SIÈGE D£ FURNES
luiLL£T.i744. — Le siège 4e la vîUede Ftames tient plus longtemps qu'ba ne croyait» à causoi dit-ton, des tnoodalioiis. C'est encore M« de Qemioot qui fût œ siège. C'est lui qui a tout ùk depuis l'ouverture de cette campagne, et qui se présente à tout sans réserve et eu brave génM. On voit par lâle respect que l'on doit aui discours de ville et du publie. Car que n'a4-on pas dit contre lui l'année dernière? et letoutâ
lé
IjS flCOM Mm
cause de Le Duc, sa maîtresse ! Le finblic sera le sot de cette affaire ; car, quand un prince est brave et s'expose luimême, qui pourrait s'en dispenser par sa qualité d'abbé de Saint-Germain-des-Prés, il iui est permis de faire ce qu'il veut à la ville, sans que de petits particuliers qui auraient peur d'une fusée dans les rues^ ou des femmes qui enragent de voir une fille dans une belle calèche, soient eo droù d'y tri^uver k redire*
le fus destiné à suivre M. le comte de Clermont, qn'ij à la tête de trente-cinq bataillons et vingt-huit escadrons, alla investir Fumes. Il était décidé qu'il n'y aurait qu'une attaque du côté de la mer, lorsqu'un gentilhomme du pays vint me trouver en particulier... J^allai rendre compte â M. de Clermont d'une conversation qui pouvait nous être si utile; je lui menai le gentilhomme, qui ne fit que le confirmer encore plus dans l'idée de suivre ses conseils. On fit deux attaques, et celle que M. de M*** nous avait indiquée força M. de 3chwartzcmberg, gouverneur, à se rendre le troisième jour. Le Prince m'envoya dans la place pour faire la capitulation. M. de Schwartzemberg me dit en la signant : a J'ai entendu dire que les Français mvestissaient ma place, j*ai pris trois chemises dans ma poche et me suis jeté dedans. » Il avait très-bien calculé, puisqu'il ne tint que trois jours. Le roi vint de Dunkerque avec Mf^" de Modène, de Châteauroux et de Lauragua», pov voir sortir la ganiisoa qui était prûonmère de gueiit«
ifioëmus du mar^ 4c Yalfam.)
AOUT 1744.— L'mée sttwscnUaaiAbaot^dèSck»- . lestadt; nous apprîmes là le danger oà était la loi {fâ mtdtdU de MOi)... Je coiiseiilai 1 M. lé comte de Ciemom d'aller k Metz et de |»rofiter de ses entrées funilières dans un moment aussi piéciain; je liai llodécisioa de ce prince ^ médisait : « QnIraHe Idte tt msî le roi mt le demande ï ^ Eii bimi,, Monseignenfy là FépmMi<' nm semble fidle i je h dimls • Sirat ajait llwoneflr d'èM de voira sang, Votm Majettl doit me permeHre de veiller snr eHt i doiUc titre; »
Le roi Ini sntfré de sa iimsrcke, le reçutet le traita trèsmmi*
{Sommn du matfiîs ii Vâ^m.)
— Depuis le commencement delà maladie du roi jusqu'à ce jour 12 (août 1744), les deux sœurs (M»» de Châteauroux et de Lauraguaîs) et M. de Richelieu étaient les seuls qui entraient dans la chambre du roi. Les princes du sang et les grands officiers en murmuraient... M. le comte de Clermont prit sur lui d'entrer dans la chambre du roi; il dit à Sa Majesté qu'il ne pouvait croire que son intention. fût que les princes de son sang, qui étaient dans Metz occupés sans cesse de savoir de ses nouvelles, et ses grands officiers fassent privés de la satisfaction d'en savoir par eux-mêmes ; qu'ils ne voulaient pas que leur présence pùt lui être importune, mais seulement avoir la liberté d'entrer des moments, et que pour prouver que, pour loi, il n'avait d'autre but, ii se retirait sur-le-champ. Le roi ne parut point blessé de ce discours ; au contraire, il dit à M. le comte de Ciermont de rester, et Tordre accoutumé fut rétabli.
(Miauàm duducdi Lwfm,]
Si noua ett croyons Barbier » et pourquoi ne le
l8o SECONDE PARTiE
croinolu nous pas? le duc de Richelieu et les deux sûBors ne Uttieat que leur humble dei^ ta
prodiguant leurs soins au malade :
« Poor. M">«s lei ilnchesses 4e QiÂteauroux et de Lsoingaak, elles s'ont qse-ee <|a'ciles méritent, d'avoir été chas- £ê oome lei denières p. . . , air ced a iàit dire ifans le psUic qtt'aprèi so grind sovper du 6 de ce mis (août 1744), H* le doc de Rididiea avait eoferméh roi zrec ies deu soeurs pour lest fûre passer la amt» et ^ee le lesdasMiiml aviM.cischI le aai^ d'épnisemest. VoBa la casse de sa ékm. %
SspTBiiBRB 1744. — M. lecomlede Gkcnoatestafée sn corps de douze mille bommeSi avec les troupes dePEuipertur, du côté de laBavière. Osle sosisieasjounlIimFrtsci de Qer- BKMrt. Le roi a cBt qu'il y avait Ises des persosses de ce sosi et qu'il fiflait appeler son censio Prince de Clennost pour le distinguer des autres.
