‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 141 sur 422 · Belle-kie à Gisors, 18 mai · texte numérisé non relu

Belle-kie à Gisors, 18 mai

?:XIGENCE DE L'AUTRICHE. 177

sa fidélité dans ses traités*. » Ce que voulait dire le maréchal, c'est que, pour dégager sa parole, le roi allait envoyer en Allemagne une seconde armée française.

Lorsque dans les négociations poursuivies à Vienne par le comte d'Estrées, la France avait insisté pour remplacer par une armée de cent mille hommes sur le bas Rhin le corps de vingt- quatre mille auxiliaires qu'elle devait joindre aux forces de l'impératrice, les ministres autrichiens avaient toujours soutenu que la diversion par la Westphalie et le Hanovre , telle qu'on la projetait à Versailles, n'aurait aucun effet sur les incidents de la guerre en Saxe et en Bohême. L'événement venait de leur donner raison et l'habile comte de Kaunitz n'avait point manqué de s'en prévaloir pour réclamer de la France la stricte exécution du traité de Versailles. Louis XV n'avait point contesté ; déjà plus de trente mille hommes commençaient à s'acheminer de tous les points du royaume vers l'Alsace. Mais en même temps qu'on montrait à l'impératrice que la France était toujours prête à faire plus qu'elle n'avait promis, on tenait à lui prouver aussi que l'action de la France dans l'Allemagne du Nord n'était point aussi peu efficace qu'on le prétendait à Vienne. C'est pourquoi les ordres les plus pressants avaient été dépêchés au maréchal d'Estrées de chercher le duc de Cumberland et de le combattre.

Le 21 mai , le camp de Wesel était levé, et le 26, le quartier général était étabU à Munster. Cette marche de cinq jours à travers la Westphalie avait été très-

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