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le moyen de pouvoir exécuter la chose conjointement avec vous ». L'évèque prévoyait sans doute que son absence serait longue, il voulait assurer l'avenir de la cathédrale de Québec, peut-être aussi faire voir au roi que les différences n'étaient pas si grandes qu'on le lui laissait croire entre la jeune chrétienté canadienne et les vieux diocèses de France. Il eut soin toutefois, nous l’avons noté plus haut ‘, de n'’assigner au chapitre de ses revenus propres que celui de la mense monacale; il y ajouta une terre de trois lieues de front sur cinq de profondeur, à prendre sur un domaine plus étendu, au Saut de la Chaudière; cette propriété représenlait la contribution du séminaire à l'érection du chapitre. Quant aux cures nouvelles, ce sont celles de Champlain, l'ile d'Orléans, Beauport, la Pointe aux Trembles, Batiscan et Renentigny. Le {4 novembre, après avoir signé cette sorte de testament, Mer Laval partit pour la France. Il était résolu à demander un successeur, car sa santé, compromise par les fatigues d’un dur apostolat, ne lui permettait pas, croyait-il, de continuer utilement ses fonctions. S'il avait tout fait, comme le disent les éditeurs des Handements?, pour rendre le siège de Québec aussi indépendant que possible de la Cour de France, il laissait du moins au Canada la réputation méritée d'un saint prêtre et d’un homme de cœur.
Ce n'est pas aux instances de La Barre, mais à la prudence de l'évêque, qu'il faut attribuer la création du chapitre et des nouvelles cures; le gouverneur ne s'occupait point de pareilles affaires; il laissait au clergé la plus entière liberté de régir et de morigéner les habitants; La Hontan, en juin 1685, déplorait qu'un bouillant ecclésiastique lui eût brûlé « le roman d’aventures de Pétrone, auquel il tenait plus que sa vie, car son exemplaire n’était point mutilé ». Il était pourtant à Boucherville, fort de la campagne de Montréal, où il avait espéré qu’on serait plus libre qu’à la ville, « n'ayant à supporter que l'emportement d'un seul prètre en cas de bal, de jeu et de festin » *, Vers cette même époque, M# Laval excommuniait, par un mandement, « les fidèls de l’un et l’autre sexe qui se trouveraient aux assemblées qualifiées du nom de charivaris »‘. Assurément, les charivaris