{Journal de BmUtr,)
Il y avait entre autres le comte de Ciermont
Gallerande, chef de corps dans la même armée. On comprend que cette sy nonyniie pouvait entraîner de gravés inconvénients. Pourtantrhabitude.prémlat et Ton continua à désigner 'le Prince sons le nom de comte de Qermont.
Amds 1745, Le ptiiice.]ieipQt prendre part, à la glorieuse campagne de cette année, un accident 4es .plus vulgaires le retiut dans ses foyers. BarUer. noter apcès m relutUm de 1« battiiie de FeaMoy à k dafle de mai 1745 :
dnr>^ M. k FÎi^ de dennçnl se mt pojnt i raniiée,doat
Ils mt bîeq ttdiés;iepfeiBieri'cft 4ém
jouant an natl i'Saint-<Zloiid| «t le second anssi la ràtnie ea
joBui-an "volutt avec Le Dnc^'sa mdtresse. llséoMlé
saignfc,ltectHanlm|Aisen»fiw^
Le duc de Luynes ^oate que cet accideat le réduisit à ne pcnmsr madier qu'eVèc des bé^
quiHes.
Le nom de couite de deriDont ne figure point en eftt des» les innombrables' relations en prose
et en vers de la bataille de Fontenoy, et c'est par pur excès de zèk quÇ| plus tard, la Chronoiog^ nur, litaki a ^outé cette journée à ses états de service.
li n'est si beau ctd sans mge» et il n'est prince
si bttoin ^au dix*httititaie «ddb s'entend^ qui
ùc compte à son ac$^ cinq ou six volées de bois wt ctiMribPéei <fam> tmouf ly > Licbiwiiqiie a'en a ràéfé que deux à la charge dn comte de Qermont, l'une et l'autre suivies de mort, il est -mi; aoMit pour la aaconde nous prouvccooa qii*il n'en ett rkii,«l pour la première, simple oor»
rection anodine, il faudrait que le patient y eût mis ds la bonne volonté , à moins qu'il ne lût mort de maie nge» ee qui serait bieii fort ponr son temps» Quoi qu'il en «dt, ^ici ranecdote suivlede sa rectification. C'est un des rares épisodes un peu tnAnvenieiités des mittniîam ae tncalnfiea méaBoi^
reedu duc de Luynes.
Octobre 174^. — M. lecomtede Cîcrmont n'est parti que fort tard pour la Fkndre, ayant été incommodé d'une chute comme je l'ai marqué. On prétend que sur la fin de la campagne, ayant eu quelque mécontentement, il avait demandé au roi permission de revenir, disant pour raison que l'air de Flandre faisait mal à son genou . Quelque temps après, et je crois même depuis le coiiimencement de Fontainebleau, il voulut faire entrer un surtout à Paris, chargé de provision*; de viande. Le surtout fut arrêté à la barrière ; !es commis demandèrent les droits, qu'il fallut payer. Le lendemain M. le comte de Cicrmont passa à cette même barrière et fit venir le principal commis. Il lui demanda pourquoi il avait arrêté son surtout. Le commis lui dit que c'était en conséquence des ordres du Roi, et que même ces ordres portaient confiscattoa, mais qu'il avait trof ds mfùsLpont htt posr lesoiGalir àtakkttt^M» Is coeMt
FIBMlktS véuODB
Glinwmt, dâns ton momtmM 4c colèi%i ocdéoMA ses geni <le k battra à OBtnoce ; ses gens fiucol asMZ sages potr ae pM obéir, ciceplé son coureur, lequel avec sa grosse came doiuia tant de coaps au commb qu'il en est mort. M, le comte de GlermoBt est venu id (i Pofltaiœblean) dans le oonanenoement dn voyage, il n'y a demeuré qu'an moment On prétend que lé rm, après lui avoir demandé des nouvelles de sa santé, lui dit que Tair de Fontainebleau était sûrement mauvais pour son ge« notty et même celui de la Cour pour quelque temps.^
S . NOVEMBRE. «— J'ai entendu depnb conter cette aTcib: tura fort 'différemment. M. le comte de Glermont est dans Pmge d'envoyer continuellement de Bemy à Paris, tantM du gibier ou des moutons qull &it engraisser diec lui| taqtM son souper à* moitié cuit que l'on achève d'apprêler en arrivant... Ce jour-là il alla à la diasse à tirer et comptait re» tourner souper à Bemy et revenir te lendemain de bonne heure à Paris. L'a chasse l'ayant mené assez près de Paris, il prit le parti d'y aller dès le soir même et envoya à Bemy dire à son contrôleur [de faire partir son souper à Paris. Avant que cet ordre eût été porté et exécuté, il se passa assez de