‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 102 sur 422 · LE DUC DE NIVERNAIS ET M. DE GISORS · texte numérisé non relu

LE DUC DE NIVERNAIS ET M. DE GISORS

beau commandement de M. YOtre père. Cela lui donnera bien de la besogne de corps et d'esprit, mais ce n'est pas un mal ni pour Tun m pour Tautre, et c'est un grand bien pour l'État que M. le maréchal soit chargé d'une direction qui demande précisément toutes les qualités qu'il possède au souverain degré. C'est ce que je mande aujourd*bui à madame de Pompadour en ajoutant que cela pourra bien faire quelques ennemis à M. votre père, mais que certainement les ennemis du roi n'y trouveront pas leur compte, et qu'au reste H. votre père est et doit être accoutumé aux envieux comme un chien à aller nu-téte... Adieu, mon cher enfant, aimez-moi et comptez que je vous aime avec toute la tendresse de mon cœur. Aimons-nous bien, mes enfants; il n'y a que cela de bon*. » Puis le 17 janvier, de Berlin même : a Je ne vous dis rien de la manière dont on pense et dont on parle de vous ici ; j'en suis impatienté, excédé et humilié à l'excès ; je dis humilié, parce que je vois bien qu'après le comte dv Gisors je ne puis être regardé ici que comme un polisson. Adieu, mon enfant; embrassez votre femme pour moi; il m'est impossible de lui écrire, mais il m'est fort aisé de l'aimer, si elle rend sa mère heureuse. Le roi étoit fort curieux de savoir si vous étiez tout à fait marié, et il me semble que M. de Keralio lui a répondu qu'il falloit croire que oui ou à peu près, parce que Tabbé de Mange avoit paru quelquefois assez content ''. »

La curiosité du roi de Prusse était également celle du baron de Bernstorf, si ce n'est que celui-ci paraissait mieux informé. <c Je suis extrêmement touché de l'in-

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