‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 183 sur 422 · PERIPETIE DE LA BATAILLE · texte numérisé non relu

PERIPETIE DE LA BATAILLE

ner la partie sans plus de résistance ; il était évident que c'était la colonne de Chevert débouchant des bois, victorieuse et menaçant de lui couper le chemin de Hamelen, qui avait fait tomber les dernières espérances du chef de Tannée hanovrienne. On n'avait point, il est vrai, de nouvelles directes de Chevert ; mais le tableau qu'on avait sous les yeux était parlant et significatif. Ainsi la bataille était gagnée.

Cependant, de la redoute où il s'était placé , le maréchal • écoutait avec surprise une vive fusillade qui venait tout à coup d'éclater à sa droite, dans la montagne, sur un point où tout bruit de combat avait depuis longtemps cessé. A travers les arbres, il apercevait confusément des groupes vêtus de rouge, et d'abord il crut que les dragons de M. d'Armentières ou quelques bataillons suisses, ainsi vêtus, avaient été pris pour ennemis par d'autres troupes françaises. Il ne se trompait pas absolument, car, dans la bagarre, il y eut des coups de fusil tirés entre Français. Mais il y avait plus qu'une erreur, il y avait un danger; l'ennemi était là; le maréchal en eut bientôt la preuve. Aux tambours qui par ses ordres rappelaient à grand bruit pour se faire entendre des troupes en lutte dans les bois, des coups de canon répondirent; des boulets vinrent tomber dans les rangs des carabiniers déployés entre Ilastenbeck et la grande redoute K Comment

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