‹ Le comte de ClermontChapitre 26 sur 33 · AUX ACADÉMICIENS · texte numérisé non relu

AUX ACADÉMICIENS

SUR LA GAKOIDATURE DE JiOlICRlF.

Si vous ne choisissez Moncriffe, Clermonl vous montrera (a griffe; Mais quand Mcncrifsera reçu, Apollon montrera U .,.

ApoUott en fît ce qu'il voulut, mais» lé 29 décembre 1733, Moncrif fut élu membre de TAcadéœie française en remplacement de M« de CaumartiUi évéque de Blois.

Puisque nous tenons Moncrif, finissons-en avec ce premier secrétaire de monseigneur le comte de Clermont.

Le marquis d Argenson, dans ses MémoireSy après avoir raconté comment le jeune Paradis devint le cmfkàsM et le confident de son frère, ajoute :

Il fut admis chez M. et M°>c de Guise, aiii^i que chei

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122 SECONDE FAKTIË

Um àtMcmXitmj leur filie. M» le comUde Cimovty prÎM dnimg, ^aat et alors une ffdadt, longue et triste passion pour cette dame, Moncrif en fut le confident. S. A. S. lui donna le beau titre de Secrétaire de ses commandements. Moncrtf ctt la feuille des bénéfices dépeodatlde ce Prince-abbé. Il estnai qu'il ne proposait amii sujet de Tafeu de certaines demoiselles de 1* Opéra.

M. de Clermont avait été malheureux par la conduite que tenait eiiven lui de Boyitlon. Ce Prince est naturellement d*nn caractère sondxe et violent (m mt fue U marquis iPArgmon û ml coum h cornu ii Clmoni^ auquel il priu le caracAn du tomu dt Ctmrolmy m frire); Monoif lui conseilia la distraction, et, sur cet aris, le Prince se mit k entretenir la petite Gaussin de la Gonédie-Fnncaise; il U quitta peu après pour Quoniam, ei cdle-d pour Camatgo.

Ifta^de Bouillon devint fiiridise, «t depuisoe temps Moncrif a été fort ma! venu sur le quai des Tbéltins (i).

Mais, ce qui lut pis encore, il se perdit chez S. A. S., et voîcî comment cela se raconte : Ce Prince prétendait obtenir le oommandement de Pimfée d*MeniagBe (i 7 34) ; il devait en ètrt fiiDt géiriralUme. M. de Bdie-Isie «6t été m premier lieutenantfénéral, et en réalité il eût tout fût.. Mais Moncrif comprit que son mattre allait fiire une manvaise aiadre, qu'il se ruinerait à cette campagne en frais de représentatton, et se donnerait un grand ridiode par la résnion i ncompntible de ces deux qualités de général en cbef et de prélat.

On assure donc que Moncrif, par pur intérêt pour la personne èa prince, eut recours â M"^ la dndiesse afin d'empécher son fils de faire une telle sottise... Que l'on juge de la

(l) L'bôiei dë fiûuiiiûn, du ouai des Thcaûiu, exisiê encore aussi

flonnait que {aaiaii. C*eit auieudlMi IliéMl de Gbîniy, quai Mita» qMii8»nt 17.

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/ PREMIÈRE PÉRTOT)E 11?

délicatesse d'une telle manœuvre ! Il est certain que Moncrif» rentrant un sair che% son Prince, trouva chez le suisse no ordre formel de ne plus approcher de la maison.

Ce qui a confirmé dans la pensée q«e Ténî^ devait s'ex* piiquer comme j'ai dit, c'est que depuis ce moment M>ne |a duchesse accueillit Moncrif chez elle, et qu'il a présenteiMnt dans cette maison logemnt et table. M. de ClMMts'canM iplaintda demandé une «xpUntuw. Madame sa mère alaît répond» qne tant qte Ton ne saurait pas dans le pnblic la cause de ce congièyon ne ponvait l'interpréler que comme nne simple lassitude et qu'elle voulait le penser ainsi.

Mon Ifto Ta t>icn dldommg^ de est petits déiigriwits, puiM|u*il r# fiit leetiar de la fiîae et aecrétne gbénl des Postes.

{Mimaim du marfm d'AtgiauM,)

Blurbicr doofiA m aiim inotif d« ctile dî^^

Décembre 1734. — Un nommé Moncrif, homme de rimi, trèspindigeBt dans sa jeunesse, garçon d'esprit et de bellesleltficii a mi le bonheur de s'introduire d'abord chez M. d'Ar* geasoo, conseiller d'Etat et chancelier de M. le duc d'Orléans. Cette protection lui a donné des entrées chez les pnnces. Il a eu des pensionsi et mifin il est entré dhcx M* le -comte de Qermont en qualité de Secrétaire de ses commande^ amnts. Ce prince l'a comblé de grÉoes et l'a bk reotvoir par autorité à l'Académie française. Il en était devenu fier et insolent. U vient tout récemment d'être chassé de la maison. On en dit plusieurs raisons, et entre autres quatre vers qu'il a fûts contre la maison de Coudé.

U mfigmt mbên auudd Si Ceroi niiWf trâfi§Mir

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Trois Coniè qu'il peut pnndre.

Eh bien f Pour un qu'il ponrroil rendre.

Vous m cnundcz bien.

Il est peu probable que Moncrif ait commis ce méchant couplet : il était un peu trop poëte et beaucoup trop courdsaa pour cela. L'explication donnée par le marquis d'Argenson est infiniment plus plausible.

Gel homme heareux^ qui couxonna m vieiUeNe des roaea d'Anaciéoii et mourut à quatr&-râigt-cinq ans entre les bras des plus charmantes actrices de Paris, convoquées autour de son lit de mort en assemblée de fiunille, fit de tout temps Ue& des

envieux. Sa disgrâce leur donnait beau jeu. Il avait tenté de rédiger en corps de doctrine l'art de flâtrê qu'il possédait si bien, et dont il sut tirer si bon parti; mais la théorie et la pratique marchant rarement de compagnie, il n'avait produit en somme qu'une assez lourde et déplaisante dissertation ; de là Pépigramme suiyante, plus chaigée de fiel que de âd :

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