DISPOSITIONS DES HANOVRIENS
L'aile gauche, qui étoit vis-à-vis de Fuhsberg, commandoit tout le village de la hauteur sur laquelle elle étoit postée. Tout étoit des bois fourrés, et sur le flanc il y avoit des hauteurs escarpées et des ravins qui resserabloient plutôt à des précipices. 11 ne paroissoit pas probable d'y former une attaque avec de l'artillerie, et, pour plus de sûreté, on y ordonna un abattis qui fut fait pendant la nuit (du 24 au 25), de même que les batteries. Le poste de Bisperode avoit été garni la veille de quatre cents hommes d'infanterie et ce poste étoit assez intéressant ; il étoit entièrement sur notre gauche, à un quart de lieue de notre aile, commandant le grand passage (1), et ayant un bon fossé ne pouvoit être pris que par du canon. Toutes ces circonstances nous faisoient envisager notre position comme trèsforte, et pas sans raison (2). » Quelques traits suffiront pour achever ce tableau. Entre le centre et la gauche, à la lisière des bois, une grande redoute avait été construite ; une autre moins considérable s'élevait en arrière de Hastenbeck, toutes deux pourvues d'une artillerie de gros calibre que le duc de Cumberland avait tirée de Hamelen ; la première était armée de neuf canons de douze et de deux obusiers ; les pièces de campagne étaient distribuées en batteries mobiles sur le front de l'armée jusque dans les bois. La cavalerie, pour qui le terrain ne se trouvait point favorable, était placée derrière l'infanterie, mais sur un plateau et fort inutilement exposée à la canonnade. A son aile gauche, où il prévoyait les plus chaudes attaques, le duc de
(i) La roule de Hanovre.
(2) Journal hanovrien, ii juillet.