‹ Le comte de FrontenacChapitre 18 sur 358 · Ed. Tailhan, p · texte numérisé non relu

Ed. Tailhan, p

(i. 1. 345 S9. • Récit d'un ami de Vabbé de Gallinée,

Salpiciens, dît ce mémoire, La Salle aurait descendu vers Touest

une grande rivière (TOhio), jusqu'au jour où ses hommes, rebutés

des difficultés du chemin, Tabandonnèrent. « Il se vit donc seul à

quatre cents lieues de chez lui, où il ne laissa pas de revenir,

remontant la rivière, et vivant de chasse, d'herbes et de ce que lui

donnèrent les sauvages qu'il rencontra en son chemin *. » C'est donc

vraisemblablement sur la fin de ce pénible voyage de retour qu'il

rencontra Nicolas Perrot. Quelles avaient été, exactement, ses

découvertes? Avait-il acquis la conviction que l'Ohio se déversait

à I ouest dans un fleuve qui menait peut-être au golfe du Mexique

sinon à la mer du Sud? Il est sûr seulement qu'il sut gagner la

faveur de Talon, récemment revenu au Canada, puisque c'est à lui

que l'intendant confie l'une des grandes expéditions, toutes deux

officielles cette fois, qui furent dirigées vers l'ouest à la fin de Tété

de 1670.

'« Ce pays, écrit Talon au roi, en novembre 1670 ', est disposé de

• telle manière que par le fleuve on peut remonter partout à la

faveur des lacs qui portent à la source vers l'ouest et des rivières

qui dégorgent dans lui par ses côtés, ouvrant le chemin du nord

et du sud. C'est par ce même fleuve qu'on peut espérer de trouver

quelque jour l'ouverture au Mexique, et c'est aux premières de

ces découvertes que nous avons envoyé, M. de Courcelles et moi,

le sieur de La Salle, qui a bien de la chaleur pour ces entreprises,

tandis que sur un autre endroit j'ai fait ' partir le sieur de Saint-

Lusson, pour pousser vers l'ouest tant qu'il trouvera de quoi

subsister, avec ordre de rechercher soigneusement s'il y a par

lacs ou rivières quelque communication avec la mer du Sud qui

sépare ce continent de la Chine. » Quoique l'expression « aux

premières de ces découvertes » ne soit pas parfaitement claire, il

parait, puisque le but de La Salle n'était pas celui de Saint-Lusson,

que le premier devait se porter plus au sud que le second, et ceci

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