‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 260 sur 395 · Le · texte numérisé non relu

Le

certaine de pas surpris nniers dans aitants fran-

ferme; c'est Vainement, York étaient aité régulier >Jquois, pour compatriotes trait Dongan sorte d’intenailles, on lui agents diploroyant devoir » gouverneur être finissait- Cour veillant is de la Nours alliés [rore ; il en avait

préparer de : de là l’orga-

eilleure des

ir le premier, t menacé par onstatée des bnonville alla s, gouverneur anquillement avait cru Conait beaucoup ‘indice d’une

plus vite à

an., VILL, Al:

LES POSTES DU HAUT PAYS 311

Québec que les Français à Albany ‘. Au pays des Outaouais, La Durantaye était le commandant principal; il avait pris en 1684 la direction de la troupe de Français et de sauvages descendus à Niagara; du Lhut et Nicolas Perrot étaient sous ses ordres. Le roi, sollicité par l’intendant, venait de récompenser les services du commandant en chef : une nomination dans le corps des gardes de la marine, pépinière des officiers de vaisseaux, avait été envoyée pour l’un des fils de La Durantaye; le roi félicitait aussi Perrot, qui se trouvait alors dans une seigneurie voisine de la baie des Puants et qui fut très encouragé par cette mention honorable à raffermir dans notre alliance les peuples de cette région, fort mécontents de la campagne de La Barre *. Denonville avait eu soin de faire ravitailler les divers postes de ces chefs; mais il regrettait qu’on n’eût pas établi avec eux quelques habitants qui auraient cultivé le sol et produit sur place, à peu de frais, les vivres nécessaires ÿ.

Des stations nouvelles étaient indispensables pour fermer aux Anglais et aux Iroquois les voies du haut pays : l’une à Détroit, entre les lacs Huron et Érié, l’autre à Niagara. La Salle avait déjà, pendant quelques mois, entretenu sur ce dernier point un fortin qu'il avait appelé du nom de Conti; mais il n’avait pu s'y maintenir. Dans l’été de 1686, Denonville avait projeté de relever cet ouvrage ; il est même probable que les coureurs de La Durantaye y avaient établi déjà quelques cabanes, puisque l’année suivante le gouverneur indiquait qu’il serait possible d'y résister aux Anglais s’ils tentaient de forcer le passage. Un mémoire anonyme de cette époque indique tous les avantages de Niagara : la terre y est excellente, les bandes d'indigènes y viennent souvent en traite, on trouverait facilement pour faire la dépense du fort un fermier des droits ordinaires sur les pelleteries*; mais il faudrait y mettre une bonne garnison, car les Anglais ne manqueraient pas de l'attaquer ou de lancer contre les Français leurs alliés Tsonnontouans; ainsi déjà, par leurs intrigues, avaient-ils contraint à la retraite le

1. Meulles à la Cour, 28 sept. 1685. — Dongan à Denonville, fév. 1687. Ar. col., M. S. M., Mém. 191, 235.

2, Meulles à la Cour, 28 sept. 1685. — Nicolas Perrot, chap. XXII et notes. 3 Denonville à la Cour, juin 1687. Ar. col., M. S. M., Mém. 224. ee Lettres des 8 mai et 26 août 1686. — Id., id., 218, et C. G. Can., VIIT, 10,

sergent Lafleur, fondé de pouvoirs de La Salle : en juillet 1687, après sa campagne heureuse en pays iroquois, Denonville vint jeter les fondations de Niagara.

L'établissement de Détroit fut achevé plus tôt; en juin 1686, Denonville mandait à La Durantaye son désir aue du Lhut y créût un fort; il envoyait aussi des ordres à « ut, par l'intermédiaire du P. Enjalran; il lui réservait le titre de commandant du nouveau poste et lui expédiait d'avance sa commission et celle d'un lieutenant qu'il pourrait choisir. Il indiquait l'importance de Détroit pour assurer les communications avec les pays des Illinois et recommandait à du Lhut de vivre en parfaite intelligence avec La Durantaye !. Si l'on ne soutient pas Détroit et Niagara, disaitil l’année suivante, tout le commerce des Lacs est perdu. Nous voyons enfin par diverses lettres du gouverneur, qu'il était en correspondance assidue avec Tonty commandant aux Illinois, et que plusieurs petites stations, régulièrement occupées, existaient encore aux Outaouais et sur la baie des Puants ?. Denonville se louait vivement des collaborateurs placés s°us ses ordres, Tonty, La Durantaye, Perrot, du Lhut, La Forest sguillot.

Dans le bas Canada, la même œuvre é! ursuivie : sur les observations de Meulles et de Callières, le ministre avait autorisé la construction de magasins à poudre qui manquaient à Québec et à Montréal: puis, toujours sous l’active direction deCallières, Montréal, qui n'avait « aucune clôture ni réduit », fut entourée d'une palissade. Denonville se proposait sans doute de développer ces fortifications, puisque, dans une lettre de novembre 1686, il disait avoir écrit à Vauban pour lui demander un ingénieur. Il laissait prévoir que le roi devrait consentir d'importants sacrifices pour mettre la colonie en état de défense, et faisait rendre par le Conseil Souverain, le 14 janvier 1686, un arrêt interdisant à quiconque la vente des fusils, si l’on n’en avait en quantité suffisante pour armer, outre les pères de famille, tous les enfants et domestiques majeurs de quatorze ans.

Enfin, sur les flancs de la colonie, en Acadie et dans la baie d'Hudson, Denonville et Meulles tentèrent aussi de consolider la

Page 1