‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 20 sur 422 · I. HlBUlrc de la marine · texte numérisé non relu

I. HlBUlrc de la marine

26 L'AMIRAL BYxNG ET LE COMTE DE BROUN.

très-bon état ; il n'y a que le perroquet de Tune qui est un peu endommagé. En cas que le roi fasse usage desdits bâtiments, j'espère qu'on me donnera le commandement de Tuu ; je serois trop heureux si M. de Colerus pouvoit avoir l'autre; c'est un officier de besogne avec qui je pourrois faire de bonne besogne. Je me porte très-bien de tout cela; mais quoique les amiraux de mer se trouvent humiliés sur les rivières, je voudrois bien remonter la Seine et aller aborder au Pont-Neuf à bâbord. Quel bonheur de vous entretenir moi-même de mes exploits marins et de mon tendre et respectueux attachement ^ ! » Sous cette forme aimable et plaisante, le comte de Tiisors ne racontait pas autre chose qu'une bonne leçon de plus au profit de son intelligence. 11 n'avait pas fait seulement une promenade agréable; il avait vu dans ses détails un navire de guerre; il s'était fait expliquer les agrès et les manœuvres ; en un mot, il avait dans un plaisir rencontré un sujet d'étude. La mission du maréchal de Belle-lsle à Nice se prolongea pendant toute l'année 1748 et jusqu'au mois de février 1749. Pendant ce long séjour, le comte de Gisors gagna l'amitié de deux étrangers diversement célèbres. L'un était Tamiral Byng, à qui la destinée réservait une iin si malhem'euse et si cruellement tragique ^. L'autre, également destiné à mourir de mort violente, nj/iis en tombant du moins sur un champ de

2. Tout le monde connaît la victoire remportée, le 20 mui 1756, en vue de Minorque, par la flotte française commandée par le marquis de La Galissonnicre sur la flotte anglaise commandée par l'amiral Uyng* la colère que In défaite souleva en Angleterre, le procès qui fut intenté devant une cour martiale à Tamiral Byng, Ea condamnation et sa mort; il fut fUsillé le 14 mars 1757.

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