‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 203 sur 277 · RETRAITE DU MARQUIS DE PAULMY · texte numérisé non relu

RETRAITE DU MARQUIS DE PAULMY

portante, et le règlement de son héritage un point curieux dans l'histoire du ministère de la guerre ; car il est le dernier homme de robe qui ait occupé ce département ; les ministres militaires ont commencé après lui. C'est par là que la lettre suivante, adressée, le 26 février, par le maréchal de Bcile-Isle au comte de Glermont, est un document historique d'un intérêt considérable : « M. de Paulmy ayant pris, monseigneur, le parti de donner au roi sa démission, Sa Majesté a été embarrassée pour trouver, suivant notre mauvais usage, un maître de requêtes capable de remplir cette place. Elle a donc cherché parmi les militaires, et, après bien des réflexions, elle n'a pas cru qu'il y en eût un qui réunit plus de qualités nécessaires que 31. de Crémille, et comme il est actuellement auprès de Votre Altesse Sérénissime et dans une circonstance bien critique, et que cependant la besogne est telle qu'elle ne souffre de ce côté-ci aucune espèce de cessation, le roi a désiré que je prisse la principale direction du déparlement delà guerre ; en attendant l'arrivée ici de M. de Crémille, M. de Paulmy continuera les expéditions et détails auxquels je ne puis ni ne dois vaquer ; mais c'est moi, monseigneur, qui vais prendre et suivre avec Votre Altesse Sérénissime la correspondance et donner les ordres essentiels concernant votre armée (1). »

Ainsi, le 26 février, d'après ce témoignage du maréchal de Belle-Isic, c'était M. de Crémille qui avait le plus de chance d'être nommé secrétaire d'État, et c'était jusqu'à son retour seulement que le maréchal devait diriger le département de la guerre. Il est vrai que, le

(1) Pap. Clcrmon!, 1758, t. I, i.o 93.

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