‹ Le comte de FrontenacChapitre 88 sur 358 · Id., id · texte numérisé non relu

Id., id

le mémoire où il déclare que le gouverneur général voulait le perdre, « pour mettre à sa place une de ses créatures, La Naugaère, gendre de la demoiselle Denys, propre nièce du sieur de Tilly * », est daté seulement du 13 juin. Nous ignorons donc les vrais motifs de Perrot. Quant au Conseil, il donne une preuve des intentions de justice qui l'animaient en désignant une commission pour examiner les récusations de Perrot, au lieu de passer outre purement et simplement; vu le petit nombre des magistrats duCk)nseil proprement dit, il fallut recourir à des étrangers, Louis Gbartier, lieutenant général de Québec, Bazire, La Ferté et le greffier de la justice ordinaire de la ville, Rageot '. Perrot récuse encore ces commissaires; il lui est trop facile de paralyser ainsi toute action de la justice, et cette fois, ses conclusions sont rejetées.

C'est sans doute vers cette époque (été de 1674) qu'arrivent les

correspondances de France. Frontenac peut constater par la

lettre annuelle de Golbert que son précédent mémoire n'a pas

été reçu avant le départ de ce courrier, et que Perrot dispose à la

cour de protections particulières. Est-ce pour ces raisons que le

Conseil, qui avait jusqu'ici montré plus de fermeté, se dérobe en

décidant d'envoyer le dossier à Paris? Un arrêt du 6 septembre

ordonne que les questions si délicates de « récusation et prise à

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