‹ Le comte de ClermontChapitre 25 sur 33 · DE VOLTAIRE A MONCRIF · texte numérisé non relu

DE VOLTAIRE A MONCRIF

I! faut se lever de bon matin pour voir les Princes et messieurs leurs confidents, il n'y a pas moyen» non cher

(t) Le comte de Cleaiioiit liabiiatt alon Je Petit-1 (Voyec l'appendice A.)

Monmfy qtM quelqu'un qui arrive k nkti trouve m dut à }1i6tel de Clennont. Je venais vons faire une pràposition hardie : c'était de m'aîder à travailler auprès de Son AHene, pour obtemr de loi qu'il honor&t nos dtaers des dimandies de sa présence. ^

de Frataine-Martel ë$ik i ce propos':

€ Puisse4-il sans cèTlmonit^

Au saint jour de !'£piphanie^ Dincr avec Us arts dont lui scui est l'appui.

Ah! s'il vaiail dans cet asik, Nous ferions plus dé cas d'un Prince tel que lut

Que des trois Rois de l'Évangile. »

Voilà ce que nous chantions, M'"^ la baronne et moi chétif. Mais comment faire pour obtenir cette iaveur? Ce n'est pas mon afiaire^ c'est la vôtre.

Pnnàf ibus piacmssc vins non uiùma laiu €SL

Voaa<|ni savca ce secret, cxpliquei>aioiis cooment ilfuit s.'j prendre*

Les soupers littéraires de M*^ ik Fontaiûe- Martd étaient oâèbres au même titre que ceux de Geofinn et de M« de Graffigny. Voltaire lui écrivait en cette même année 1782 :

Kais âmf MUade Vigiles,

Dfi soÊpm longs^ gais et tranquilles.;

Dis vers aimables et faciles Au lieu des fatras inutiles De Quinelct de Le Tourneur; ' Voltaire, au lieu d'un directeur; Ety pour mieux chasser toute angpisse^ Au curé préférant Campra^ Vous avez loge à l' Opéra j Au lieu de banc à la parmse.

Malgré ces titres évkknts à la sympathie du PrÎQce-abbé» il est peu probable qu41 ait honoré

ces soupers de sa présence.

DE VOLTAIRE A MOHCRIF.

10 avril 17 JJ.

. ..Oseraîs-je VOUS supplier de demander li S. A. S. monseigneur le comte de Clermont s'il permettra que son nom se trouve dans le Temple da Goût^ en cas que i on donne, de mon aveu, une édition de cette bagatelle ? Je n'ose prendre la liberté d'écrire à S. A. S. sur une pièce qui a trouvé tant de contradicteurs ; mais si vous voulez bien me faire savoir ses intentions, j'atteoérai Mi ordm «tant d« lioi iake. Son mm est déjà si cher aux beanz-arts qnll ne lui appartient plus; il est à nous; mais je n*oseraîs jamais en faire usage sans son aven. )e vous supplie de hit ùtre ta cour d'un pauvre malade.

Le nom du comte de Clermont figure en effet dans les premières éditions du TempU du Coût; k

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patsage qui te concerne ftit làigai plat tud paitni

les Variantes,

« Le Dieu les pna de faire ses compliments i un jeuoe prince qu'il aine tendranent; et, s'échiu&iit à m nom... il prononça m vers avec vivacité :

Qui toujours CUrmont s'illaminc Des vives clarlcs de ma loi; • ' • Luij sa sœur, Us Amours et moi, Nous sommes de même origine.,, »

Toutes ceg coquetteries de Voltaire ne paniaient

pas avoir séduit le Prince, qui ne lui témoigna jamais qu'une bienveillance assez tiède. Maispeut- £tre Moocrif, $n courtisan s'il en fut, ne se soudait-il giière d'introduire dans la familiarité de son maître un rival aussi dangereux. Par la toutepuissante influence de Son Altesse, Tauteur de VHisUnre des Chats tnÊetL en effet bien avant rauteur

de la Hcnnadc à l'Académie française ; en eùt-il été de même si Voltaire avait pu comme lui prendre pied à l'hôtel de Oerniont ?

Moncrif excellait à se créer des protecteurs parmi les grands et à exploiter leur influence. Sa mère, kmme tràs-répandue dans le monde et passabbment intrigante, Tavait dressé à ce niante. Il ne

PKEMiÈRS PÉRIODE Ht

reculait 9 paraît- il y devant aucun genre de complaisances, et Mercure ne contribua pas moins qu'Apollon à sa fortune rapide. Sa candidature académique lui valut bon nombre d'épigrammes; voici Tune des plus honnêtes:

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