‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 176 sur 422 · L'ARMEE ENNEMIE · texte numérisé non relu

L'ARMEE ENNEMIE

solution inattendue. Quelque bonne que fût la position prise par le duc de Cumberland pour empêcher les Français de se déployer, son état-major lui fit remarquer que s'il ne réussissait pas à les refouler ou à les contenir, leur artillerie, placée sur les crêtes et plutôt protégée que gênée par les bois , pouvait sous un feu plongeant écraser ses lignes de bataille exposées tout à découvert dans la plaine ^ Il se rendit à ces observations; l'ordre fut donné aussitôt de rétrograder vers Hamelen sur une ligne perpendiculaire au Weser et aux montagnes, et dont Hastenbeck couvrait le centre. Cette position d'ailleurs avait été d'avance étudiée par l'état-major hanovrien, et des ouvrages défensifs y étaient déjà commencés. Le soir même, entre huit et neuf heures, un aide de camp du duc de Broglie crut apercevoir de l'autre côté du Weser certaines dispositions de retraite ; il en avertit sur-le-champ son général qui transmit l'avis au maréchal d'Estrées. Dans la nuit, à une heure du matin, le duc reçut l'ordre de passer le fleuve au point du jour, par des gués qu'il avait découverts au-dessous d'Ohsen-IIagen.

Le 2S, à cinq heures du matin, toute la réser\^e du duc de Broglie prenait pied sur la rive droite et se reliait aux détachements que le comte de Mailly et Chevert, celui-ci par des défilés que M. de VogOé avait reconnus la veille, celui-là par la gorge de Lattforde, portaient au même instant dans la plaine. L'ennemi, sous la protection de son artillerie, achevait de prendre sa position défensive, et ce fut au bruit d'une violente canonnade que les colonnes de l'armée française dé-

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