temps. Le souper, arrivé à la barrière, fut arrêté par un des commis qui était de fort mauvaise humeur. Ce commis fil ouvrir toutes les cantines et prit ce qui lui convenait davantage : douze perdrix, un morceau de mouton, etc. Il dit au contrôleur qu'il en restait encore assez pour le souper de M. le comte de Clerraont, qu'il n'avait qu'à faire emporter le reste. Le contrôleur se récria sur rinjustice du procédé, et offrit de payer les droits; mais, voyaait qu'il ne pouvait rien obtenir^ il dit qu'il allait se plaindre à M. le comte, et alla en effet au devant de lui. M. ie comte de Clermont arriva peu de temps après dans sa chaise ; îî arrêta I la bamère et demanda quî était î'insoîent qui avait saisi son
souper. Le gros coaunis éuitseui àla porte et ne désavoua point
ftSCONDB PARTIS
ce qu'il avait fait, ajoutant qu'il arrètenit bien les carrosses du roi. Ses camarades sortirent et dirent à M. le comte deClermont que cet homme faisait tous les )Ours des sottises semblables et qu'ils ne pouvaient pas le corriger. M. le comte de Ciermont avait un de ses gens à cheval , lequel portait un fouet à l'anglaise. II lui dit d'en donner quelques coups à ce commis, ce qui fut décttté, mais de manière à ne pouvoir le faire mourir ni même le blesser considérablement. MH* de Charolois, qui sait ce détail de M. son frère et qui me le.contait hier, dit qu'elle ignore si oe commis est mort, mais que, s'il l'était, ce ne pouvait être de quelques coups d'an foaet à Pan^aise. Elle dit . aussi que le bfitl de l'exil de M. son frère n*a pas le moindre fondement» que ses relais l'attendent depuis huit jôurs sur le chemin de Fon^ Uiodikiii, et que ce n'est que parce qu'il est iQOomm6dV<|v't1 n'apaspayrair*',
{Mimmis du duc dc Luym^
Année 1746* — Il tt*était pas toujours donné . aux princes du saog de trancher aussi cavalièremcat^ — à coupa de fouet, — lea difficoltéa aurve^ nant entre Leura Âteasea' Sérénisaimea et lea dépositaires, grands ou petits, de l'autorité royale. Nous, avons vu ks remontrances hautaines du | comte de Qertnont échouer contre rimpeaaibilité du procureur général; nous allons voir sa superbe obligée de s'humilier jusqu aux excuses visrà-vis d'un partner. haaavaB&eiMQt fedoiitaUe^ M« k
PREMIÈRE PÉRIODE
marédtal de Saxe, L'anecdote est peut-être un peu longuement nurontée par le marquis île Valfensi tout fier de son succès diplomatique; mais elle est assez curieuse pour mériter ici.ses grandes entrées^
— En 1746, je faisais auprès de M. le comte d€ Clcfmont les fonctions de ma^or général; ce prince m'accablait de bontés, de confiance et de distinctions particulières. Je soupais tous les soirs chez lui ; quoique les militaires qui avaient C€t honneur fussent en très-peùt nombre, il s'y trouva un indiscret. La plus grande liberté faisait souvent hasarder des propos peu faits pour être répétés; M. le comte de Clermont se les permettait tous, se croyant, par sa naissance comme par la discrétion de ceux qui l'écoutaient, dans la plus grande sûreté.
Un officier général admis à ces soupers applaudissait du geste et de !a voix à tout ce que disait un soir M. le comte de Clermont sur le maréchal de Saxe : c'étaient de simples plaisanteries sur son goût pour les filles. Le lendemain, cet officier alla rendre compte de cette conversation au maréchal, en l'enve^ oimant, comme font toujours les délateurs...
Le maréchal, furieux, profitant de son autorité, commença à donner tous les dé/^oûts possibles à M. le comte de Clermont, en ne lui permettant plus, comme auparavant, de donner !'orJr« à son corps; j etais obligé d'aller le chercher tous les jours. Peu de temps après, il joignit à la grande armée trois brigades d'infanterie des quatre que nous avions , de plus les officiers d'artillerie et ie canon , enfin une très-grande partie des dragon»; et ce corps, qui était très-coosidérable, se troaia. réduit à une brigade d'infanterie et un régiment de dragons.
