‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 215 sur 422 · LE MARÉCHAL DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL DE RICHELIEU

faire ma cour. En môme temps, j'ai soin qu'il ne se tienne, en ma présence, de la part des officiers du régiment, aucun propos de murmure contre lui, et j'évite les pièges qu'on me tend pour me faire parler. Il n'y a que quand on veut le louer aux dépens du maréchal d'Estrées, que j'avoue que je prends le parti de mon bienfaiteur avec la vivacité que je dois avoir pour tout ce qui le touche ^ »

A entendre ses partisans , M. de Richelieu était en chemin d'éteindre dans le rayonnement de sa gloire le pâle souvenir du maréchal d'Estrées. Le 3, comme il allait voir à Brome le marquis d'Armentières , qui depuis Nienburg n'avait pas cessé de longer le Weser, précédant toujours l'armée vers la gauche, comme le duc de Broglie la précédait vers la droite, le maréchal reçut du camp de Rotenburg l'avis que toute l'armée hanovrienne n'était point à l'abri derrière les retranchements de Bremer^orde. En effet, du côté de Brème, il était resté en face du marquis d'Armentières, à Burk, un détachement d'une certaine importance; malheureusement ces maudits marais ne permettaient pas de l'attaquer corps à corps ; mais en deçà de Bremerworde, à Bevern, il y avait une arrière-garde postée sur un terrain où il n'était pas impossible de la joindre. A cette nouvelle, M. de Richelieu, toujours en quôte d'une action d'éclat, accourut de Walle à Rotenburg et de Rotenburg à Closter-Zeven , cinq lieues plus loin, en appelant à lui encore une fois tous les grenadiers, la brigade d'Alsace et la réserve du duc de Broglie. Mais il fallait vingt-quatre heures au moins pour que les plus

|. 2 septembre 1757 [3439].

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