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rapprochées de ces troupes arrivassent. En attendant, il était, le 4, aux avant-postes devant Bevern, avec les troupes légères, 450 grenadiers et 300 carabiniers pour toute ressource. Peu s'en fallut que cet imprudent coureur d'aventures ne finît, tout autrement qu'il n'espérait, sa campagne. Il courut parfaitement le risque d'être pris, et, malgré la pompe de ses bulletins, la retraite qu'il fut obligé de faire de Bevern à Closter-Zeven ne fut rien moins que brillante. Heureusement pour lui, l'ennemi n'était plus commandé.
Étonné depuis Ilastenbeck, le duc de Cumberland avilit tout à fait perdu la tête. Le 4 au soir, il apprenait qu'un détachement français s'était emparé de Jlarbourg, sur l'Elbe, et, le lendemain malin, que ce même détachement avait poussé jusqu'à Buxtehude , c'est-àdire à six lieues tout au plus de Stade. Du côté de Brème, il craignait que le marquis d'Armentières, tournant les marais de Burk, n'apparût tout à coup sur sa droite. Enfin, de front, il s'attendait à voir le maréchal de Richeheu déboucher devant lui et faire effort pour le jeter dans l'Elbe. Le 5, un ministre du roi de I)anemark, le comte de Lynar, se présenta aux avantpostes français, à Closter-Zeven ; il venait, en apparence, offrir aux armées belligérantes la médiation de son maître, en fait, traiter pour le compte du duc de Cumberland. Le maréchal attendait son armée, qui, du camp de Walle, ne pouvait arriver que le 8 au plus tôt à Closter-Zeven ; il était même douteux qu'elle y arrivât, car le munitionnaire avait déclaré qu'il lui était difficile de fournir le pain jusqu'à Rotenburg, impossible au delà. Pour comble de disgrâce, le mauvais temps était venu; les eaux montaient; il ne resterait