M. ie comte de Ctermonti as désespoir, voulut prendre us parti violeat approuvé psr sesensars : c'était de ^uiuer i'acr
|B6 BEGOUtiU SAXXIM
mée en disant au maréchal qu'il était trop humiliant pour un j prince du sang de France d'obéir à vin bâtard étranger. On i trouva la vengeance convenable; je fus le seul qui, restant tête ' â tète avec le Prince, eut le courage et l'honnêteté de lui dire que je blâmais ce projet, estimant que ce serait se manquer à lui-même et au roi, et que, quitter l'armée au milieu de la campagne pour retourner s'enterrer à Berny me paraissait un fâcheux dénoùment. — « Mais que voulez-vous que je devienne, monsieur, exposé à recevoir tous les jours de nouvelles mortifications? ... — Je me charge, Monseigneur, de réparer le mal, si vous consentez à un expédient facile qui dépend de vous; c'est d'écrire un mot à M. le maréchal pour lui demander une conversation où vous vous expliquerez, car \e& coquins broaillent tout, mais l'honnête fnaàû» p«ttt tput nBiittier.«« » |
J'm biai de b pdae à te détemmer; ccpaid»it,Je tende* ^ •nh^te tetlK btéôite de M man* defaalncM ettdlê que distfiis*** ' i
Le maréchal était sur son lit, quoique chaussé, et le verrou mis à la porte, Cremiile vint m'ouvrir.,. Alors, m'approchant du lit, je dis : « C'est une lettre de M. le comte de Clermont, qui souhaite le bonjour à monsieur le maréchal. ~ Dis plutôt qu'il voudrait que le diable m'emportât. Est-ce quelque nouvelle des ennemis? Ont-ils fait un mouvement? — Non, monsieur le Maréchal.» Il prit la lettre et d'un air de dédain la jeta sur son lit : a Je la lirai toujours trop tôt. — Si monsieur le maréchal voulait me permettre delà décacheter, il pourrait la lire et en serait content. — Non! oh jamais ! On a beau être prince du g sang, il faut savoir se taire sur son général et respecter le choix du roi. C'est leur maître comme le nôtre. — Monsieur le maréchal, vous êtes trop grand, et votre réputation est trop constatée pour écouter les misères et les rapports de quelques «éduuts eipritb.* c^ètaieet ^Êé^fm galtét et non des Boir*
PREMIÈRE PÉRIODE
ceurs; voilà eonmeat lai aaavaises langues traduisent les moindres propos. 1» J'avais ftpris la lettre décachetée, et tout dt suite : « Moasieiir le Maréchal mt-il ^ je la lise ? — Ce aoot des mensonges , et ton Phoce me fait l'effet de s'enimycr jolimest d'Itre là ooiame m capitain* partisaa; il n'y a pas de mal. — Vovs ne pardonnerez, il y ea a bt a M wp à croirece n'est pas. — Eh bien, liseK, aotsieor. » .
La lettre, polie et adroite, lui plut, surtout lorsque ie répétais à chaque ligne que tout ce qu'on lui avait dit était faux, que je lui étais bien plus attaché qu'au comte de Glermont, et incapable de le tromper, a Soit, il désavoue ses propos, je veux bien le croire. — Et une réponse à la lettre ? — Ah î il n'y en a point, je ne veux pas être le pédagogue éternel de ton Prince et lui dire qu'il a mal fait; je ne pourrais m'en empêcher. — Si monsieur le maréchal voulait me permettre de lui indiquer un expédient?... Monsieur le maréchal fait demain unfourrageau moulin d'EdmeùlIe, très-près du quartier du Prince... Il serait comblé si monsieur le maréchal voulait y dîner. — Non, monsieur, ne m'en parlez pas; je no dîne pas che^ les gens qui s'é* gayent à mes dépens; mais après le fourrage fait, je passerai par lâ comme si c'était mon chemin pour revenir ; je lui ferai une visite qui me tiendra lieu d^une réponse embarrassante, car je n'aime point les procàs par écrit.» Je quittai le maréchal apaisé en lut disant : a II y aura toujours chez le Prince un bon dtner dont monsieur le maréchal fera l'usage qu'il voudra. » Je ptrtis enchanté de ma mission.
M. le comte de Qennont m'eniérma dans son cabinet., et anssitAlîe lui répétai toute ma conversation, palliant les vivacités dn maréchal, dont les termes avaient été peu ménagés au commencement.. Je finis en l'assurant que le maréchal se fendrait chez lui et que j espérais qu'il lui demanderait à dîner. ^ c Eh bien, soit^ mais jusque-là je ne croirai hen. »
Le lendemain, j'étais de bonne heure au moulin d'EdmeûIlc, où la chaîne de fourrage commençait à se former... LemaréchaJ y vint, resta longtemps, et comme il allait repartir, je lui dis ; « Monsieur le maréchal, je vais vous servir de guide. » Il me dit en souriant : « Tu as bien envie de m'égarer. — Non, monsieur le maréchal, je vous mène chez les vôtres. — Âhl quels vôtres!.. Allons, v
Nous arrivâmes à Howarts. Le Prince vint au devant du maréchal, enchanté de sa démarche , ils traversèrent la salle â manger; le couvert était mis, le maréchal dit : ce Quoi ! déjà la table! Il est donc bien tard? — Assez, répondit M. ic comte, pour que vous ne puissiez aller dîner chez vous.
Ils causèrent quelque temps en particulier et eurent le bon esprit, l'un et l'autre, de ne parier de rien qui eût trait à la brôiiiUerie. Le contrôleur vint dire au Prince qu'il était servi; il se-mtt à b gauche du maréchal et voulut que je fusse à la sienne... Le dîner fut très-gai, tout se passa à merveille, le maréchal partit de la meilleure humeur. M. le comte me mena dans son cabinet, où les expressions les pliis caressantes fihrenl ma récompense et me confirmèrent sa reconnaissance.
