‹ Le comte de Gabalis, ou, Entretiens sur les sciences secrètesChapitre 10 sur 17 · L ANNEXES · texte numérisé non relu

L ANNEXES

(< Le peuple dit plus ordinairement salemandre ou Salmandre, et je voy plusieurs honnestes gens qui parlent de la sorte. C'est aussi comme a parlé Du Bellay dans le satire de Pierre du Cuignet :

Si on me cuide mettre en cendre Je ressemble à la Salemendre

« Le P. Bouhours dans ses Entretiens, au Traité des Devises-, l'auteur du livre intitulé : Le Comte de Gabalis, Rabelais, Ronsard, livre II de ses Amours, au sonnet qui commence par : (( J'ay pour maîtresse une estrange Gorgone ", et Belleau sur ce sonnet, ont dit salamandre. L'un et l'autre est bon. Je dirais Salemandre dans le discours familier et salamandre dans les compositions relevées...

« Y a-t-il rien là d'injurieux au R. P. Bouhours ? A l'égard de l'abbé de Villars qui est l'auteur de l'histoire du Comte de Gabalis, le P. Bouhours peut-il se plaindre de moi de l'avoir mis dans la compagnie d'un homme de qualité, d'un homme d'esprit, d'un homme de savoir ? Mais d'un homme qui estoit particulièrement de ses amis et a qui il avoit obligation. Car l'abbé de Villars est aussi l'auteur du livre : De la Délicatesse, fait pour la défense du P. Bouhours contre les Sentiments de Cléanthe sur les Entretiens. Et le P. Bouhours s'est trouvé non seulement obligé, mais honoré de cette réponse, comme il l'a lui-mesme témoigné a l'auteur par une lettre de remerciements. J'ai vu entre les mains de l'abbé de Villars l'original de cette lettre.

((Pour ce qui est de Rabelais, non seulement, je ne crois pas avoir offensé le P. Bouhours, mais je croy, au contraire lui avoir fait honneur en le mettant a costé

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