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Peut-être, en cette affaire où les premiers officiers de la Nouvelii France n'étaient pas sans reproches, n'était-on point fâché d trouver un responsable obscur pour dissimuler leur négligence Lino subit une détention préventive à la Bastille; mais il fi ensuite la preuve de son innocence; « il parle bien Tanglais disait en février i6931e rapport du lieutenant de police La Reyni(
il a eu commerce avec Nelson et avec d'autres personnages anglai s
et c'est apparemment ce qui Ta fait soupçonner * ». Quant Nelson, d'abord enfermé à Angoulême, puis à Paris, il fut élar^ en janvier 1694, après avoir donné caution de 13 000 livres qu*j ferait échanger les prisonniers français encore retenus à Boston
Les administrateurs craignaient beaucoup que Phips, averti pa r
Nelson de la faiblesse réelle de Québec, ne tentât en 1693 quelqu e nouvelle attaque; au printemps de cette année, Champtgny vait d'un prisonnier français évadé l'avis que dix mille Anglais rassemblés à Boston de toutes les colonies voisines, devaient parti en campagne le 10 mai ; les gouvernements de New-York, d Boston et même de la Virginie ^ auraient fourni des contingents le projet comprenait une attaque en force contre Québec mer, et une diversion sur Montréal par le pays des Iroquoii L'alarme fut très vive; tous les habitants de Québec et des côte :=s
voisines, à vingt lieues à la ronde, furent mis en réquisition pou ^^
fortifier la ville; Frontenac se rendit à l'île d'Orléans et â Is— * côte de Beaupré pour préparer la défense du fleuve en aval d- ® Québec *; un sieur de Beaucoup, fort habile ingénieur, nou s dit-on, surveillait ces travaux, aidé de plusieurs magistrats di Conseil Souverain * ; bien plus, Louvigny, commandant de Michillimackinac, recevait l'ordre d'armer et d'envoyer â Québec san retard tous les Français dont il pourrait disposer.
D'Iberville, revenu de France en juillet, amenait cinq c«nl--^ hommes de recrue; mais c'étaient pour la plupart des enfants d^s quinze ou seize ans, incapables de supporter les fatigues de cam — pagnes aussi dures que celles du Canada : plusieurs étaient mort^
\. Le vol. XII de la Corr. gén. Can. (Âr. col.) contient tout un dossier sim ^ cette afTaire (p. 352, 364 ss.).