Relat. de
e. Point d’aristocratie de naissance. Les chefs n’ont d’auque celle de leur valeur ou de leur audace; ils n’ordonnent , Mais procèdent par prière, tout au plus par HAS Ou
re Rieux pour ses hôtes : let caractère des sauvages, diet de pencher toujours du côté de ceux qui leur donnent le plus,
urs extrêmement jaloux de leur indépendance; le sauvage ne ce que c'est que d'obéir; chacun, dans la tribu, dans la ile même, vit à sa guise; les partis de chasse se forment et enouvellent à chaque saison; les chefs les plus considérables
enfants; «ils confèrent avec eux comme avec des personnes n sensées ». À cette idée de l'indépendance individuelle, qui ge leur vie entière, ils joignent un sentiment très vif de la solidarité entre membres d’une même tribu; les injures reçues sont vengées par une action commune; « ils s'exposent alors au danger avec beaucoup de témérité; c’est ce qui les rend si entre- » prenants, car si l’ambition les excite à se venger, ils iront de guet-apens poignarder un homme au milieu de ses amis et ffronter une embuscade, quoique persuadés de n’en pouvoir jamais revenir. » Quelques base plus belliqueuses que les autres, vivent uniquement de la guerre; ce sont, dans les quartiers du nord, à l'extrémité du lac Supérieur, les Nadouesioux, qui excellent à combattre en fuyant, comme les Parthes ?. Ce sont, près de l'Ontario, les terribles Iroquois.
.Les Relations de 1670 et 1671 nous laissent deviner que les k Français viennent alors d’entrer en rapports avec des peuples assez différents des Outaouais : ce sont les Illinois dont le territoire - s'étend au sud de la baie des Puants, sur la route du Mississipi. Leurs tribus paraissent plus nombreuses que guerrières, leur pays est fertile, et dans leurs prairies vaguent des bandes de -buffles appelés pisikious; ces indigènes savent cultiver la terre; “leur organisation sociale, leur religion ne ressemblent pas à
“41. Ed. Tailhan, p. 18. — Voir sur ce sujet tout le chapitre XII, auquel sont emprunlées les citations qui suivent.
9, Relat. de 1670, 144, 110.
celle des Outaouais; ils adorent le soleil, et n'ont-pas” tiques fétichistes grossières, comme leurs voisins dun0 trouve chez eux des chefs entourés d’un appareil presque, et fidèlement obéis. Comme leurs proches voisins, les Miamis, Illinois ont, parmi toutes les tribus indigènes, une répute particulière d’immoralité : dans ces quartiers-là, dit le Ps levoix, la mollesse et la lubricité sont portées auxplus excès; on voit des hommes qui s’habillent en femmes, et es sujettissent à toutes les obligations propres du sexe d'où.s'e une corruption qui ne se peut exprimer ». La coutume est ét en plusieurs endroits, que les jeunes filles se prostituentmbr ment; il est vrai qu'une fois mariées, elles tombent dons sorte d’esclavage, sont astreintes aux travaux les plus" tenues, sous des peines horribles, d'observer une exacte fid La Motte Cadillac nous raconte comment, sur l'invitation du trompé, en pleine place publique, tous les hommes-d'ummil prennent part, l’un après l’autre, au châtiment de Pépouse a tère. C’est seulement au xvnr° siècle, devant les reproches réi des Français, que disparut cette honteuse coutume. "One voyageurs disaient que les Iroquois, naturellement assez has s'étaient adonnés à la débauche dès que leurs expéditions avaient mis en contact avec ces tribus du sud-ouest des Late, Quoi qu'on puisse dire des mœurs des Illinois, il n'en rest moins que leur alliance est très nécessaire au Canada, puisquA occupent la région des portages entre les Lacs et ce grandflem que la Relation de 1670 nomme déjà le Mississipis mais pouvoir décider s’il coule vers la mer Vermeille ou vers la n me de Floride 1. +
Le chemin direct de Montréal aux Illinois traversait, au sudd l'Ontario, le pays des Iroquois ; c’est par là que La Salle avaitessamt en 1669 une première entreprise; sur cette même route, sans il était encore engagé, perdu peut-être, lorsque Frontenae arri Comme les Iroquois n’hésitaient pas à traverser l'Ontamio, quil avaient même au nord des postes de traite, ils étaient maîtres ai 1 de couper les communications du Canada avec les Ountaouais:Mil était donc très nécessaire d'entretenir avec eux de bons rapports:
RE ne me, nm,
1. Relat. de 1670-71, 110 ss. — Notes de Tailhan sur Perrôt, 295-265. Charlevoix, II, 265, et I, 303. — Mém. de La Mothe Cadillac dans Maé V, 4118 ss.