Bellelsle à Gisors, 11 juin
COMPLOT CO.NTRK l.F. MARÉCIIAI, D'ESTRÉES. 239
Le 11 juin, le même jotir où le maréchal de Belle- Iste aiiDODçait à son ii\s, en contidenco et comme une primeur, que le duc de IlicliLlieu avait finuide chance de commander la nouvelle armée d'Allemagne, voici ce que M. de l'aulmy écrivait de sa main à l'àris Duveniey : « Vous verrez, monsieur, par la lettre ci-joinle, que j'ai fait tout ce dont nous sommes convenus hier. Vous voilà autorisé à parler à l'abbé de D. ', et le roi a déjà dit au maréchal de H.^ que vous et moi lui dirions au juste de quoi il étoit question, eu lui faisant jurer qu'il i^'eD parteroit à personne. Le roi lui a cité M. de TurenivV Tout cela s'est bien passé, et le roi m'a permis de dîrfe que M. de R. commanduroit l'armée qui doit s'assembler sur le Mein, et M. le prince de Soubise un corps séparé qui doit marcher sur le Danube, J'aurai demain avec M. le maréch;d de 11. une conversation, mais je le renvoierai à apprendre de vous-même le projet en détail, et je le rassm'crai seulement sur la crainte de n'avoir qu'une petite armée bien inférieure à celle de sou cadet*. Je pourrai du reste convenir avec lui d'un jour où nous irons vous voir et vaisuuuer h fond sur le projet et tous les détails de ^cxécution^... » Le 26 juin, l'abbé de Beriiis , nommé ministre des affaires étrangères à la place de M. Houille, venait renforcer le parti du complot dans le Conseil. Cependant le maréchal de Belle-lsle travaillait sérieu^Bteât avec M. de Richelieu ,
t. L'abbâ deBernl».