Relations de
question dans l’Épit thèque Nationale.
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INDIGÈNES ET MISSIONNAIRES 5h)
en un double confluent. Les Outaouais du nord s’y rencontraient avec les indigènes de la baie des Puants, les Miamis, voisins des Illinois, et les lointains Nadouesioux; de là, les Jésuites avaient poussé à l’ouest et au sud pour établir des stations nouvelles; en 1671, ils avaient un poste, dit du Saint-Esprit, à l’extrémité occidentale du lac Supérieur, un autre, desservi par le P, Allouez, au fond de la baie des Puants; c'était la mission de saint François-Xavier, « rendez-vous de plus de dix nations, avec quinze mille âmes à sauver ». Le P. Allouez s'était même avancé plus au sud, chez les Outagamis et les Maskoutens ; dans ce voyage, il avait vu le pays des Illinois. D'un tout autre côté, vers la baie d'Hudson, le P. Albanel avait commencé la prédication du chrislianisme, au cours du voyage entrepris avec Saint-Simon, sur l'ordre de Talon !. Le P. de Crépieul, parti de Tadoussac, évangélisait les indigènes du Saguenay. Chez les Iroquois, les Jésuites étaient représentés auprès des Cinq-Nations; mission des Martyrs, aux Agniers; de Saint-François, aux Oneiouts; de Saint-Jean- Baptiste, aux Onnontagués ; de Saint-Joseph, aux Goyoguens ; chez les Tsonnontouans, qui étaient la plus nombreuse des Cinq-Nations, le P. Garnier desservait tour à tour les trois postes de la Conception, de Saint-Michel et de Saint-Jacques; enfin, aux portes de Québec et de Montréal, les Jésuites dirigeaient des colonies d’indigènes convertis à Notre-Dame de la Foi et Saint-Xavier des Prés ?.
On aurait tort de contester le zèle, l’abnégation et le désintéressement des Pères missionnaires; le P. Martin, qui a publié plusieurs relations inédites ?, observe justement dans sa préface que presque tous ces religieux sont morts vieux et entourés de l'estime générale ; ceci est certain, et les preuves en abondent, même pour l'époque de Frontenac, qui n’est plus celle des croisades passionnées du début : c'est le P. Allouez, missionnaire aux Outaouais
| pendant vingt-quatre ans, parcourant sans relâche, en toutes sai-
sons, son immense paroisse ‘; c'estle P. de Crépieul qui remontait en plein hiver le Saguenay sur les glaces, s’écartant à travers la