saxe. Cette princesse étant morte, le 14 janvier 1575, sans lui laisser d'enfants, il convola quelques mois après en secondes noces avec Dorothée de Lorraine. Celle-ci, née en 1545, était la fille posthume de François, duc de Lorraine et de Baf, et de Christine de Danemark. Le mariage eut lieu le 26 décembre 1575. Quelques semaines auparavant, le 2 du même mois, en considération d'une union « qui reliait les anciens liens de famille entre les maisons de Lorraine et de Brunswick », Eric avait fait don à sa future épouse et, subsidiairement, en cas qu'il n'en eût pas de postérité, à son frère Charles, duc de Lorraine, du droit qu'il avait au Comté de Clermont, terres et seigneurie de Creil, leurs appartenances et dépendances

(1) Celle rente fui réassignée ultérieurement sur la recette générale d'Orléans, puis de Bourges.

(2) Le Moine, Mémoire sur Clermont, 1767.

(3) Il était le fils d'autre Eric, duc de Brunswick, GoUingen, et d'Elisabeth de Brandebourg. Il succéda à son p^re dans les principautés de Gotlingen et de Calemberg. Les armes do celle branche de Brunswick étaient, au xvi« siècle, écarlelées au 1 de Brunswick (de gueules à deux 'éopards d'or l'un sur l'autre), au 2 de Lauenbourg (d'or au lion d'azbr sur un semis de cœurs de gueules). Arch. nal. Collection des sceaux. Brunswick actuel blasonne : de gueules au cheval effrayé d'argent.

ensemble de tout l'usufruit de la somme de 370,000 livres pour laquelle ces domaines lui avaient été engagés et hypotliéqués.

Passée à Nancy, la donation fut inscrite le 5 avril 1576 au Bailliage de Clermont, le 6 au Bailliage de Montdidier, et ratifiée par lettres patentes de Henri III, en date du 14 avril 1576, enregistrées au Parlement le 15 et k la Gliambre des Comptes le 6 juin suivant.

Ce fut le 15 septembre 1576 que, par-devant LoysLeCaron, écuyer, licencié es lois, conseiller du roi, lieutenant général du Bailliage de Clermont en Beauvoisis, pour le roi et Monseigneur le duc de Brunswick, lés procureurs du très illustre et puissant prince Charles, par la grâce de Dieu, duc de Lorraine, Bar, (îueldres et Calabre, marquis de Pont-à- Mousson, comte de Provence, Vaudemont et Blamont, et de très illustre et très excellente princesse Madame Dorotliée de Lorraine, ducliesse de Brunswick et de Lunebourg, prirent possession réelle et actuelle du Comté de Clermont « consistant en chaslel, ville de Clermont, terres et seigneuries qui en dépendaient, c'est h savoir: le chastel, terre et seigneurie de La Xeuville-en-Hez, Remy, Gournay, Moienneville, Milly, Caigny, Sacy-le-Graïul, Bulles, Bailleul-sur-Tliérain, Bonneuil, La Warde-Miiugor et La Hérelle, suivant que lesdites seigneuries s'étendaient , consistaient et comportaient en villes, châteaux et places, forteresses, droits, fruicls et proffits quelconques ». (1)

Même prise de possession de la Châtellenie de Creil eut lieu, le 17 septembre, par-devant le lieutenant du Bailli de Senlis audit Creil.

L'Edit de décembre 1581, qui institua un présidial à Beauvais, avait compris dans son ressort les prévôtés royales de Milly, Bulles et La Neuville-en-Hez, distraites du Bailliage

(1) Il résulte de lettres patentes du 7 juillet 1582, conservées aux Archives nationales, Xî^ 8636, f* 513, que les Comtés de Clermont et Senlis avaient fait avec les duchés de Valois et d'Etampes l'objet d'un échange entre Marguerite de France, reine de Navarre, et le roi Henri III. Mais il ne semble pas que ces lettres patentes, qui eussent exigé le rachat du Comté, aient reçu d'exécution.

de Clermont. Les magistrats du Bailliage réclamèrent contre cette diminution de leur juridiction ; ils furent appuyés par le duc de Brunswick qui, Intervenant à l'instance introduite par eux contre les oITiciers du Présidial, fit .débouter ces derniers de leur prétention par arrêt du mois de juin 1582.

