RETRAITE DES HANOVRIENS
disposer de quatre-vini^^ts itataillons et de soixante escadrons à peu près. Le poste occupé par les Hanovriens, adossés h de hautes collines boisées, couvert de retranchements et de redoutes, paraissait inaccessible par son front et par sa droite; il l'était moins par sa gauche, et, en manœuvrant de ce côté, il y avait chance ou d'y donner un assaut favorable, ou.de déposter l'ennemi en le tournant et de le surprendre en retraite. Le 9 et le 10 juin, rarmée française avait quitté Warendorff et s'était portée à Rheda, tandis que la réserve du prince de Soubise prenait position un peu en avant sur la droite, à Wiedcnbriick. Dans cette situation, le maréchal d'Estrées était tout à fait sur le flanc gauche de l'ennemi. D'accord avec le prince de Soubise, il était décidé à l'attaquer, mais le pain manquait, il fallait attendre un convoi qui venait de Munster; l'attaque fut renvoyée au 18. Ce délai de moins, et en avançant même l'affiiire au 14, il eût été déjà trop tard; car le 13, le jour même on le maréchal conférait avec le prince de Soubise, le duc de Gumberland, inquiet, peu confiant dans la bonté de ses retranchements, et satisfait peut-être d'avoir enlevé tous les grains et tous les fourrages jusqu'au Weser, avait brusquement donné à ses troupes l'ordre de décamper et de se replier sur Minden. A cinq heures du soir, toutes les tentes étaient abattues et la retraite commençait parla droite; six bataillons prussiens faisaient l'arrièregarde.
Il y avait cinq lieues de Rheda à Brakwede; averti du mouvement des ennemis, le maréchal d'Estrées avait donné l'ordre au prince de Beauvau de les suivre au plus vite avec un détachement de grenadiers et cinq