‹ Le comte de FrontenacChapitre 232 sur 358 · Jug. du C. S., m · texte numérisé non relu

Jug. du C. S., m

ville qui déclarait dans son premier mémoire, que Meulles« s

discrédité, dans la société canadienne, par son empressem

gagner de l'argent ^ ? » Nous ne voyons pas sur quoi peut re

une accusation pareille; Meulles nous apparaît comme un ho

qui ne regardait point à sa peine, soit qu'il fallût organiser

pédition deLa Barre par des courses répétées entreQuébec et }

réal, soit qu'il s'agit de visiter TAcadie et les côtes du bas S

Laurent. La Hontan, qui n*abuse guère de la flatterie, est

élogieux pour Meulles; on lui reproche, dit-il, d'avoir préfér

intérêt particulier au bien public; c'est inexact, et il n'aura p

peine à se justifier; on peut croire qu'il faisait quelque comii

couvert; mais il n'a jamais porté tort à qui que ce soit, et bu

contraire, il a procuré du pain à mille pauvres gens qui ser

morts de faim sans son secours '. Nous serions tentés de

poser que Meulles n'était pas d'accord avec la coterie qui, nagi

combattait Frontenac; il s'était efforcé de flxer les cures,

encouragé les Récollets; lorsque la lieulenance générale de T

Rivières devint vacante par la mort de Boisvinet, il y avait noi

Le Chasseur, ancien secrétaire de Frontenac'. Gela ne Tempes

pas cependant de soutenir Riverin, qui avait été l'agen

Duchesneau; mais, sans doute, ses détracteurs n'y regarda

point de si près. A peine était-il remplacé, que Denonvill

Ghampigny signaient conjointement une concession aux Mi<

en faveur des Jésuites (octobre 1686) *; n'y a-t-il là qu'une sii

coïncidence, ou faut-il voir dans ce dernier fait un comment

immédiat du rappel de l'intendant?

Quoique Denonville s'applaudisse de la nomination de Gh pigny, en termes qui laissent croire qu'il estimait avoir gagm change ', nous pouvons assurer que le successeur de Meulle: le valait pas. Il ne montra point cette curiosité intelligente laquelle Meulles s'élevait au-dessus du niveau commun des fc tionnaires qui sont de simples commis; peut-être, fort de Vei rience de La Barre, Meulles eût-il déconseillé toute guerre nouv aux Iroquois : Ghampigny n'en fît rien; pourtant une résista

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