Eric mourut à Paris, sans enfants, le 7 novembre 1584. Sa veuve et le duc de Lorraine prétendirent entrer aussitôt en possession, en vertu de la donation du 2 décembre 1575. Mais révèque de Beauvals, qui était pour lors Nicolas Fumée (l), s'y opposa et fit saisir le Comté par ses ofïiclers, arguant des termes de la donation faite par saint Louis, en 1269, à Robert de Bourbon et des conventions arrêtées entre le monarque et son prédécesseur Renaud de Nanteull, d'après lesquelles, lorsque la seigneurie de Clermont sortirait des mains du roi ou de celles de ses successeurs, le nouveau possesseur serait tenu de prêter foi et hommage à révèque de Beauvals. L'affaire fut portée au Parlement et plaidée par Choppln au nom de l'évêque, par Pasquler au nom du duc de Lorraine (2). Le procureur général, appuyant les conclusions de ce dernier, soutint qu'il n'y avait pas ouverture de fief, le contrat de 1569 portant simple engagement et non aliénation. La cause fut appointée au Conseil et cependant, par arrêt du 20 janvier 1584, le Parlement ordonna mainlevée de la saisie et décida que lès ayants-cause du duc de Brunswick jouiraient par provision des domaines engagés.

(i) Il occupa le siège de Beau vais de 1575 à 1595.

|2) Choppin, livre Jll, titre III. La même question se posa au sujet de l'hommage dû au roi pour les châtellenies de Bonncuil, La Warde- Mauger et La Hérelle, relevant de Montdidier. Le procureur du roi de ce bailliage avait procédé à leur saisie. Mais le Parlement annula la saisie, ainsi qu'en témoigne l'extrait ci-dessous de ses registres.

Arch. nat. V, 546. « Le duc de Lorraine et D. de Lorraine, duchesse de Brunswick, ont présenté requeste, par laquelle, attendu qu'au comprentz des arrostz de la cour donnez entre les suppliants, le procureur général et l'évesquo comte de Beauvais prétendant la foy et hommage luy estre faits par les suppliants, par le décès du feu duc de Brunswick pour raison du Comté de Clermont en Beauvoisis, audit defTunt délaissé en engagement, duquel Comté aurait esté ordonné

— Le Beauvolsls se trouvait à cette époque en proie depuis de longues années à tous les maux de la guerre civile et religieuse. Le protestant Froumenteau, dans son célèbre pamphlet: Le Secret des JinanceSj a dressé, diocèse par diocèse, l'état des pertes que la France avait subies du fait de cette guerre. De son bilan tant soit peu fantaisiste etpoussé au noir, mais qui 8'arrête à l'année l'581, j'extrairai les chiffres concernant le diocèse de Beau vais. Le nombre des personnes occises, exécutées et pnassacrées dans ce diocèse, s'élevait au 30 décembre 1580 à 9,193, savoir : gentilshommes catholiques 121, gentilshommes de la religion 93, soldats catholiques 5,200, soldats de la religion 4,400. Hommes exécutés par justice à l'occasion des troubles 135. Chanoines, curés et prêtres, moines, jacobins, cordeliers et autres mendiants, les uns occis, les autres noyés et étranglés 44. Villages, bourgades et maisons brûlés 182. 11 avait été impossible de dénombrer les hommes et femmes massacrés non plus que les étrangers (Espagnols, Anglais, Ecossais, Suisses, Italiens, flamands, retires) occis, non plus que les femmes et filles violées.

Beauvais et Clermont tenaient pour le parti catholique, et les deux bailliages envoyèrent en décembre 1576 et en octobre 1588 des députés aux Etats de Blois. Les délégués du bailliage de Clermont furent en 1576, /)oar/e crer^e, vénérable M* Gabriel Le Dean , chanoine de Saint-Marcel-lès-Paris ;

par arrcst que les suppliants jouiraient par provision pendant l'appointé au Conseil y mentionné, et jaçoit que les suppliants se fussent toujours présentés pour (aire lesdiles foy et hommage, au cas que le procureur général, qui estoit leur garant, le consentit, d'autant qu'il maintenoit n'y avoir ouverture de fief, ledit conlract d'aliénation n'estant qu'un engagement, le substitut dudit procureur général à Montdidier auroit fait saisir les chastellenies de Bonneuil, La Warde- Mauger et La Herelle et les fiefs qui en dépendoient, qui faisoient partie du contract par faute de devoirs non faits et non payés, aveus et dénombrements baillés, requéroient main-levée leur estre faite de ladite saisie ; la Cour, du consentement du procureur général, a fait main-levée aux suppliants desdites choses saisies, et faisant que les commissaires y eslablis leur rendront compte et reliqua, lesquels ce faisant en demeureront quittes. »

