‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 123 sur 277 · M. DE GISORS ENVOYÉ A COMPJÈG^E · texte numérisé non relu

M. DE GISORS ENVOYÉ A COMPJÈG^E

et mille Irente-luiit soldats tués, de cent dix-huit officiers et de onze cent cinquante-neuf soldats blessés. A juger de la bataille de Hastenbeck par ses suites, elle a été une des actions décisives qu'on ait vues ; à juger par les seuls incidents de la journée même, elle n'a donné au maréchal d'Estrées qu'une victoire incomplète. « Le vrai et très-vrai, disait pour conclure M. de Maillebois, c'est que Picardie, Navarre et la Marine ont gagné la bataille, et que la brigade d'Eu l'a dérangée(l). » C'est à merveille, mais pour être tout à fait exact et complet, à côté de la brigade d'Eu M. de Maillebois aurait dû se placer lui-même ; car il avait donné un bien regrettable avis au maréchal. « Malheureusement, écrivait-il à son beau-frère, je l'avois averti de ce qui se passoit à la droite. » L'aveu est bon h recueillir.

Le soir même et sur le champ de bataille, le maréchal d'Estrées écrivait au roi et au marquis de Paulmy; à celui-ci ces trois lignes : « Je ne puis, monsieur^ vous rendre compte de ce qui s'est passé aujourd'hui qu'en vous priant de remettre cette lettre au roi. 3L le comte de Gisors, qui vous la remettra, vous rendra compte du reste de l'action (2). »

Quand M. de Gisors arriva, le 31 juillet, à Compiègne où était la cour, le général qu'il avait laissé sur le champ de bataille vainqueur n'était plus celui ([ui commandait

(1) Maillebois à Paulmy, 27 juillet [UW, n" lU), 18"].

(2) [3-i36, ir 108].

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