LE MARECHAL DE BELLE-ISLE MINISTRE
écrivait M. de Bemstorf , d'avoir surmonté, et je puis le dire, après la bénédiction divine, par un effet de votre courage et de votre sagesse , un aussi grand danger que Test celui de la petite vérole prise naturellement, et je vous félicite d'avoir la satisfaction si douce pour un cœur comme le vôtre, d'avoir procuré cette tranquillité de plus à tous ceux qui vous aiment * • » La crainte du mal horrible qu'il avait osé affronter pour le prévenir était la seule qu'eût jamais ressentie le comte de Gisors; quant à la guerre, il l'attendait de pied ferme; elle ne lui avait jamais causé d'inquiétude. Le i6 mai 1756, Louis XV appela le maréchal de Belle-Isle à remplir, avec le titre de ministre d'État, la place que venait d'abandonner volontairement dans le conseil le maréchal de Noailles^. Quinze jours auparavant, un traité d'alliance défensive avait été signé, le 1" mai, à Versailles, entre la France et l'Autriche. L'accord du roi de Prusse avec le roi d'Angleterre, Électeur de Hanovre, n'avait pour objet avoué que d'empêcher toute puissance étrangère de faire entrer des troupes en Allemagne. L'accord du roi de France et de l'impératrice n'avait de môme pour objet avoué qu'une garantie mutuelle de leurs possessions d'Europe, chacun des contractants promettant en cas de
1. l^* mai 1756. — Chavigny à Gison, 2 mai.— Bernstorf à Belle- Ule, 4 mai [3^69, d«> 36-37-39]. — D'Havrincour à Gisors, 8 juin [3419, no 148].
2. En fait d'honneurs et de distinctions, le duc de Luj^nes nous apprend dans ses Mémoires que la comtesse de Gisors fut présentée, le 21 mai 1756, à la cour, que M. Gisors figura, comme gouverneur da pays Messin , au lit de Justice tenu , le 31 août , par le roi . qu'il eut, aa mois de septembre, un logement à Versailles, et qu'au mois de mai 1757, les honneurs du LouTre lui furent accordés.