DU COMTE DE CLERMONT A M. MOUFLE
De Beroy, ce lo juin 1749.
J'ay reçu, monsieur, la réponse de
M, d'A rgenson à la lettre que je lui avois écrite au sujet du mariage de mademoiselle votre fille avec M. de Caumartin. M. d'Argenson m'assure qu*il n'a pdnt rendu les
paroles sur ce mariage et quelles ne luy
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ont point été rendues. Mon dessein n'a
point été d'aller sur les brisées de M. de Caumartin, mais de traiter apec vous pour M. de Biiiy, sur la ferme persuasion oià fétois, et vous aussi, qu'il riétoit plus question de M. de Caumartin pour nutdemoiselle votre fille.
A. présent que M. d'Argenson nC assure que jamais ce mariage fia été rompu visà-vis de luy, je vous rends la parole que vous m'avie^ donnée, de donner votre fille à M. de Billy. Bien entendu qu elle épousera M* de Caumdrtin, mais si ce mariage navoit point lieu, je ne vous rends point votre parole pour aucun autre et je la con-^ serve de préférence à tous pour effectuer le mariage de M. de Billly avec mademoi-selle votre fille, et cela sous les mêmes conditions convenues et prélindnmrement exécutées avec vous.
Taifait réponse à M. d*Argenson que j allois vous écrire pour vous rendre votre
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parole en faveur de M. de Caumartin et
sous les conditions que je vous marque.
Soye:( persuadé que, telle chose qui arrive, je verray toujours avec plaisir les occasions de vaùs rendre service et de vous prouver, monsieur, combien je suis content . de vos procédés vis-â-vis de mqy.
Louis db Bourbow