Quelques jours après, sa joie fut bien plus vive : nons chan^ geâmes notre position, et, an nonvean camp, M. le maréchal forma nne réserve de don» mille hommes qu'il donna i M; le comte avec vingt pièces dé canon et trois cents hommes*d^ tillerie«Ot événement causa nne grande satisfaction à tonte Farmée, allligée de voir «n prince du sang réduit au commaiH dément de quelques régiments.
nitiitte fiuoos
SIÈGE DE HAMUR
'$ SBPTEIIBRE 1746. — • Le prince de Clermont fut chargé dn âlge de Namur. C'étaient en effet douze places qu'il fallait prendre. On attaqua plusieurs forts à la fois; ils furent tous emportés
19 SEPTEMBRE. — La tranchée avait été ouverte le 10 septembre devant Namur, et la ville capitula le 19. La garnison fut obligée de se retirer dans la citadelle par la capitulation ; et au bout de onze jours elle en fit une nouvelle par laquelle elle fut toute prisonnière de guerre
(VOLTAIRE» SMi it Lmt XV.)
. SBraiiBRE 1746. — U battttk de douce pièces de-ct- 'm placée à la rire droHie de bllensf devait Naamr «mit labrèdiede Ponviagrà contes dus ia Boit da if septoatee. Après' en inroir bien etandaé le local, je proposai 4 -If» le conte de Olertiont et à4i« de Loweadal, qui dirigeaie&t le siège, de l'attaqiier quoique le chenia couvert ne ffx pas pris. lfa|)roposiioo parat hasaideose et lit discalèe; ciii»on s rendit an moyen que j'indiquais*.
. 'If. le-comlrdie Cleniioot n'avait promis que, .si je fainis prendre Fonvrage i cornes, la place readu^, j'en porterais, U nouvelle au roi.- Je lai nxfnû dîais sa cour, i trob tares dn matin, tous les prisonniers, et lui annonçai Theureux succès qui le rendait maître de Namur. Il était dans son lit; j'ajoutai : c Monseigneurj je vais me préparer, mettre mes bottes, car sûrement la garaison n'a pas un moment à perdre pour remonter et se réfugier dans les chAteaux. » Je vis au milieade sa ^oie uu certam embarras vis-à-vis de moi , je le connaissais
BSCOMOe PAATI&
trop pour m'y méprendre. — « Quoi, Monseigneur, ne me ticndriez-vous pas, après un service aussi grand qu'inespéré, la parole que Votre Altesse m'a donnée? » Son embarras redoubla; il sentait toute l'injustice qu'il allait me faire etchercha à s'en justifier en me disant qu'il n'était pas le maître d'agir autrement, mais que sUrcnunt il me réserverait de porter une nouvelle plus intéressante : celle de la reddition des châleaiUC
et de la garnison prisonnière Je me tus et sortis désespéré.
Le matin, la ville ouvrait ses portes; la ganûsoB s'était !«■*fermée dans les châteaux.
(CifiU U cornu de Polignûc qmfiA duagji éM mmt§^ u 4ui imralat U grade de bngidi$rn)
L'espérance et la nouvelle promesse de M. le comte de GlenûOil m'euieot calmé ; bonder eût été inutile et neiadroiL Je pris le seul parti raisouaUe : ceint detedMbler de zèle au siège des chiteaBX el de forcer le Prinoey pir de nouveaux wàÊÊ et une application ciwwUiit,àtte pl«i *e latiiiii kilth Higoeqii mk abusé de sa bonté
Après ItoqpMalîoi éei eUteei, f u ^km, pof Je oom» tenir miSn me réoompene sotreit fratiM^ plMeennent mérflèe;Biii jt M fiis pM^fanranL M. dt Loemdel, anî de Spwdii> eftimt de le eMupiiîiiiee de il» ie csh^ de
telles inutiles à dter; je vis doie airiYer et futir Soindii^ poer porter le neuvelle d'm eîége que Ymk bk me mi de 'pebes; de dan^ et de SMoii.
le ttoMii à rappafiMBeiirde II. kcettdeCleiweH» it» le dèM^r da» le eMr Mis li si«Mi et lefed|pKtili boedie, je loi deàndei b pcnmssioA de quitter misent cl d'aller ctocher auprès de airichal d» Sen iiae yvlke qu'il ne refusait. Il prit un mr riant, m'assura qtll ai^BKHiii baaiH» coup, rinsistai. C èuii l'heure de Vordrt; descendu dan k
«lie où' il le donnait, dmnt les offiders généraux, ceux de sa fnaisoii^PotigRa%.lldi^e»iii et I!état-ni4pi'f ^\ • « Voiiâ yatfois^ TÎenl de me traiter comme un chien. — MoosetgpeuTy je n'ti pu m'éeartér un instant de ce que' je vous doit.
Aussi \t veux qfte vous restiez aiprès de moi« Monsei- 9M«r» toiti l'aniée t -tii «Mm zèk et mes succès pour b #oife de VotftAhesKSMnksÎQef.... Jetai leadsl'lM^^ . et le profoiui respect d«s si légitimement au sang de mon màte« ; BiaisV comme militaire» je crois avoir droit i sa reeonnaissance. i Et tout de suite je le priai dé lire la lettre que j'écrivais au maréchal de Saxe pour lui demander, le siège étant terminé, de me rapprocher de lui.
