‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 108 sur 277 · MANOEUVRES SUR LE WESER · texte numérisé non relu

MANOEUVRES SUR LE WESER

l'objet qui a formé notre liaison, car non seulement je ne lui fais rien goûter de ce que je crois avantageux à la chose publique, mais je passe ma vie à ne pas faire les fonctions de ma charge dont il éparpille toute la journée les détails {i). » Tel était l'homme à qui le maréchal d'Estrées était le plus souvent obligé de confier ses secrets et par qui devaient régulièrement passer tous ses ordres.

Le moment était venu de tout disposer pour dérober à l'ennemi le passage du Weser De Rheda l'armée était venue camper à Bielefeld. Deux corps ou réserves, comme l'usage avait prévalu de les nommer, l'un de trois brigades d'infanterie et de trois de cavalerie, sous les ordres du marquis d'Armentières, l'autre de deux brigades d'infanterie, de deux de cavalerie et d'un régiment de dragons, sous les ordres du duc de Broglie, devaient manœuvrer sur les deux ailes de l'armée, celui-ci à gauche, vers Minden et le bas Weser, celui-là sur la droite, vers le haut du fleuve, à plus de vingtcinq lieues du premier, de sorte que sur une ligne aussi étendue la vigilance du duc de Cumberland eût plus de peine à ne se point laisser surprendre. En outre, et dans l'intervalle, des détachements plus ou moins considérables de troupes légères et de hussards se montraient inopinément et plusieurs fois par jour sur un point ou sur un autre. C'était à Minden et à Hamelen

(il Maillebois à Duvcrncy, '29 juin. — Correspondance Duverney- Maillebois, n» 22. [.)hs. D. G.]

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