‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 259 sur 277 · FAUTE DU COMTE DE MORTAIGNE · texte numérisé non relu

FAUTE DU COMTE DE MORTAIGNE

vait être regagnée d'un autre. Enfin les réserves étaient vn vue ; pour avoir été retardé, le renfort qu'apportaient la brigade de Navarre, les grenadiers royaux et de France, n'en était pas moins considérable encore. D(']>uis plus de quatre heures, 10,000 Français tout au plus avaient tenu tète à 30,000 Hanovriens ; 6,o00 hommes de troupes fraîches arrivant à leur aide n'étaientils pas capables d'arrêter avec eux les progrès de l'ennemi sur la gauche ? Depuis plus de quatre heures, 40,000 Français d'un côté du landwehr, et tout au plus 20,0U0 Hanovriens de l'autre, ne faisaient qu'échanger une canonnade oîi les Français plus nombreux, mais moins bien pourvus d'artillerie, souffraient nécessairement davantage. Rien que par le canon, les brigades de Champagne et de la Tour-du-Pin, qui gardaient la censé de Huikesmey, n'avaient pas perdu moins de 30 officiers ■et de 340 soldats tués ou blessés. Elles demandaient comme une grâce de sortir au moins de cette immobilité meurtrière et de prendre une part active au combat <|u'elles voyaient se livrer presque derrière elles. M. de Mortaigne refusait d'y consentir, parce qu'en les appelant sur la gauche il aurait laissé libre à la colonne du général Oberg le débouché de Huikesmey. 11 avait raison .sans doute, s'il voulait rester sur la défensive, mais un <autre moyen et le meilleur de parer à ce danger n'était-il pas d'aller chercher le général Oberg sur son propre terrain ? Tandis que la gauche ranimée, renforcée par l'arrivée des réserves, était en état d'arrêter, de ralentir au moins les progrès du i)rince héréditaire de Brunswick, la droite, puis le centre débouchant par les cinq larges trouées pratiquées sur leur front, dans la plaine de Crefeld, refoulant le général Sporken sur le général

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