MURMURES DANS LES DEUX ARMÉES
Il y avait en effet du mécontentement dans Tarmée française, et le comte de Maillebois ne manquait pas d'en écrire au marquis de Paulmy * ; mais il y en avait tout juste autant dans Tarmée hanovrienne; le duc de Cumberland n'était pas moins blâmé de n'avoir pas battu les Français que le maréchal d'Estrées de n'avoir pas battu les Hanovriens'. Cependant le maréchal avait sagement fait de ne point hasarder à Timproviste une action partielle, lorsqu'il avait la résolution bien arrêtée de livrer, à son jour et à son heure, une bataille complète et décisive. Ce fut aussi pour cela qu'il donna le lendemain à ses troupes une journée de repos*.
Dans la matinée du 23, tous les lieutenants généraux furent convoqués chez le maréchal : « Messieurs, leur dit-il, je ne vous assemble pas aujourd'hui pour demander s'il faut combattre M. de Cumberland et investir Hamelen. L'honneur des armes du roi, sa volonté, ses ordres exprès, l'intérêt de la cause conunune, tout engage à prendre les résolutions les plus fermes. Je ne