‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 14 sur 395 · Ar. col,, C. G. Can., II · texte numérisé non relu

Ar. col,, C. G. Can., II

2, Id., id., 151.

3, Id, id., 170.

ï. Id, id., 229 ss. — Cf. id., 309, lettre à Colbert du 27 oct. 1667 : « Je ne sais comme je suis avec les PP. Jésuites, depuis qu'ils se sont vus frustrés,

peine et plus d'approbation, disait-il, si je voulais laisser l'Église sur le pied d’autorité où je l’ai trouvée ». D'autre part, Courcelles, moins énergique ou plus souple, ne partageait pas toutes les idées de Talon !. Puis le départ de Tracy, en 1667, laissa le gouverneur et l’intendant seuls en présence; dans ces conditions, Talon sollicite de nouveau son congé, puis repasse en France *?; mais Bouteroue, désigné pour le remplacer, ne semble pas avoir beaucoup réussi ; Courcelles l’accusait d’être entièrement dévoué à l’évêque et aux Jésuites ?, et Talon, alors en France, ne cessait pas d'agir comme représentant officiel du Canada, soumettait des mémoires au ministre, préparait un convoi d'émigrants ; dès le 45 mai 1669, Colbert était décidé à le renvoyer en Amérique; toutefois, pour des raisons que nous ne connaissons pas, Talon différa son départ d’un an et ne revint à Québec qu'en août 1670 *. Malgré ce délai, Bouteroue ne fut guère qu'un intendant par intérim, et le séjour de Talon à Paris fut utile à la colonie, car il fournit à Colbert l’occa sion de s’entretenir longuement avec une des personnes qui connaissaient le mieux le pays et pouvaient y intéresser le gouvernement métropolitain de la manière la plus intelligente. Les années 1669-1672 comptent, en effet, parmi les mieux remplies de l’histoire canadienne. Talon développe l’œuvre de la colonisation ; en même temps, d'accord avec Courcelles, il lance des explorations sur toutes les voies par où la colonie doit grandir.

« Vous savez bien, écrit Colbert au gouverneur général, le

aux environs de Québec, de certaines concessions sur lesquelles ils comptaient; on assure qu’ils en ont mal au cœur, cependant ils ont la prudence de n’en rien témoigner ».

1. Voir une lettre autographe que Talon ajoute à sa correspondance oflicielle, le 6 août 1667, Ar. col., C. G. Can., II, 303.

2. Id., id., 322, Plusieurs auteurs, notamment Clément (op. cit., III2, 389), placent en avril 1668 le départ de Talon. Cette date est celle de la nomination de Bouteroue; Talon assistait à la séance du Conseil de Québec où fut

enregistrée cette nomination, le 22 oct. 1668. Il ne partit qu’à la fin de R

l’année. (Voir Ar. col., C. G. Can., II, 71 ss.)

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