DISPOSITIONS DES FRANÇAIS
r.umborland avait placé le comte de Schulenboursr avec les chasseurs de Brunswiik et trois bataillons de grenadiers hanovriens, puis derrière eu\ en réser>e, quatre autres bataillons de grenadiers sous les ordres du général major de Hardenberg *.
Après avoir reconnu lui-même les dispositions de son adversaire , le maréchal d'Estrées tit appeler les lieutenants généraux pour leur communiquer les siennes. L'assemblée se tint à sept heures du soir, suus une futaie gardée par des sentinelles. Depuis le passage du Rhin, l'armée, soit dans les hùpitaux, soit dans les postes nombreux qu'il avait fallu successivement occnper et garder, avait laissé derrière elle une bonne partie de son effectif. L'infanterie panenue sur le Weser ne comptaitplus que soixante-dix bataillons français et suisses, auxquels il fallait ajouter dix bataillons palatins et quatre autrichiens. La cavalerie beaucoup plus réduite, pai'ce que le service des communications et des escortes roulait principalement sur elle, n'offrait pas plus de cinqufliite-trois escadrons à mettre en ligne ^. En somme , le maréchal d'Estrées, ayant soixante mille hommes sous la main, en avait dix mille environ de plus que son adversaire. Résolu à porter son principal effort sur la gauche de Tarmée hanovrienne, il confiait à Chevert le soin de la tourner par la montagne, et , pour exécuter cette importante et délicate mission, il mettait aux ordres de ce chef expérimenté sa meilleure infanterie, les brigades de Picardie, dt» Navarre et de la Marine. Le marquis d'Armentières, avec
I. Relation du duc de Cumberland [3i36, n^" 11 G]. 3. Relation adressée à Paris Duverney par le chevalier de Cliabo , le 31 juillet 17.-»:. l>ap. Ciermonl, 1757, I. I. n*» 132.