REVERS ET DÉCADENCE
Pour rétablir ses affaires, de hbuvieau gravement compromises^ nous venons de voir le comte de Qennont congédier ses musiciens et fermer son tliéfttre. Cette mesure pouvait arrêter le mal et empêcher sa situation d'empirer, mais elle ne pouvait combler le déficit déjà existant. Séduit sans doute par les fructueuses razzias que venait de Mre en Hanovre le maréchal de Richelieu, il eut la malencontreuse idée de solliciter sa succession, sous prétexte que sa qualité de prince du sang lui donnerait l'autorité nécessaire pour remettre Tordre et la dis-
cipline dans cette armée désorganisée. Le Prince était-il de bonne foi, et le roi lui-même croyait-il sérieusement à l'influence et aux talents militaires de son cousin? Ou bien l'envoyait- il là-bas, sous la tutelle de Chevert et de Saint-Germain, tout simplement pour se refaire un peu en pays ennemi ? En tout cas, révénement prouva que c'était jouer gros jeu et qu'il eût beaucoup mieux valu, malgré le triste état des finances, puiser directement dans les coffres de l'état.