Registres du Parlement. Tom. 73, fol. 315 verso.

pour la Noblesse, le seigneur de Rumesnil: pour le Tiers-Etat M' Charles Cuv^lier. Ceux envoyés aux seconds États de Blois furent, pour le Clergé, M' Pierre de Socq, chanoine de Clermont et curé d'Auzeilly; pour la Noblesse, Louis d'Arqulnvilliers ; pour le Tiers-Etat, Louis Charondas Le Caron. Ce dernier eut l'honneur de haranguer le roi, au nom de son ordre.

Pendant que les villes adhéraient à la Ligue, la noblesse du pays au contraire, sous l'impulsion du cardinal relaps de Châtillon, avait pour la majeure partie embrassé la religion prétendue réformée.

Ce fut surtout pendant le siège de Paris, qui précéda et suivit l'assassinat de Henri 111, que la guerre se déchaîna en Beauvoisis. L'Histoire civile et ecclésiastique de la ville et du diocèse de Beauvais par le chanoine Godefroy Hermant (1) contient à ce sujet des détails intéressants.

Depuis que Sentis était devenu place frontière à l'égard de Beauvais, dit-il (2), il se commettait des hostilités à la campagne de part et d'autre. La guerre civile était alors un titre pour se permettre toutes sortes de désordres.

Ceux de Sentis s'étant joints à ceux de Compiègne et à quelques autres mirent le siège devant Pont-Sainte-Maxence qui se rendit à*composition, vie et bagues sauves. La composition fut très mal exécutée. Ressons reçut le même traitement et se rendit avant que le bourg pût être secouru.

(1) Cette histoire manuscrite est conservée à la Bibliolhèqne nationale dans le F F' sous le n* o. Une copie en existe dans les archives du château de Merlemont. Zélé janséniste, Godefroy Hermant, docteur en Sorbonne, chanoine de l'église de Beauvais, mourut le 16 juillet 1690 à l'âge de 73 ans. l\ avait été précepleurde l'avocat général de Lamoignon, dans la bibliothèque duquel le manuscrit fut d'abord conservé. Sa vie a été écrite par Adrien Baillet son compatriote, originaire de La Neuville-en-Hez, qu'il avait placé comme bibliothécaire chez ce magistrat.

(2) T. IV, f 1802. cap. XXII. Voir aussi sur toute cette période Dupo nt-White, là Ligue à Beauvais; Bernier, Documents inédits de l'Histoire de France» Journaux de Jehan Mal le t et de Vaultier ; M. Ferret, Clermont pendant les troubles de la Ligue.

Clermont, qui tenait aussi pour la ligue, reçut 75 hommes de la compagnie de cent hommes de Beauvais et se garantit de l'insulte. Les 25 autres avaient été mis sous le commandement du sieur Falempin, dans le château de Mouy dont les Beauvaisins venaient de s'emparer sous les ordres du lieutenant de maire, Nicolas Godin (1); mais le seigneur de ce bourg, Georges de Vaudrey, s'étant présenté sous ses murs, Falempin se rendit à la première sommation sous prétexte qu'il n'avait pas de munitions (juillet 1589) et sa reddition livra depuis lors tout le plat pays aux incursions de ce gentilhomme huguenot et grand homme de guerre, l'un des meilleurs capitaines du Béarnais.

Au mois d'août suivant, Henri IV, qui conduisait le corps de son prédécesseur en dépôt à Tabbaye de Saint-Corneille de Compiègne, jusqu'à ce qu'il pût être inhumé à Saint-Denis, alors aux mains des ligueurs (2), demanda à la garnison de Clermont de le laisser passer par cette ville. Sur le refus qu'il essuya, ses troupes Irritées ravagèrent tout le pays d'alentour et attaquèrent le château, qui fut obligé de se rendre. Le sieur de La Hargerie y fut laissé comme gouverneur. #

(1) Mouy avait été déjà l'objet, en déceaibre 1587, d'une entreprise de la part du duc d'Aumale qui y avait mis garnison. Les exc^s et pillages de celte garnison furent tels que Henri III dut envoyer une troupe de 200 hommes, commandés par le lieutenant de robe courte Bapin, pour les réprimer. Les ligueurs furent faits prisonniers et traduits devant le Présidial de Sentis ^Journal de Jehan Mallet\ Mouy fut do nouveau pris et pillé en février 1590, par l'armée du duc de Mayenne, en môme temps que le bourg et chAteau de Mello.