M. le comte de Clermont me parla avec bonté, voulut bien oublier la distance immense qu'il y avait de lui à moi, et, voyant que je persistais : — a Puisque vous voulez me quitter mal^é moi, je ne vous retiens plus, Vous pouvez faire partir votre lettre. »
(Somnin du nm^ms de Valfons.)
Si nom nous bornions à citer les Souvenirs du mar- 4fms éU Vaîfons^ on pourrait croire que c'est lui qui a tout fait partout où il s es: trouvé. Mirage bien excuHljlle de sa part, mais contre lequel il est bon de noui piteunir. M. de Rochambeàu, qui devint plus tard maréchal de France, fort jeune alors et simple aide de camp du comte de Clermont, prit part auni I toutee ces actions; il vit les choses de près, et ses MémoimmilitairiSf moins personnels que ceux 4a marquis, nou$ paraissent par cela même repdre
1^ ênoamm 94tm
plui iMèliHwrftt-à dmnn «don m méritts. Nom
* leur empnùitoiis-l^sokie du siège de Nomàr; pour 1 opposer aut récriminations qu^on vient de lire. Nous a'ûuûstmos pas, toutefàis, sur ces ma-
fions bornerons à renvoyernos lecteurs au texte de ces mémoires ainsi qu'à ceux du maréchal de / Nouilles» du prince de. Mootbamy, à cbcÉec-
poodance du comte de Saint-Germain, aux b»
toires damaréchal de Saxe, etc., etc. ' '
— M. le comte de Clennoot fût détaché avec 11. de Lowendal sous SCS ordres ponrfiiîre le «ég^ de Naniir.... )e fcs soit^ vent employé pendant ce siège à fm des reconnaîssattces; M «.de Govrdon, for^ habile iiigliiiear, conduisait cé si^, et la ville se rendit lé sisi&ne jour de tranchée ouverte. On ût en* suite cehit des châteaux. M* le comte de Clermont» à qui Ton avait parlé d'an chemin que l'on disait praticable dims l'escarpement des rochers qui bovdent la Meuse et qui conduisait à une maison -siloie entre le fort Cadras et le fortOnsitte, m'envoya pour le reconnattit dans I9 jour, afin d'y diriger une attaque qu'il , comptait .£ure la nuit suivante., le gmm dans ce sentier, à quatre pattes, jusqu'à deux sentinelles, placées àl'cx^ Irémité des deux palissades, qui eurent ia compfaôsanoe de fn» mer leurs pipes- sans se «distraire pendant toute ma reconnais' sance. Je iri^is rendre compte que ce sentier éçût trop escarpé pour y Uan monter d'autres troupes que des volontaire, pour faire nue dtvernoD pendant que les grenadiers de H tramchée débondmcaient pour attaquer de front.. .. Cette attaque eut le pins gnad succès. .
PREMIÈRE péftlODC
Lçs châtetox set leodirent par capitulation te siiièine jour
de tranchée ouverte» comme avait fait la ville M. le
comte deClermont étant entré, et logé àl'évèché, Pévêque vint hii donner une alarme qui était trè»*bien fondée. 11 Ini dit qne l'ennemi ne s'était rendu si promptement que parce que le. grand magasin i poudre qui était dans une casemate du vieux cbâtéau ètiiit prêt à sauter ; qu'il y avait cent cinquantè milliers de poudre^ et que sîce malheur arrivmt tonte la fille courrait de grands risques. If. le comte dé Qermont my envoya sur-ie<hamp ; j'-y trouvai nos compagiûésd'cfttvriërs oocojpéès-à le déblayer. Ils étaient obligés de prendre avec le bas de'lenrs*. lubits les tonnêaux les plus près de la voûte, qui êtaient-déjà brûlants. Il y'aVait atlssides crevasses dans la voûte, que tar force de l'inflammation avait produites, par où tombaient des étincelles defeo ; -enfin lès barriques étaient heureusement doubles. L'évacuation de ces magasins se fit avec un ordre et un sangfroid de la part de ces ouvriers du corps royal d'artillerie,
qui forcèrent mon admiration Je vins au point du jour
rendre compte de son évacuation complète. L'cvèquc et ic Prince avaient passé une fort mauvaise nuit, et tout le monde se coucha au soleil levant avec une grande satisfaction
Ce iiit pendant ce siège quç le prince me deomn^ avec in-! térèt quelles étaient les vues de mes parents pour mon avan-. cément ; j'avais alors vingt-un ans« le Ini dis que j'avais la pa- ' rôle du premier biton d'exempt dans les gardes du corps; que cet emploi n'exigeait pas de finance et était plus analogue â la fortune de mes parents. Il me répliqua vivement : aMandez- Icur qu'il faut qu'ils fassent un effort, il faut qu'on vous donne un régiment. » Il envoya M. de Grillon {aliai Sourdis) porter la nouvelle de la prise de Namur, demanda qu'on le fît maréchal de camp, et son régiment pour moi.... Il avait écrit les lettres les plus fortes et les plus flatteuses en ma faveur à
194 mumm m^mf 1
M. dV^rgenson, qui ëaît «oo parent, et à 4a Pompa- i our, qui jouait iéjA te rtte de premier mmistre. • - *
OCTOB» 1746. U la.dtcç ndfy mcrA» te cwt* ' nîtstt dt te dn roi «ait appcitt ï Notre^Dm tttuedeoz drapeau et 1» éfieodifd, «l'cniy tûMAwkttikm pour Upriiedetefilk«l4ai<jMktta^deNa»arfar IL conte de Clernoit» ^ il y avait tmce balaâtetts, U^pl^part Holïaiiditt, fûts priseonteiv. On compte, par te prisM de fîHtt datt cette campée» que nous amt tieate nilt pri* iOMtes anc He^andite. •
' BATAILLE DE RAUœtfX
Octobre 1746. — M. le Prince comte de Clermont a fait des
merveilles (à la bataille de Raucoox) et il s'est acquis une grande réputation dans cette campagne; on ne badinera plus sur sa qualité d'abbé ni sur l'abbesse Mil«Lc Duc. Il nV a rien à dire sur la conduitede laviilequand onscconduit ainsi en hommede guerre. . Après la prise de Namur, M. \t duc de Chartres et les princes de DombeSj comte d'Eu et duc de Penthièvre sont revenus ici. On dit qu'on demanda au comte de Clermont quand Son* Altesse partirait, et qu'il répondit : « ïl n'y a que les princes <|tti partent; pour moi| je reste.» Cela est beau et malin.
