ATTAQUE SUBITE DES HANOVRIENS
quartier général était à Dulmen. Après l'excessive longueur et les fatigues extraordinaires de la dernière campagne, on ne le croyait pas enclin d'ailleurs à rentrer de sitôt en action.
Madame de Pompadour venait d'inviter le comte de Clermont à se mettre en mesure pour déterminer le plan de ses futures opérations (1), lorsque le prince reçut presque en même temps l'avis que le prince Ferdinand venait de commencer brusquement les siennes. Le 26 mai, toute l'armée hanovrienne était en mouvement; le 30, trois corps se présentaient devant Emericli, Wesel et Dusseldorf ; le 1" juin, le lieutenant général Wutginau sommait par deux fois le comte de Castella, commandant de Wesel, d'évacuer la place qu'il savait cependant bien être la résidence du prince général en chef et le quartier général de l'armée (2) ; enfin, dans la nuit du l*' au 2 juin, 3400 hommes traversèrent, dans des bateaux fournis par les HoUandais, le Rhin audessous d'Emerich et non loin de Clèves.
Le 2 juin au point du jour, les postes qui couvraient l'extrême gauche des cantonnements de la première ligne furent tout h coup assaillis par les Hanovriens qui les refoulèrent sur Clèves. A la tête de cet arrondissement et du plus prochain se trouvaient les deux plus
(1) M^t^ de Pompadour au comte de Clermont, 23 mai, Pap. Clermont, 17o8, t. III, n" 162.
(2) Les deux lettres de sommation originales se trouvent, sous les nos 2 cl 3, dans le t. IV des papiers de Clermont 1758.