(2) Août 1589. — Le mardi 8 août, le roi, qui ne pouvait plus tenir le siège devant Paris, faute d'argent et de munitions, le leva et prit le prétexte de la conduite du corps du feu roi à Compiègne, où il le laissa en dépôt en l'abbaye de Saint-Corneille, son armée l'accompagnant comme pour honorer son convoi. Il prit en passant Creil, sur la rivière d'Oise, Clermont en Beauvoisis et autres villes, et en repassant en Normandie prendre l'argent des receptes et y faire vivre son armée, il s'empara de Mantes, de Gisors et autres places, qui resserrèrent merveilleusement les vivres à nos Parisiens. {Journal de Henri IV, par Pierre de TEstoile, collection Petitot, l" série, 46, p. 9.)

Le 1" mars 1590, le duc de Mayenne, joint aux ligueurs de Beauvais, investit la ville, qui se rendit au sixième coup de canon, ce qui n'empêcha pas les vainqueurs de livrer ses habitations au pillage. Mayenne laissa des forces importantes dans la place, sous le commandement du capitaine La Grâce. Celui-ci s'y maintint six mois, interceptant toutes les communications des villes voisines et livrant les campagnes à de constantes dévastations. « Use voulait, dit Vaultier, emparer de tous les vins du pays. » En septembre 1590, le roi qui venait de forcer à la retraite le duc de Parme, accouru au secours de Paris, vint de nouveau mettre le siège devant Glermont. La Grâce, qui avait un frère dans l'armée royale, était à demi-gagné. Il voulut toutefois avoir cet honneur d'être battu du canon, de sorte que brèche fut faite, assaut donné et prise de force, nonobstant la défense de plusieurs rebelles, et plusieurs furent tués et son lieutenant fut blessé ; enfin quittant icelle, se retirèrent dans le château et, après avoir soutenu quelques efforts, se rendirent par composition (1). Le maréchal de Biron avait dans

(1) Journal de Vaultier. Voici le texte de la composition conservée aux archives de l'Hôtel de ville de Glermont:

« Le capitaine La* Grâtîe promet remettre le château de Glermont en l'obéissance du Roy, mardi au soir 1" jour d'octobre prochain, si dans ce temps le prince de Parme et le duc de Mayenne ne viennent pas avec armée suffisante et bastante pour faire lever le siège. Auquel cas le capitaine La GrAce baillera quatre otages qu'il plaira au Roy lui nommer et, suivant qu'il a été demandé au Roy, qu'il lui permit d'envoyer Le Treuil vers le duc de Mayenne, et pour ce lui sera baillé passeport.

« Durant les six jours ne se fera aucun acte d'hostilité, de part et d'autre, et ne pourra ledit c^ipitaine La Grâce recevoir aucun secours particulier.

« Ledit jour expiré, ledit capitaine La Grâce sortira avec tousses gens de guerre, tant de cheval que de pied, avec armes, chevaux, bagages et équipages.

« Et pour le regard des habitants, ceux qui voudront demeurer sous l'obéissance du Roy Jouiront de leurs droits comme ses autres sujets, et les autres qui ne voudraient demeurer, leur sera baillé passeport

l'assaut été blessé d'un coup d'arquebuse à l'épaule. Aux

termes de la composition, à la négociation de laqu

du gouverneur n'avait pas été étrangfor, celui-ci s'

rendre le château s'il n'était pas secouru dans le

par l'armée du duc de Parme ou par celle (

Mayenne. Il lui était accordé à lui et à tous ses gc

se retirer avec armes, chevaux, bagages el éqi

Grâce partit, en effet, le 1" octobre pour Reauvai^

déployées. Mais, arrivé à Marisscl, il s'évada av(

vres, laissant ses troupes sans argent ni munilioi

La capitulation garantissait aux habitants qui demeurer sous l'obéissance du roi la jouissance de comme à ses autres sujets. Nonobstant, les vain lèrent la ville et « la ruinèrent de tout pendant dix-sept jours entiers », déchirant et jetant dans les papiers et titres tant du domaine que des ofïic tériels. Le fait est authentiquement constaté f tificat officiel du 30 octobre 1623, aujourd'hui coi Archives nationales (1).