*-Lepriiioe ClMes comptant sans doute sur la bonté de sa position : son camp Icooronnait def liaoteurs snr lesquelles il
afah fut fûre plusieurs redoutes Le maréchal de Saxe en
détermina l'attaque par Taile droite aux ordres de M. le comte de Clermontet de M. de Lowendal. M. le comte d'Estrées marcha, à la tête de plusieurs colonnes d'infanterie, droit au village ; il fut emporté, et la gauche de l'ennemi fut prise en flanc par tout le corps de ces trois généraux. Le maréchâl de Saxe avait ordonné qu'il se mît en équerre sur le flanc de Parmée ennemie en attendant l'effet des attaques de l'aile gauche. Le comte d'Estrées, bouillant d'ardeur, vint à M. le comte de Clermont lui montrer le corps que nous avions combattu se retirant dans le plus grand désordre et la facilité qu'il y aurait à culbuter dans la Meuse tout ce que nous avions devant nous. Lowendal, à pied, braquant sa lunette, lut répondit : a Vous savez les ordres de M. le maréchal; nous les avons remplis, il faut attendre l'effet des attaques de la gauche. — Mais, si notre gauche n'atCaque pas, répliqua le comte d'Estrées, nous manquerons une occasion unique; le jour s'avance et la nuit couvrira la retraite de l'ennemi. — Voilà de beaux raisonnements, dit Lowendal, mais vous êtes aux ordres du Prince et je suis votre ancien. — Oui, dit le comte d'Estrées, je suis le cadet^ dont j'enrage, mais je suis Français^ » et se relira furieitxdecotère. J'entendis toute cette dispute, et iç pauvre PcÎQCtâil fiOBUAe un écolier qui laisse toujours parler son gouverneur. Le comte d'Estrées avait toute raison ; l'attaque de la droite de l'ennemi (confiée à M. de Clermont Gallerande) ae fut point exécutée, et l'pn mnifia k pins beUs Maint dt profiter de sa déroute
Cette journée produisit de fort petits avantages. On resta vingt-<]uatre heofcssur le champ de bataUiei cd'onrêvrat àla oowUki dtXti^pw^etMdPMiMMBr ddi cotpiilf yr ti wlnini
(ITtemd^AidMwi.)
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— En rentrant (aprèsîa victoire de Raucoux), le maréchal de Saxe me dit : « Tu as été trop mon ami toute la journée pour que )e ne sois pas !e tien; demain, tiens-toi prêt pour porter au roi le détail de la bataille i> L'instant avant mon départ, M. le comte de Clermont m'envoya chercher; honteux de son injustice vis-à-vis de moi, il crut ia réparer en me disait : a Le maréchal vous a choisi par l'amitié qu'il sait que ie ¥Ous porte, et parce que j'ai envoyé Sourdis de Namur.
Je ne vous laisserai pas partir sans une marqueté mon UBÔâè et de ma satisfaction. Voilà deux lettres, l'une pour le roi, Tautre pour M. d'Argenson; elles sont picioesid'éiQges de xùUt conduite et de vos strvîces, et potr que vous n'en puissiez douter, voilà des copies sfgpièes de moi qui vous aeroat i jaaiabMi téBHijgMy.<ùr.dii cas qoe je te de tom^ >
LETTRE D£ S« A.S. A M. LE COMTE d'aRGENSON
M. de. Valfbns est chairgé, MQnsieur^ de porter k détail des blessés et de la vie-^
toire que les troupes de Sa Majesté piétinent de remporter. Je suis ropt quercette commission lui ait été donnée, espérant que cela lui fera obtenir les grâces quil mérite par la distinction avec laquelle il a servi cette campagne. Comme il a été toujours sous mes ordres, j*ai été témoin de son intelligence et activité ij aurais mâne soiAaité qu'il m'eût , étlpossiWe de le ctuà^-, ger de qtéclques-unes des nmpdks que
P&ESUèRE PÉRIODE I97
j*ai eu thommiT iTefiPoyer à Sa Mafesiê, .
sentant combien il méritait qu'on saisît une occasion de poupoir le faire xiécûmpener. La milà irompie, et je ne pins,
dans cette circonstance ^ me dispenser de
joindre ma sollicitation et de lui rendre la . \ Louis de Bourboh.
