ARION
Les hostises toutes détruites; cens de peu de valeur; haute justice.
LE GAUCHIE DE RAMEGOURT ^.
Deux hostes seulement, petits revenus.
Dans les villes suivantes, le chapitre jouit de revenus et de cens peu importants :
Thory *, — Ansac ^ — Merlemont ', — Fay-outre-le-Bos *, — Sachy-le-Grand **, — Lierval ", — Canetecourt **, — Vaulz *', — Ranteny'*, — Merlou ", — Cuignière **, — Erquinvil- 1er *^ — Erquery '% — Nully *% — Merart**^, — Havrechy ", — Rouviller ", — Auviller ".
S * Canton de Saint-Just.
* Agnetz, canton de Clermont.
•, ^ Canton de Mouy.
« Warluis, canton de Noailles.
» Saint-Félix, canton de Mouy.
10 Canton de Liancourt.
" Neuilly-80U8-Clermont, canton de Mouy.
1" Breuil-le-Vert, canton de Clermont.
^ Cambronne, canton de Mouy.
<^ Canton de Liancourt.
** Mello, canton de Creil.
*«, " Canton de Saint-Just.
*• Canton de Clermont.
" Neuilly-sous-Clermont, canton de Mouy.
^ Bury, canton de Mouy.
*i Canton de Clermont.
'* Canton de Saint-Just.
^ Neuilly-sous-Clermont, ctnton de Mouy.
Hommages sans les maires fiefez desditz seigneurs^ dont mention est faite ci-dessus.
Gauchier d'Angy tient un fief au terroir de Nully, — avec charge d'être sergent en la terre du chapitre à Nully, et venir aux plaids d'iceulx seigneurs.
Philippe d'Auffay, écuyer, tient à cause de sa femme, fille de feu Florent de NuÙy, un fief à Nully.
Jehan du Prez, tient un fief qui est en débat, au terroir de Nully; et une maison arse dans la ville de Nully.
Chapelks appartenant à la collation du chapitre.
Mile Fremaut, chapelain de la chapelle du grand hostel.
La suite manque dans le manuscrit 20,082 comme dans le manuscrit des archives
<c Cest tordonnanche comment et en quelle manière Péglise Nostre-Dame de Clermont doit être desservie et le divin service fait et célébré en icelky et ladite église avecques le spirituel et le temporel souffisamment gouvernés par les chanoines^ par les vicaires et par les chapelains de ladite église, qui pour celle cause sont bénéficiés et rentes. >
Ce règlement * est curieux et permet de constater que le service divin était en effet « célébré continuellement et sans deffaut » dans la collégiale au xiv* siècle.
n y avait six chapellenies *, à la collation du chapitre et desservies chacune par un prêtre particulier, c'étaient :
A 11 est reproduit dans le Ms. K R 1,093, le Ms. Fr. 4,663, et le tome LFV de Dom Grenier.
< L'une de ces chapellenies avait été fondée par le comte Raoul dans son testament du mois de juillet 1191, daté de Saint-Jean-d'Acre ; l'autre par Robert comte de Clermont, également dans son testament du 6 décembre 1317. H y avait une autre chapelle, désignée par le règlement comme la chapelle « qui jadis fut Dame Florie, » et que cette dame, bourgeoise de Clermont, avait dotée sur la fin du xiii» siècle (charte confirmative de Robert, de février 1283). M. de Lépinois dit qu'elle était dédiée à saint Sébastien. Au xyiip siècle, il n'existait plus dans la collégiale que cinq chapellenies sous les titres de Saint-Sébastien, Saint-Lucien, Saint-Jean-1'Évangéliste, Sainte-Marie-Madeleine et du grand autel (Louvet, t. I, p. 110).
Le chapelain de Notre-Dame qui avait été institué « très le commencement de la fondation de ladite église » et qui devait alternativement avec le chapelain de F autel de la Madelaine^ lequel lui était pour ce associé, chanter chaque jour la grand'messe au maître-autel, solennellement, à diacre et à sous-diacre ;
Le chapelain de l'autel Saint-Jehan, auquel incombait le soin de « chanter chacun jour la messe matineuse devant Nostre- Dame environ leure de solailz levant continuelment et sans faillir; »
Le chapelain de Saint-Lucien^ chargé de toutes les messes des obbis ; Le chapelain de l'autel Saint^Nicolas; Le chapelain de F autel Sainte-Croix ^ auquel il était interdit de posséder aucun autre bénéfice.
L'abbé de Saint-Quentin de Beauvais se faisait suppléer dans son canonicat par un vicaire perpétuel, qui était tenu de chanter « toutes les évangilles des grans messes et de toutes autres messes à note pour toute Tannée. »
Tous les vicaires de l'église se levaient à matines chacun jour continuellement et chantaient à tour de rôle toutes les épîtres. L'abbé de Saint-Quentin, toujoiu's à cause de sa chanoinie, était tenu de venir, en sa propre personne, à l'église Notre-Dame et faire le service solennellement la veille de la fête de Saiat- Arnoul à vespres, et le lendemain jour de la fête, chanter la grand'messe.
Le ministre de la Trinité et son collège devaient venir à l'église les quatre jours de rouvoisons (rogations), et aller tous ensemble aux processions chacun jour et aux autres processions qui étaient ordonnées à faire aux fêtes solempnées et à autres jours.
Ledit ministre en sa personne et le curé de Saint-Samson devaient et étaient tenus de porter la fierté ou châsse à la procession le jour de l'Ascension.