‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 175 sur 422 · V. Gisom àBelle-Islis 23 juillet [3i3G, n · texte numérisé non relu

V. Gisom àBelle-Islis 23 juillet [3i3G, n

CONSEIL DE (iUERRE. 217

VogCié, aocueilli par un feu très-vif, se hâta d'informer h maréchal d'Estrées du spectacle qu'il avait sous les yeux. Les troupes en marche reçurent Tordre de s'arrêter et de camper auprès du village de Frincken, Tun de ceux que Tennemi avait abandonnés le matin.

Vers midi , le maréchal , accompagné d'un seul aide de camp, passa dans une barque sur la rive gauche du Weser et vint conférer avec le duc de Broglie, qui, par ses ordres, s'était depuis deux jours tellement rapproché du fleuve que son canon portait sans peine dans le camp des Hanovriens. Du point où était le maréchal, il voyait à droite le revers des collines occupées par l'ennemi, devant lui la plaine de Hastenbeck, à gauche Ilamelen et ses défenses. La disposition de l'armée hanovrienne était bien celle qu'avait signalée le marquis de VogOé, si ce n'est que la cavalerie, placée en potence, bordait le Weser en face du duc de Broglie * . De retour à Frincken, le maréchal réimit de nouveau les lieutenants généraux de l'armée. A l'exception du duc de Broglie et de Chevert, tous les autres, môme le comte de Maillebois, furent d'avis que, dans la position qu'avait choisie le duc de Cumberland , il était impossible de l'attaquer de front et qu'il n'y avait d'autre moyen d'en venir aux prises qu'en essayant de le tourner par sa gauche. Cependant, à peine le conseil se fut-il séparé que .M. de Maillebois, sans se soucier de l'opinion qu'il venait de soutenir en public, voulut persuader au maréchal de Hvrer, quoi qu'il en put résulter, la batiiille '^.

Le soir même, l'eiinemi donnait au problème une

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