‹ Le comte de FrontenacChapitre 166 sur 358 · LeUre de La Salle, 1679-80. Margry, H · texte numérisé non relu

LeUre de La Salle, 1679-80. Margry, H

2. Margry, H, 20. — Cf. Ar. coL, C. G. Can., VII, 248. 3.i)eZ. delà Sa/^, 1679-1681. Margry, I, 444.

plus de 25 000 livres de rente par le commerce qu'il y faisait * ». Tout au contraire, ses biens saisis, les Iroquois inquiètes contre lui, ses compagnons même hésitant à le suivre, il part en avant jamais plus confiant et plus résolu.

Nous devons nous contenter d'un récit très sommaire des explorations de La Salle, bien qu'il y ait peu d'exemples, chez aucun peuple, d'un homme ayant mis au service d'une idée plus d'acharnement et de courage; nous n'avons à noter ici que l'opposition à laquelle La Salle s'est toujours heurté, puis à montrer comment ses découvertes ont compliqué la tâche de Frontenac. Le Griffon ', sortant du lac Érié, franchit non sans peine les rapides de Détroit et s'engagea dans le lac des Hurons; le 27 août, il arrivait à Michillimackinac, où des hommes envoyés auparavant devaient le retrouver; mais plusieurs avaient déjà déserté, « parce qu'on leur avait dit qu'ils étaient des fous que d'entreprendre ce voyage, et qu'il était impossible qu'il en pût échapper aucun, à cause des grands risques qu'il y avait ». La Salle rassura ceux qui avaient attendu quand même; Tonty rallia les déserteurs au Saut-Sainte- Marie, et tandis que La Salle partait vers le sud, par le lac des Illinois, Tonty formait à Michillimackinac un second convoi qui bientôt, à son tour, se mettait en route. Le Griffon ^ chargé de pelleteries dés le début de cette campagne, devait redescendre à Niagara, pour que La Salle désintéressât au plus tôt ses créanciers; soit mauvaise fortune, soit malveillance de ceux qui devaient le ramener,^ fit naufrage et la cargaison en fut totalement perdue, au moins pour le découvreur '. Rejoint par Tonty, au mois de novembre, dans le pays des Miamis, La Salle fait route pour les Illinois, dont il atteint le village principal en janvier 1080. Là, malgré les préventions semées contre lui, malgré la désertion de plusieurs de ses gens, il fonde un poste, qu'il appelle en sa détresse le fort Crèveconir, et construit un canot pour descendre vers le Mississipi. Le P. Ilennepin, Récollet, qui accompagnait l'expédition, part en éclaireur avec deux hommes; par la rivière des Illinois, puis le Mississipi supérieur, il parvint au pays des Sioux, d'où

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