ATTAQUE DE HASTENBECK
régiment sept officiers et cent cinquante soldats tués ou blessés. Ce fut dans la redoute enlevée par cette action de vigueur que le maréchal d'Estrées vint s'établir pour diriger la bataille.
Le moment était venu de faire agir les corps du centre et de la gauche. Entre le village de Ilastenbeck et la grande redoute, le front d'attaque n'avait pas 300 toises. Deux colonnes formées par le marquis de Contades, Tune de dix bataillons ayant en tête le régiment du roi, sous les ordres de M. de Guerchy, Tautre de six bataillons des grenadiers de France et des grenadiers royaux, une troisième enfin, formée par le duc de Broglie des huit bataillons de sa réserve, se présentèrent en même temps dans cet étroit espace. Vainement l'artillerie hessoise tenta de les arrêter par des coups de mitraille ; les têtes de colonne dépassant Ilastenbeck, d'où Tennemi se retirait précipitamment, eurent bientôt traversé le chemin creux au delà du village; la cavalerie suivait, impatiente de charger les escadrons qu'elle avait vus depuis le matin en bataille sur le plateau, derrière les deux redoutes. Mais déjà Tinfanterie déployée ne trouvait plus personne à combattre ; hors de portée, à travers des bouquets de bois, on apercevait quelques troupes de caviderie qui paraissaient faire Tarrière-garde d'une retraite *. Pour les officiers qui avaient l'intelligence de la guerre, il était impossible que la seule vue des colonnes françaises du centre et de la gauche marchant à lui, eût suffi pour troubler le duc de Cumberlaud au point de lui faire abandon-
1. Duc de Broglieaa marquis de Paulmy, 28 juillet [3436, n<> 157]. — Relation du maréchal d'Ëstréet; copie manuscrite plus complète que nmprimé.Pap. Clermont, t7S7| 1. 1, n'^ 127.