Le roi avait confié le commandement de la p quise au seigneur de Choisy, qui en releva et au fortifications ; mais, comme il appartenait à la re

pour se retirer où bon leur semblera et leurs biens seron sition de S. M.

« Ledit La Grâce et tous ses gens seront conduits en tou qu'à Ponloise.

« Fait au camp devant Clermont, le 26"' jour de septeml

Signé : Henry, La Grack.

et plus bas Ruzé.

(1) K 113, n' 10. Voir annexe D. Le lieutenant général C Caron, demeuré fidèle à la cause royale, avait été pers( ligueurs qui avaient pillé sa maison, dispersé sa bibliothéqu obligé de prendre la fuite. Le 26 mars 1590, pour le déd toutes ses pertes, Henri IV lui accorda une indemnité de prendre sur les biens des rebelles de Glermont, et confiri l'anoblissement conféré a son aïeul. Charondas mourut ei 18 septembre 1613.

tendue réformée, il fut remplacé par le seigneur de Haraucourt (1).

Cependant, continue Vaullier (2), le roi qui n'avait pour lors moyen de soudoyer sa gendarmerie pour le peu de villes qui tenaient son parti, voyant la grande quantité de vins qui était en ce pays en cette année (3), ordonna que pour chacun muid qui entrerait en chacune ville, il serait payé un écu sol, ce qui fut fait et continué. Après qu'il eut donné ordre en ladite ville de Clermont, le roi partit d'icelle avec son armée et fut visiter les villes qui tenaient pour lui tant en ses pays de Picardie, Normandie et autres.

Sesseval et Brouilly, qui commandaient les ligueurs à Beau-

vais, résolurent de profiter de cet éloignement pour tenter de

reconquérir Clermont. Ralliant les soldats du capitaine La

• Grâce, ils en tentèrent l'escalade, par surprise, dans la nuit

du 20 octobre. Mais chaudement regus par la garnison, ils

(!) Vaullier, et les auteurs après lui, donnent à ce gouverneur le nom de seigneur d'Harcourt. C'est une méprise. II s'agit ici d'Antoine de Longueval, seigneur d'Haraucourl, dont le lils était encore en iCi4 bailli de Clermont. Le Journal du Bourgeois do Senlis parle en plusieurs passages de ce gouverneur. Il le. cite, en octobre lii91, comme ayant aidé le seigneur de Beauvoir, qui était commtindanl pour le roi à Bre^^les, à reprendre ce château, que la garnison de Beauvais lui avait enlevé par surprise ; en octobre 1592, comme ayant amené ses troupes au gouverneur de Senlis, Boutleville, en vue d'une entreprise sur Saint- Denis, enfin, comme tombé avec sa compagnie de cuirassiers dans une embuscade près de Bray. a Bien lui en prit, ajoute-t-il, qu'il était bien armé par les talons, et se sauva dans le château de Nanteuil. n

(2l Journal, p. 216.

(3) Tout le coteau méridional de Clermont était, autrefois, planté de vignes qui produisaient un vin assez renommé dans le pays. La Côte rôtie de Gf^ncourt et de Clermont, la voirie d'Orge val et les Lardières de Béthencourt, le clos Merlin sous le Chatellier étaient les crus les plus renommés. Henri IV, en 1590, lit transporter au château de Bulles quelques queues du vin d'Orgeval et des Lardières qu'il affectionnait particulièrement. (Debauve et Roussel, Canton de Clermont, p. 119.) Ces vignobles ont à peu près complètement disparu aujourd'hui ; de 38 hectares, en 1813, ils étaient tombés à 15, en 1835. La statistique n'a plus relevé que 8 hectares de vij^nes, en 1878, dans le canton de Clermont.

durent se retirer, non sans avoir pris et Incendié le faubourg Saint-Laurent et les bâtiments de la Maladrerie qui existait dans ce faubourg. Ils s'étaient emparés de l'étendard des Clermontois, qui portait inscrite cette devise : « Pro Christo et Henrico » et au revers les armes de la ville : une tour chargée de cinq /leurs de lys d'or, et le rapportèrent à Beai\vals, dans la cathédrale de laquelle cette enseigne devait demeurer exposée jusqu'en 1793.

