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8. Id., HI, 18. Le nombre des habitants sauvages parait bien considérable; peut-être La Salle entend-il parler de la population totale des tribus qui envoient des traitants au fort,
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Les progrès du fort Frontenac étaient dangereux par les établissements des Jésuites aux Outaouais; le poste du lac Ontario gardait l'entrée de la route des Lacs jadis découverte par Jolliet, et lescommunications de Michillimackinac avec Montréal n'étaient plus vraiment libres pour les Pères que par la voie de terre, longue et pénible; or, en 1675 et 1676, leurs missions s'étaient beaucoup développées vers le sud-ouest, dans les pays explorës par Marquette, le compagnon volontaire de Jolliet : en 4675, ce Père était allé aux Illinois, où il fut recu, nous dit la Relation, comme un ange du ciel; il rassembla les habitants, célébra devant eux l'office du jour de Pâques, et puis revint au lac des Illinois (Michigan). La mort le surprit en route, le 19 mai 1675 ; il était âgé de trentehuit ans * et laissait, malgré la brièveté relative de son apostolat, le renom d’un des missionnaires les plus vaillants et les plus instruits qu'ait eus la Nouvelle-France. Dès leurs premières entrevues avec Marquette, les Illinois lui avaient demandé de la poudre, lui apportant des provisions, du castor, des peaux de bœuf; le Père ne leur donna point de poudre, puisque sa tâche était de mettre partout la paix, mais il leur céda « une coudée de pétun (tabac), contre trois belles robes de bœuf, qui lui furent bien utiles pendant l'hiver » ; il leur promit d'envoyer des Français pour traiter avec eux {.