Lettre du 4 déc. 1679. Clément, LIL, 641 ss
3 Id., id,
4, Jug. du C. S., IT, 341 ss., 422. — Ar. col., M. S. M. IT, 1.
». La date exacte de sa mort, arrivée à l’Hôtel-Dieu, serait le 17 novembre d'après M, T. P. Bédard (Annuaire de l'Institut de Québec, 1880). Cependant les registres du Conseil, le 21 novembre, signalent d'Auteuil comme absent et C'est seulement le 29 que l’intendant annonce sa mort. (Jug. du C. S., II, 339 ss.)
reur général, datée de le même époque, et dont Colbert lui avait permis, le cas échéani, de désigner le titulaire. Son choix tomba sur François d'Auteuil, mais ce jeune homme, né en 1658, n'avait pas encore la majorité requise pour exercer la charge paternelle; il lui fallait une dispense d’àge du roi et Frontenac en fit remarquer la nécessité d’autant plus volontiers que François d’Auteui était alors en procès avec Le Chasseur, son secrétaire; d’ailleurs, ajoutait-il, la commission que Duchesneau prétend remplir est caduque. Le Conseil, saisi de l'affaire, ne fut pas de cet avis: par provision, et sous la réserve que le roi conférera la dispense, d'âge dont besoin, il établit François d'Auteuil procureur général à la place de son père. L'année suivante, 1680, il arriva de la Cour de nouvelles lettres accordant à François d'Auteuil la survivance de son père, et le Conseil en profita pour procéder à son installation !. Mais, comme ces lettres ne disent rien de la dispense on doit supposer que Colbert ignorait encore la mort de l'ancien procureur quand il les signa, ou que les ænis qui avaient sollicité cette faveur pour le jeune d'Auteuil s'étaient bien gardés d'informer exactement le ministre de son âge. Cependant, le roi prévenu par Frontenac n'avait point encore répondu sur ce point en 1681 ?, et d'Auteuil, en attendant, restait procureur général, comme l'avait décidé le Conseil. Frontenac s'inclina; mais d'Auteuil était trop jeune, trop turbulent pour ménager, en se faisant oublier, une situation assez irrégulière ; dès le mois de mars 1680, il cherchait noise au procureur de la prévôté de Québec, Louis Boulduc. On savait ce personnage tout dévoué à Frontenac : on ne négligea rien pour lui rendre la tâche impossible, et paralvser ainsi cette juridiction de la prévôté, dont le Conseil était jaloux : d'Auteuil ne voulait-il pas obliger Boulduc à se rendre chez lui, tous les samedis, pour travailler sous sa surveillance aux procès en cours ? et, sur le refus du procureur, faire agir le Conseil? Pendant toute l’année 1680, cette affaire traîna en longueur, le Conseil accordant des sursis pour les semences, pour les récoltes, mais s° montrant malveillant, hargneux, chaque fois qu'il en avait le loisir.
L'hiver suivant, tout recommence‘; c’est la morte-saison du