Une nouvelle tentative sur Clermont fut faite par Sesseval, ou plutôt méditée, à la fin de cette année 1590. 11 partit de Beauvais avec des échelles dans des chariots pleins de paille et, s'étant muni de tout ce qui était nécessaire pour surprendre une ville, il était résolu d'exécuter son entreprise sur Clermont. Mais, ayant trouvé la nuit sur sa route 50 hommes de la garnison de Bresles, qui en étaient sortis avec des munitions pour forcer le fort de Maulers, à trois lieues au delà de Beauvais, il les attaqua vigoureusement, en tua 13 ou 14, fit 25 prisonniers et eut pour butin toutes leurs munitions et leurs machines. Mais cet avantage lui fit manquer sa principale entreprise, et la déroute de ces 50 aventuriers sauva Clermont (1).

Sesseval s'en dédommagea en s'emparant du château de La Neuville-en-Hez ; il ne le conserva pas longtemps. Le célèbre capitaine calviniste La Noue, surnommé Bras-de-fer, qui commandait à Senlis, ayant réuni toutes les garnisons des environs de cette ville, partit avec trois pièces de canon, le 1" janvier 1591, et vint mettre le siège devant la place. Hors d'état d'être secourue, la garnison se rendit et sortit, bagages et armes sauves, à l'exception de deux caporaux qui furent pendus à un arbre derrière l'église, et du procureur du roi de La Neuville et de sa sœur qui avaient mis le feu aux galeries du château pour brûler co qui était dedans, afin que les gens du roi ne s'en aidassent. Le procureur et sa sœur furent menés en la ville de Clermont et, leur procès fait, il fut pendu et sa sœur assista à sa mort et fut seulement fustigée (2).

(1) Herraant, t. II, f 18i9. C. XXVU.

(2) Journal de VauUier, p. 220.

Cet incendie causa la ruine du château qui ne fut jamais rétabli.

Henri IV, qui avait assisté au siège, alla de là prendre gîte au château de Bulles. On a relevé deux autres passages de ce prince à Clermont, le 7 juin 1592 et en décembre de la même année, à son retour de Gournay-sur-Aronde, où il avait été détruire un fort que les soldats du duc d'Aumale tentaient de construire.

11 avait saisi les revenus du Comté, qui, au milieu de tous ces troubles, avaient du reste dû subir de bien sensibles réductions, mais le traité qu'il conclut, en 1594, avec le duc de Lorraine stipula que la duchesse de Brunswick rentrerait en possession de tous ses biens, sauf les forteresses. Elle ne conserva que peu d'années cette possession. Par acte passé à Nancy, le 16 septembre 1599, elle cédait à son frère tous les droits, raisons,et actions qui pouvaient lui comporter et appartenir, au 1" janvier 1600, au Comté de Clermont et en la seigneurie de Creil, moyennant une pension de 3,000 écus d'or soleil, payables de quartier en quartier par le gouverneur des Salines de Château-Salins et de Salins.

Moins de deux mois après, le 9 novembre, le duc de Lorraine (1) faisait donation au troisième fils, issu de son mariage avec Claude de P'rance, fille de Henri II, François, comte de Vaudemont, d'une rente de 9,000 écus « pour son

(1) Armes : Coupé de huit pièces, 4 en chef cl 4 en pointe, au 1 face d'argent et de gueules de 8 pièces, qui est Hongrie ; au 2, semé de France au lambel de trois pendants de gueules, qui est Anjou-Sicile ; au 3 d'argent à la croix polencée d'or cantonné de 4 croisettes de même, qui est Jérusalem ; au 4 d'or à 4 pals de gueules, qui est Aragon ; au 5 et premier de la pointe semé de France à la bordure de gueules, qui est Anjou ancien; au 6 d'azur au lion cantonné d'or, couronné, armé et lampassé de gueules, qui est Gueldres ; au 7 d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, qui est Flandre ; au 8 d'azur semé de croix recroisellées au pied fiché d'or à 2 barbeaux adossés de même, qui est Bar ; et sur le tout d'or à la bande de gueules, chargé de 3 alérions d'argent, qui est Lorraine. Charles, duc de Lorraine et de Bar, était petlt-fils de Renée de Bourbon-Montpcnsler, sœur du connétable de Bourbon. Il mourut en 1608.

entretennement, attendant son partage » ; il lui transportait pour tenir lieu de ladite somme la totalité du revenu de Clermont, Creil et dépendances.