A Rfltiooiix, oti le tottktt de Ckrmont prince se couvrit deg loire» le comte de ClermoatGaUeraade, au xontrairci £ûUit p«r mipiadiresse compromeme fe meèÊ do la jonniécu De là répignunine «û«
vaate. - , . . '
A HâWoaXf oà VAi^ms $m nat umps est toM^ DfidmCUmmiifikmtxltméiminf , %
. Et k mUMn tH thki»
EXnCkàJT DU POEME DE ItAUOOUX
Que vûiS'je! Est-ce un mortel qui frappe, qui renverse
Ces bataillons nombreux que la crainte disperse f Oest vous, brave Clermontj digne sang de nos rois; Pdllas à ses côtés assure ses expioiU.
Puissante dciié, couvre de ton égide, * •
Au milieu des hasards, ce guerrier uitripide.
d4T4|i'i'& LAWFELD
*2 'juillet 1747. — Le maréchal de Saxe, voyant sortir beaucoup de fumée et de flamme de Lawfeld^ envoya aussitôt dire I M. If cgmte de Clermont de faire marcher les grenadiers de son corps, soutenus des brigades de Monaco, La Fère et Ségur ; mais en approchant de Lawfeid ils essuyèrent un feu très-vif et très-nourri de mousquctcnc et d'artillerie, qui leur prouva <jue, malgré rinccndie, le'village
était encore occupe Le duc de Cumberland avait ordonné,
en effet, auj( huit bMaillons anglais et hanovriens de sortir du vilUgC en y mettant le feu, mais M. de Ligonier, général anglais, trouv^^ prf« 4f Lawffid ce corps &e retirant, représenta à M. de Cuslx^land ^| U bataille était perdue si nous no^ emparions de ce poste qui dominait la plaÎM...*. M. de Cwii-^ bcrlifid £t faire- dçni-toQf à la colonne, me ordre de reprendre les mêmef poUts déjà ooçapés. Ils y amvaioit^uBd le corps de M* te comte de Clermont vint pour s'emparer des
haies, les croyant abandonilées On fit marcher d'autres
brigades pour soutenir les premières ; l'^taque fut longue et mt» Le régiment de Roî-ca?aleriey eiposé à une batterie de trente pièees de cawwyne recula pas dW ligne maigri la pins grande perte. J'ânts*en nn premier chetal blessé» denx antres furent tués; le roi m'en fit donner nn quatrième â lui» avec lequel' je revins au maréchal^ qui me dit : «Allons!**, un conpdecelHcr!»
Je me mis â b tète des gmnadîefs de Royal«vaisieau,iftéiai( déjà M. le -comte de Qermoot, que je suivis pendant quelques pas ; mais en approchant du village, pour ne pas laisser tuer ce prince, qui s'exposait toujours trop, je lui dis : «Ifoascigneur, vous avez par votre présence inspiré cette ardeur si salutaire i nos troupes i maintenant il serait bon de rester là pour vous
rRSkiitlE PERIODE
BOBtrer i tonte ta bripde) à qui votre aspct «kmtiera la plii gnade confiance. ï> Il y cosse&tit, et le marqnis de Montlezun» premier gentilhomnie de sa chaibft,fli%B munâà^mtàM k danger réel 4|M )• lii évitais (1).
Voîf I Lawfdd, affrontant U tripas, Un Bourbon saisir la victoirCf Sous nos drapeaux fixer la glmç^ Cda ne me surprend pas.
» Voir ce guerrier si fier devant BeU<m Intimidif déconcerté D*an simple éloge, répété Par la voix de la vérité , • C*t4t là u ^tù m'itoofu*
nmiT DO POibiB M LàWf ttJ>
Que vois'je ! Qael guerrier tout couvert de fifttf$i^rp
Des ennemis fuyant renverse la barriïre ?
Le vainqueur de Rocroy combat encor pour no$s; Cest la mime valeur, c'est le même courroux : Sous les yeux de son roi prodiguant les miracles. Bravant tous les périls, forçant tous Us obstacUs^ Tout tombe sous ses coups rapides et pressiSf Et Us fim Uofç^rù sont iofia tarâsUs /•••
(1) Louis Hercule marquis de MoQttezufi-Pardiac, d'abord chevalier de Malte, puis premier gentilhomme de la diaml»e du comte dtClftmont, deviotplusurd bngadier des mrimàanL aiAmHiai 17(7 lafiBedel'iavititUBoiildoinik.
FIN D« Là PfUUf^tel Flltmp*