DOULEITR DE MADAME DE BELLE-ISLE
point quitté madame la maréchale de tout le jour, écrivait à M. de fielle-Isle un de ses plus intimes amis; j'iû mêlé mes pleurs aux sieones et j'ai l'âme déchirée. Ma seule ressource a été de lui faire sentir combien sa conservation devenoit précieuse aux restes de sa famille; eUe m'en parolt persuader et m'a bien promis qii'fUe prendrait soin de la femme de M. le maréchal de Belle-lsle ; c'est l'expression de son sentiment. EUe mérite que vous ayez les mêmes égards et que vous vous conserviez pour elle et pour un fils qui doit maintenant dans vos cœurs être l'objet de toutes vos alfections ' . n Deux mois plus tard, un autre ami, un admiratem' de madame de Belle-lsle, un homme qui eut certainement pour elle une passion profoude et constamment respectueuse, un étranger illustre, !e baron de Bemstorf, alors ministre de Danemark on France, écrivait au maréchal : « Je n'ai point de tenues pour vous exprimer la situation de son 4me; il n'y en a point de plus digne de respect et de compassion. Rien u'atToibUt sou courage, rieu ne diminue sa douleur. Sa religion, sa raison la soutiennent supérieuremeut et il ne lui échappe pas une parole , pas une pensée qui ne couvienne à elle et à sa constance. Son désir de se conserver pour vous la rend attentive et docile à tout ce qui peut être avantageux à sa santé et vous épargner de nouvelles peines, mais elle a le cœar percé ; les justes regrets qu'elle donne à sa perte
I . U. de TUeta ï Belle-lile, Parii, 35 lulllet, i diui heure* aprte mlDnll [3240, n* 116].
I. ■ H. do Bcmilorf diMll d'elle qui ce n'éloll pu an corp* qUB le ^BD, nuli une giM qui ccuvrott md Ime. • Mèmtirtt du d%e de W"». t. XIV, p. Tfl.