‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 241 sur 395 · Id., id · texte numérisé non relu

Id., id

3. id., id., 30 ss. Voir aussi les lettres de l’intendant Meulles, pour 1683 et 1684. Elles sont encore plus formelles que celles de La Salle sur la conduite arbitraire et brutale de La Barre (Ar. col., C. G. Can., VI, et M. S.M., Mém.).

Barre, firent du fort un établissement à eux ; La Forest, sommé d’entrer dans leurs intérêts ou de quitter son poste, préféra la ruine à la trahison et fut renvoyé en France ; une barque de La Salle fut con. fisquée, pour porter des marchandises à Niagara; toutes les cul. tures furent délaissées, les provisions, épuisées sans prévoyance; la défense du fort complètement négligée resta confiée pendant plusieurs jours à deux seuls valets. Et c'était le moment où l'on réclamait de la Cour des renforts pour une guerre que l'on disait imminente! Les soldats ou plutôt les commis des usurpateurs traitaient librement avec la Nouvelle-Angleterre, Vainement, les créanciers de La Salle protestaient contre ces procédés, qui leur Ôtaient tout espoir d'être jamais remboursés. La Barre, soit intérêt, soit sottise, n'avait rien à refuser aux rivaux du découvreur.

L'occupation du pays des Illinois et du fort Saint-Louis fut accomplie comme celle du fort Frontenac; sous prétexte de rappeler La Salle, dont il déclarait les explorations inutiles sans les connaître, La Barre envoya aux Illinois une caravane de commerce, aux ordres de Baugy, La Durantaye et du Lhut; LaSalle ayant croisé sur le chemin de Québec les trente canots de cette expédition, n’en continua pas moins sa marche, et même fit avertir Tonty de ne point résister; Baugy s'établit donc au fort Saint-Louis, tandis que du Lhut ramenait à Montréal les marchandises confisquées. Tonty, demeuré avec Baugy et La Durantaye, s'apercçut bientôt que l’on voulait débaucher ses gens; mais, comme il se récriait, La Durantaye lui signifia un ordre de La Barre qui le rappelait à Québec . Le fort Saint-Louis des Illinois, comme le fort Frontenac, était conquis par les ennemis de La Salle. D'ailleurs, au cas où l'expédition de Baugy et du Lhut aurait échoué, La Barre en avait organisé une autre, qui devait, par une autre voie, tendre au même but. Le commandement en avait été confié à Nicolas Perrot.

La Potherie, qui raconte le voyage de Nicolat Perrot ?, apporte à ce récit son ordinaire confusion; Perrot lui-même *, procédant par allusions à des faits qu'il connaît mieux que le lecteur et se souciant peu de la chronologie, n’est pas beaucoup plus facile à suivre; nous pouvons cependant emprunter quelques renseigne-

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