Le partage, prévu par le cçntrat du 9 novembre, eut lieu le 22 janvier 1606 et conféra au comte de Vaudemont la propriété des domaines de Clermont et Creil, à la charge du fief à S. M., et lui attribua en outre la rente de 11,438 livres à prendre ^ur la recette générale d'Orléans, à titre de supplément d'engagement.

Le domaine de Clermont avait subi un- démembrement; le 7 avril 1603, Charles, duc de Lorraine, se portant fort de son fils, avait vendu à Jacques de Harlay, seigneur de Champvallon, à charge de rachat perpétuel, et moyennant 9,000 livres, la châtellenie de Sacy-le-Grand, les bois et censives des grands et petits Ageux. Harlay céda, le 12 juin suivant, son acquisition au secrétaire d'Etat Potier de Gesvres.

Le 1" août 1607, le comte de Vaudemont passa bail, par procureur, pour neuf années et moyennant 14,000 livres par an, du Comté de Clermont et de la châtellenie de Creil et dépendances, au sieur Jean Brugnard.

Il était du reste peu satisfait, ce semble, de sa part dans l'héritage paternel, si Ton en juge par un document qui figure au folio 25 du manuscrit II, FF' 3787, de la Bibliothèque nationale.

Ce document, dont la destination m'échappe, après avoir rappelé l'engagement de 1569, ses conditions, l'évaluation faite par la Chambre des Comptes et les possesseurs par les mains desquels le Comté était passé pour arriver à Monseigneur de Vaudemont, poursuit ainsi :

« Il se trouve grande diminution de prix de ladite évalualuation et cette diminution procède principalement de la dégradation des bois taillis qui sont évalués à la somme de XX livres l'arpent et n'en peut à présent tirer que C sols ou VI livres de l'arpent et si au lieu de 4 à 500 arpents qui doivent être en coupe ordinaire, tant en la forêt de Hez, qu'es buisson du Comté, on n'en peut vendre que les deux tiers au plus à raison du peu de peuple qui se retrouve en l'étendue dudit Comté.

«D'ailleurs, le roi, par plusieurs édits et nonobstant l'oppo-

CLEKMONT EN BEAUVOISIS

V., a vendu ou fait héréditaires plunt dudit Comté qui étaient à la proîpécialement les officiers des eaux et > gardes des sceaux, des greffiers et [u'il ne reçoit que peu ou point de

rétang de Gouvieux dépendant de la cupé par M. le connétaJj)^e, emporte X) livres.

tellenie de Sacy-le-Grand, dépendant et les bois, prairies et censives des a chatellenie de Creil, aliénés depuis on de la somme de Vie livres par an.

^riorations advenues aux étangs et des dites terres et seigneuries, assignée à Madame la duchesse de te générale d'Orléans, elle est si mal irtiers d'arriérages demeurent dûs. »

te note, émanée peut-être des agents t, devait être que le Prince trouune aliénation et qu'il fallait cheracquéreur se présenta en 1610.

r>s créations d'offices et aux contestations Trésor et l'engagiste que se réfère le docuconservé aux Archives nationales (Q» ^t rolle de certains offices de la justice du iiuvoisis, seigneurie de Creil et chAteilenies lent à Monseigneur de.Vaudemont, comte s néanmoins a esté accordé que la finance loitié entre mondit seigneur ou son admo- >aulnier et ses associés au party dos parties conventions arreslécs, ce jourd'huy, entre t pas daté, mais est certainement postérieur rlay, Bréval, Prissey. La liste comprend (*ontrat de 1569 avait attribué à l'engagiste Us il semblerait que les vassaux eussent gâtions qui leur incombaient. Car le comte un arrêt du Conseil qui, à la date du 18 juilint général et au procureur du roi au Bailler main-levée des saisies féodales qu'au ur les mutations n'eussent été payés aux

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