RÉACTIO>- CONTRE M. DE GISORS
tout, ne blâme personne, campe régMilièrement, et fais marcher le régiment par la pluie avec la même régularité que ({uand il fait beau... Vous gémirez cet hiver de tout ce que je vous dirai sur le désordre ; en attendant, gardez-moi le secret, parce que le moindre propos que vous tiendriez sur cela me feroit des ennemis (1). » Il en avait, quelque soin qu'il prit de ne s'en point faire. ïl est vrai que, sans le vouloir davantage, il avait des amis maladroits. D'après un certain article de la Gazette dWmUerdam, c'était le régiment de Champagne qui avait gagné la bataille de Hastenbeck ; par réaction il se trouvait des gens (|ui disaient et écrivaient que le régiment de Champagne avait failli causer la perte de la bataille. Une lettre de cette sorte était arrivée jusqu'à madame de Pompadour. Tout de suite averti par le maréchal de Belle-lsle, « ce que vous me confiez, lui répondit M. de Gisors, m'aftlige sensiblement par rapport au chagrin que vous en aurez eu, mais ne m'a nullement surpris. Quand je suis parti, le jour de la bataille, tout le monde me louoit, me fclicitoit, m'embrassoit et portoit aux nues le régiment de Champagne. Quand je suis revenu, j'ai trouvé toute l'armée déchaînée contre lui, parce ([u'on n'a pas observé la même discrétion que moi, et que la Gazette d' Amsterdam, qu'on s'est imaginé avoir été dictée par nous, nous a beaucoup trop vantés... Il ne paroitra jamais de ma part de ces factums cil on ne sait plaider sa cause qu'aux dépens d'autrui, et je me contenterai, en attendant un pins ample détail de ma part, d'en appeler des calomnies à tout spectateur froid et impartial de notre manœuvre, encore plus
(1) Gisors à Bclle-Islo, 17, i\ et 26 septembre (àWi],