‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 23 sur 395 · ss, « Récit d'un gmi de l'abbé de (iallinée · texte numérisé non relu

ss, « Récit d'un gmi de l'abbé de (iallinée

Sulpiciens, di une grande ri des difficultés quatre cents li remontant la r donnèrent les s vraisemblable rencontra Nico découvertes? À à l'ouest dans u sinon à la mer faveur de Talon que l'intendant officielles cette de 1670.

« Ce pays, écr telle manière q faveur des lacs d qui dégorgent di et du sud. C’est uelque jour l’ou es découvertes c e sieur de La Sa andis que sur ui usson, pour pc Bubsister, avec o acs ou rivières qi épare ce contin premières de ces parait, puisque le que le premier de

1. Margry, I, p. 37 2, Ar, col., C. G. C 3, Talon dit ici : « lifficultés entre le £ aitre à Courcelles to UT, 190), craignant qi lon. — Saint-Lusso s missions des Jésu Es Jésuites que Talo

-ils bre rt à s le due Dr'é- LVeC ices aire [X-C] tale

Murs

Sulpiciens, dit ce mémoire, La Salle aurait descendu vers l'ouest une grande rivière (l'Ohio), jusqu'au jour où ses hommes, rebutés des difficultés du chemin, l’abandonnèrent. « Il se vit donc seul à quatre cents lieues de chez lui, où il ne laissa pas de revenir, remontant la rivière, et vivant de chasse, d'herbes et de ce que lui donnèrent les sauvages qu’il rencontra en son chemin ?. » C'est donc vraisemblablement sur la fin de ce pénible voyage de retour qu'il rencontra Nicolas Perrot. Quelles avaient été, exactement, ses découvertes? Avait-il acquis la conviction que l'Ohio se déversait à l'ouest dans un fleuve qui menait peut-être au golfe du Mexique sinon à la mer du Sud? Il est sûr seulement qu'il sut gagner la faveur de Talon, récemment revenu au Canada, puisque c’est à lui que l'intendant confie l’une des grandes expéditions, toutes deux officielles cette fois, qui furent dirigées vers l’ouest à la fin de l'été de 1670.

« Ce pays, écrit Talon au roi, en novembre 1670 ?, est disposé telle manière que par le fleuve on peut remonter partout à la faveur des lacs qui portent à la source vers l'ouest et des rivières qui dégorgent dans lui par ses côtés, ouvrant le chemin du nord et du sud. C’est par ce même fleuve qu'on peut espérer de trouver

uelque jour l'ouverture au Mexique, et c'est aux premières de es découvertes que nous avons envoyé, M. de Courcelles et moi, e sieur de La Salle, qui a bien de la chaleur pour ces entreprises, andis que sur un autre endroit j'ai fait ® partir le sieur de Saintusson, pour pousser vers l’ouest tant qu’il trouvera de quoi ubsister, avec ordre de rechercher soigneusement s’il y a par acs ou rivières quelque communication avec la mer du Sud qui pare ce continent de la Chine. » Quoique l'expression « aux premières de ces découvertes » ne soit pas parfaitement claire, il parait, puisque le but de La Salle n'était pas celui de Saint-Lusson, que le premier devait se porter plus aw sud que le second, et ceci

1, Margry, I, p. 378.

2, Ar, col., C. G. Can., Ill, 106.

3, Talon dit ici : « J'ai fait partir »; il y eut, en effet, à ce sujet, quelques difficultés entre le gouverneur et l’intendant. Celui-ci n'aurait pas fait conaitre à Courcelles toutes les instructions de Saint-Lusson (Ar. col., C. G. Can., [I, 190), craignant que le gouverneur, s’il les apprenait, n’entravât l’expédiion. — Saint-Lusson aurait-il été chargé d’une enquête confidentielle sur s missions des Jésuites? On sait que Courcelles était mieux disposé pour Es Jésuites que Talon.

pe

semble indiquer que La Salle soupçonnait déjà la direction véritable du Mississipi.

Le voyage de Saint-Lusson nous est entièrement connu ! : parti en juillet 1670, le convoi resta quelque temps à Montréal; puis on s'arrêta pour hiverner sur les bords du lac Huron, et c’est seulement au printemps de 1671 que l'on atteignit le Saut-Sainte- Marie, c'est-à-dire le détroit qui joint le lac Supérieur au ia Huron ; il y avait là, déjà, une mission de Jésuites, centre de leurs prédications chez les nations outaouaises. Quatorze peuples envoyèrent des ambassadeurs à l'assemblée convoquée par Saint- Lusson, et qui eut lieu le 14 juin. Le P. Allouez ouvrit la séance par un éloge du roi, « le capitaine des grands capitaines... qui a des villes à lui plus que vous n'êtes d’hommes dans tous ces pays, à cinq cents lieues à la ronde »; Saint-Lusson ajouta quelques paroles, « d’une façon guerrière et éloquente », puis on planta les armes du roi, au feu de la mousqueterie, au chant du 7e Deum. Nicolas Perrot, déjà connu par ses courses en pays sauvage ?,

assistait à la cérémonie comme interprète. Jolliet signe également

comme témoin *. Son œuvre achevée, Saint-Lusson regagna Québec. Talon avait hâte d'être fixé sur la valeur des pays découverts : « On ne croit pas, écrit-il au roi le 2 novembre 1671, que du lieu où ledit sieur de Saint-Lusson a percé, il y ait plus de trois cents lieues jusqu'aux extrémités des terres qui bordent ka mer Vermeille ou du Sud... et plus de quinze cents lieues de navigation à faire jusqu'à la Tartarie, la Chine et le Japon. Ces sortes de découvertes doivent être l’ouvrage ou du temps ou du roi*. »

Dans cette même lettre, Talon déclare n'avoir point encore de nouvelles de La Salle, et nous sommes réduits, sur ce voyage, à

4. Voir Nicolas Perrot, chap. XX. — Relation des Jésuites pour 1670-11

p. 94 ss. — La Potherie, Il, chap. XI.

2, Perrot se trouvait à Montréal, avec toute une flottille de traitant outaouais, lorsque l’expédition de Saint-Lusson partit. Comme il était all déjà les années précédentes jusqu’à l’ouest du lac Michigan, qu’il connaissii de nombreux chefs sauvages et parlait leurs langues, il fut adjoint i Saint-Lusson; il devanca le gros de la troupe, et c’est à ses négociation préalables avec les indigènes que l’on doit le succès de l’assemblée du Saut Sainte-Marie. (Voir La Potherie, Il, chap. XI.)

Page 1