‹ Le comte de FrontenacChapitre 207 sur 358 · W., td · texte numérisé non relu

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3. Id.^ id.f 30 S8. Voir aussi les lettres de rintendant Meulles, pour 16H3 et 1684. Elles sont encore plus formelles que celles de La Salle sur la con-

[ doite arbitraire et brutale de La Barre (Ar. col., C. G. Can., VI, ol M. ' S. M., Mém.).

Barre, ûrent du fort un établissement à eux ; La Forest, sommé d*ei trer dans leurs intérêts ou de quitter son poste, préféra la ruine à 1 trahison et fut renvoyé en France ; une barque de La Salle fut cor fisquée, pour porter des marchandises à Niagara; toutes les cul tures furent délaissées, les provisions, épuisées sans prévoyance la défense du fort complètement négligée resta confiée pendai phisieurs jours à deux seuls- valets. Et c'était le moment où Vo réclamait de la Cour des renforts pour une guerre que Ton disa imminente! Les soldats ou plutôt les commis des usurpateui traitaient librement avec la Nouvelle-Angleterre. Vainement, le créanciers de La Salle protestaient contre ces procédés, qui leu ôtaient toutespoir d'être jamais remboursées. La Barre, soit intérêt soit sottise, n'avait rien à refuser aux rivaux du découvreur.

L'occupation du pays des Illinois et du fort Saint-Louis fu accomplie comme celle du fort Frontenac; sous prétexte de rap peler La Salle, dont il déclarait les explorations inutiles sans le connaître, La Barre envoya aux Illinois une caravane de commerce aux ordres de Baugy, La Durantaye et du Lhut ; La Salle ayant croîs< sur le chemin de Québec les trente canots de cette expédition n'en continua pas moins sa marche, et même fit avertir Tonl; de ne point résister; Baugy s'établit donc au fort Saint-Louis tandis que du Lhut ramenait à Montréal les marchandises con risquées. Tonty, demeuré avec Baugy et La Durantaye, s* aperça bientôt que l'on voulait débaucher ses gens; mais, comme il 8( récriait, La Durantaye lui signifia un ordre de La Barre qui le rap pelait à Québec ^ Le fort Saint-Louis des Illinois, comme le fort Frontenac, était conquis par les ennemis de La Salle. D'ailleurs au cas où l'expédition de Baugy et du Lhut aurait échoué, La Barn en avait organisé une autre, qui devait, par une autre voie, tendr< au même but. Le commandement en avait été confié à Nicolai Perrot.

La Potherie, qui raconte le voyage de Nicolat Perrot *, apporte à ce récit son ordinaire confusion; Perrot lui-même ', procédant par allusions à des faits qu'il connaît mieux que le lecteur et se souciant peu de la chronologie, n'est pas beaucoup plus facile à suivre; nous pouvons cependant emprunter quelques renseîgne-

i. Belation de Tonly. Margry, I, 614.

[ 2. II, 147-iî)6 et 166-192.

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