‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 251 sur 395 · Voir Charlevoix · texte numérisé non relu

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4 Ar. col., C. G. Can., Vi, 315, et M. S. M., Mém. 163.

de

l'intendant, il s'exprimait plus librement, blämant la paix de la Famine et l'abandon des Illinois. La Barre quitta la Nouvelle. France en août 1685, sur un petit hateau de pêche de Honfleur, Denonwville venait d'arriver avec des troupes, et Meulles lui restait adjoint comme intendant !.

Quelques incidents des premiers mois de l'année 1685 suffisent à montrer combien la politique de La Barre avait été funeste : des partis iroquois, tenant sans cesse la campagne, coupaient les communications avec le haut pays; Nicolas Perrot, faute de pouvoir faire descendre les pelleteries de son poste, était contraint de les entreposer chez les Jésuites de la baie des Puants; les Illinois étaient attaqués de nouveau; les Tsonnontouans, malgré les promesses faites en leur nom à la Famine, n'avaient pas encore payé la première annuité de l'indemnité fixée, et ne paraissaient point disposés à députer des ambassadeurs à Québec, ainsi qu’on l'avait espéré d'abord ?; enfin comme pour dissimuler au gouverneur l'ennemi véritable, l'Anglais dont l'Iroquois n'était que l'avantgarde, le P. de Lamberville écrivait à La Barre pour le rassurer sur les intentions de Dongan, et rejeter sur des agents subalternes non approuvés de leur chef, Arnaud ou Sainte-Croix, « connu menteur de tout le pays, » l'initiative des promesses de concours faites pur les Anglais à leurs voisins indigènes *. La Nouvelle- France amoindrie dans son prestige, nos alliés des Lacs justement mécontents, les Iroquois enhardis, les Anglais d'autant plus actifs et dangereux que Lamberville pour rester maître de ses missions les couvrait davantage, telle était l’œuvre du gouvernement de La Barre.

4. Le ministre à Meulles, 20 mars 1685. — Denonville à la cour, 20 août 1685. Ar. col., M. S. M., IV, et C. G. Can., VII, 51.

2. Nicolas Perrot, noles du chap. XXII. — Cf, Charlevoix, I, 495.

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