‹ Le Comte De FrontenacÉtude Sur Le Canada Français À La Fin Du XVIIᵉ SiècleChapitre 5 sur 316 · XIV NOTES BIBLIOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

XIV NOTES BIBLIOGRAPHIQUES

Québec, d'une poésie de M. Louis Fréchette (Notre histoire) et d'une table analytique très soignée par M. B. Sulte. Garneau ne connaissait qu’un petit nombre des documents de nos Archives; mais il a très bien tiré parti de ceux qui se trouvaient à sa portée. Son livre, surtout pour l’époque où il fut écrit, est de grande valeur.

Le Cours d'Histoire du Canada de l'abbé Ferland (Québec, 1861), surtout intéressant pour les débuts de la colonie, traite plus volontiers les questions ecclésiastiques. Malgré des préférencés qu’il ne cache point, l’auteur donne des preuves de jugement et d’impartialité. M. l'abbé Faillon, de Saint-Sulpice, avait commencé une Histoire de la colonie française en Canada que sa mort interrompit. 3 volumes parus, sans nom d'auteur, Paris, 4865-66. Traite surtout des Sulpiciens et de Montréal. Le troisième volume arrive à 1675. :

De la série des ouvrages de Parkman (mort en 1893) sur la Nouvelle- France, trois intéressent particulièrement notre époque : Count Frontenac and New France under Louis XIV; The old Regime in Canada; La Salle and the discovery of the great West (Londres, Macmillan, dernière édition 4885). Ces volumes ont échappé jusqu'ici à toute tentative d’adaptation francaise ; les deux précédents de la série ont été trop librement traduits par Me de Clermont-Tonnerre (les Pionniers français, les Jésuites dans l'Amérique du Nord).

M. Winsor, au tome IV de son ouvrage, Narrative and Critical History of America (Londres, 1886, in-4), consacre un chapitre à Frontenac et son temps. Ce volume contient une excellente bibliographie, avec reproduction de plusieurs cartes et autographes de l’époque. — M. Harrisse, dès 1872, avait donné (Paris, 1 vol. in-8) de nombreux renseignements classés avec méthode sur l’histoire, la bibliographie et la cartographie de la Nouvelle-France et des pays adjacents, 1845-1700.

Parmi les ouvrages parus dans les quinze dernières années, on peut encore signaler : Mgr Saint-Vallier et l'Hôpital général, p. par les religieuses de cet établissement (Québec, 1882).

Benjamin Sulte, les Canadiens Français (Montréal, 4882 ss.). Beaucoup de notes intéressantes sur les mœurs canadiennes et les premières familles . de colons, mais composition trop lâche.

Rameau de Saint-Père, l’Acadie (Paris, 1889, 2 vol. in-18).

L'abbé Gosselin, Vie de Mgr Laval (Québec, 1890-91, 2 vol. in-8).

E. Myrand, Phips devant Québec, documents et notes critiques (Québec, 1893). Collection très utile de pièces françaises et anglaises.

Ern. Gagnon, le Château Saint-Louis, curieuse monographie en cours de publication dans la Revue canadienne; — et plusieurs notes ou articles de MM. les abbés Casgrain et Verreau, de MM. T.-P. Bédard, Sulte, Marmette, Garneau fils, dans les diverses revues canadiennes françaises.

Je liens à remercier ici particuliérement M. Hector Fabre, commissaire général du gouvernement canadien à Paris, qui a bien voulu mettre à ma disposition la bibliothèque du commissariat et se faire mon très aimable introducteur auprès des érudits canadiens.

LE

ÉTUDE SUR LE CANADA FRANCAIS A LA FIN DU XVIIe SIÈCLE

Le Canada français au début du xvu° siècle. La Compagnie des Cent Associés. — Premiers missionnaires. — Colbert; envoi du gouverneur Courcelles et de lintendant Talon. Guerre contre les Iroquois Agniers (1666). — Premier dessin du système qui sera celui de Frontenac; la paix avec les indigènes permet aux administrateurs de travailler à la colonisation et d'organiser les découvertes. — Les soldats-colons; agriculture, mines. — Explorations de 1669 : Jolliet et Péré; La Salle et les Sulpiciens. — Explorations de 1670-1672: Saint-Lusson au Saut-Sainte-Marie, puis en Acadie; — Saint-Simon à la baie d'Hudson; — La Salle sur l'Ohio. — Talon et le clergé canadien; les Jésuites. — Dissentiments entre le gouverneur et Pintendant.

La colonie que l’on appelait à Paris la Nouvelle-France était bien peu de chose encore lorsque Colbert, au début du règne personnel de Louis XIV, reprit la politique de Henri IV et de Richelieu, et résolut de donner au roi de France un empire colonial en rapport avec sa puissance européenne.

Depuis la fondation de Québec par Champlain (1605), le Canada se développait fort lentement; Richelieu, créant en 1628 la Compagnie des Cent Associés, montra pourtant l'intérêt qu'il portait à cette colonie naissante; il prit soin de nous faire rendre par les

Page 1